13 janvier 2012

Janvier 2012


2012 : COMBATTRE L’ANTICOMMUNISME FACTEUR DE FASCISATION


Chacun connaît la phrase de B. Brecht parlant des résurgences possibles du nazisme : « il est toujours fécond le ventre dont a surgi la Bête immonde ». 


Mais combien savent que cette phrase ne dénonce pas seulement le fascisme et l’extrême droite, ce qui est le minimum qu’on puisse attendre d’un démocrate décent. En réalité la phrase de Brecht pointe les CAUSES du fascisme, le « ventre fécond » dont surgit périodiquement la réaction brune pour plonger l’univers dans des torrents de sang.


Et le marxisme nous aide à « nommer » ce « ventre fécond » où germe en permanence le monstre qui prit hier la forme de l’hitlérisme et qui prend aujourd’hui un visage d’autant plus inattendu qu’il se farde le plus souvent aux couleurs de l’ « antitotalitarisme ».


Le premier nom de ce « ventre fécond » dénoncé par Brecht est « EXPLOITATION CAPITALISTE ». 
Quand la crise mondiale du capitalisme s’aiguise et se chronicise tout à la fois, la classe capitaliste est contrainte de lancer une offensive générale contre les travailleurs et les peuples. 


Tantôt cette offensive se réclame de la « résorption de la dette », tantôt elle prend prétexte du « salut de l’euro », mais son résultat est toujours le même : faire payer les pauvres. Et comme ceux-ci finissent tôt ou tard par ne plus pouvoir payer, comme l’exploitation du travail se durcit jusqu’au harcèlement patronal dans les usines et les services, comme les médicaments ne sont plus remboursés, comme les retraites de plus en plus tardives permettent au mieux de survivre, comme des millions d’ouvriers sont privés d’emploi par les délocalisations, comme le « président de tous les Français » poussé par le MEDEF envisage froidement de "sucrer" les indemnités chômage de ceux qui ne se feront pas « formés » (à 58 ans ?) et de mettre une TVA « sociale » ( !!!) sur les produits de première nécessité pour « sauver l’euro », un jour la coupe est pleine ; cessant de s’indigner stérilement, le peuple s’insurge, comme c’est déjà le cas en Grèce et dans d’autres pays de la Belle Europe « post-soviétique ». 


Alors, pour tenir en main, ou plutôt en joue, toute cette « populace » qui n’en peut plus de travailler toujours plus pour gagner toujours moins, il faut bien que la grande bourgeoisie « démocrate » resserre l’étau de son invisible dictature de classe en utilisant tout l’arsenal répressif disponible. Et c’est ainsi que la France ferme ses écoles et se couvre de prison, que la vidéo-surveillance filme chacun de nos gestes, que l’appareil répressif d’Etat enfle à vue d’œil , que l’armée s’entraîne officiellement à la lutte « contre-insurrectionnelle », que « l’armée européenne » sous pilotage « otanien » reçoit le droit de tuer en cas d’émeute, que la chasse aux immigrés devient permanente, qu’il devient « héroïque » de tenir des positions syndicales de lutte dans certains secteurs de la production, que les médias sont totalement fermés à tous ceux qui, sur des positions de classe, entendent dénoncer le capitalisme et sa sacro-sainte « construction européenne », etc.


Le second nom du « ventre » dénoncé par Brecht est l’anticommunisme et plus encore, l’antisoviétisme à retardement. 


On n’entend nullement par anticommunisme le fait tout naturel de discuter avec esprit critique, sur la base des faits et des archives historiques scientifiquement dépouillées, la réalité des expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre, mais la criminalisation systématique, la diabolisation méthodique, la chasse aux sorcières et la persécution policière quand les circonstances le permettent, de tout ce qui s’est fait sous les plis du drapeau rouge dans la période qui va de 1917 à nos jours. 


Ainsi, à lire les manuels d’histoire en usage dans nos lycées, il ne s’est jamais RIEN passé de bon en URSS. Stalingrad était sans doute le nom d’un « goulag » et Youri Gagarine était probablement chargé de surveiller des « politiques » du haut de son spoutnik… 


Petit test à faire autour de soi, y compris auprès de personnes qui se croient cultivées : quels sont donc les noms des ministres français qui, de 1945 à 1947, ont signé les décrets portant création de la Sécurité sociale, des retraites par répartition, du code du travail, des comités d’entreprise (1) ? 


Qui a signé les textes portant création du statut de la fonction publique et du statut du mineur (2) ? Qui a « nationalisé la lumière », Renault, les Charbonnages (3) ? Qui a restauré la Recherche scientifique nationale (CNRS, CEA) (4) ? 


Qui a relancé l’Education nationale sur la base de conceptions humanistes qui font encore autorité aujourd’hui dans le monde entier (5) ? 


Qui a rédigé le programme du Conseil National de la Résistance, qui fait encore aujourd’hui autorité dans les milieux progressiste (6) 


Non seulement 99,9999% des élèves sortant de l’école « laïque » ignorent le nom de ces ministres et de ces militants communistes sortis de la Résistance et de la clandestinité (1 : Croizat, 2 : Thorez, 3 : Marcel Paul ; 4 : Joliot-Curie ; 5 : Henri Wallon ; 6 : Pierre Villon, en contact permanent avec Jacques Duclos), mais beaucoup d’ « historiens » de profession, dont certains, particulièrement glauques et minables, s’évertuent même à cracher sur l’héroïque Guy Môquet, quand ils ne traitent pas ce jeune martyr de « collabo » ! 


Or l’anticommunisme « européen » prend aujourd’hui une forme virulente et de plus en plus répressive. 
En Europe de l’Est, des nostalgiques de l’extrême droite raciste sévissent des pays baltes à la Hongrie, de la Pologne à la Tchéquie. C’est une loi de l’histoire : plus les communistes sont criminalisés, plus les fascistes sont banalisés. Et c’est peu dire que l’U.E., qui cherche à mettre en place un arsenal législatif pour criminaliser les communistes, FERME LES YEUX sur le fait que, dans la « libre » Pologne de Donald Tusk, on peut écoper de deux ans de taule si on sort avec une chemise « Che Guevara ». 


En Hongrie, le drapeau rouge est interdit et la « Garda magyar » héritière du sanglant Régent Horthy, l’allié indéfectible de Hitler, défile à Budapest. 


En Tchéquie le pouvoir a engagé un processus d’interdiction de la JC et du PC (près de 20% des voix), et tout à l’avenant en Roumanie, Albanie, Bulgarie, etc.. 


La finalité de cet anticommunisme est toujours la même : forclore la révolution, diaboliser les luttes de classes et les grèves, faire croire qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme… et le cas échéant justifier la répression contre tous ceux qui contestent l’Europe de Maastricht, construite par le grand capital sur les ruines du camp socialiste.
Cela dit, même si cette UE badigeonnée de bleu, de vert, de rose pâle et de rouge très, très, très clair, se donne pour le fin du fin de la démocratie, les peuples voient de plus en plus clair sur sa vraie couleur : le brun. 
Qu’est-ce dont, sinon une Euro-Diktature, que cette « troïka » formée par le FMI, la BCE et la commission de Bruxelles, qui dicte à la Grèce ou à l’Italie la composition de leur gouvernement respectif ? 


Qu’est-ce que cette Europe supranationale qui vise les budgets des Etats nationaux avant même que les parlements des dits pays n’aient au moins fait semblant d’en discuter ? 


Qu’est donc cette Europe « démocratique » où les noms de Robespierre, de Marx, de Lénine, de Rosa Luxemburg, de Gramsci, sentent le souffre, alors que les très cléricaux et fascisants « pères fondateurs de l’Europe» sont encensés et que la simple idée de consulter le peuple grec par référendum produit un frisson d’horreur généralisé?


La vengeance des peuples n’est pas moins terrible quand elle se mange froid. 


Dans toute l’Europe de l’Est, EXPERIENCE FAITE des deux systèmes, socialiste et capitaliste, les peuples revotent massivement pour ceux qui se réclament du communisme quand ils ont la liberté de le faire : non pas parce qu’ils auraient oublié les défauts des anciens PC des pays de l’Est, mais parce que le bilan catastrophique du capitalisme fait ressortir tout ce qui, sous les régimes précédents, semblait aller de soi : plein emploi, médecine et éducation gratuites et de qualité, quasi-gratuité des logements, rythme « humain » du travail, affirmation de la culture et de la langue nationale, sécurité et dignité générale de l’existence des « petites gens »…


En Europe occidentale aussi, les « petites gens » sont de plus en plus nombreux à comprendre que le capitalisme n’est pas l’issue mais le problème, que le monde était meilleur pour l’ouvrier et l’employée, pour l’institutrice et le paysan, pour l’étudiante et le retraité, quand le camp socialiste était fort, quand les partis communistes de masse n’avaient pas peur de se proclamer marxistes, quand les syndicats se réclamaient fièrement de la lutte des classes et non de la hideuse « construction européenne »…


Alors oui, l’AUTRE ventre est toujours fécond qui, tôt ou tard, enfantera non plus  la Bête immonde du fascisme, mais  l’Oiseau de feu de la Révolution. 


Et pour que ce temps couleur cerise revienne vite, aidez le vaillant Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe qui, depuis près de 20 ans, démontre avec ténacité que l’anticommunisme partout et toujours, pave la voie de la pire réaction.


Georges GASTAUD, philosophe, secrétaire du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe, auteur de « Sagesse de la révolution » (Temps des cerises). 
http://www.comite-honecker.org

 


 Le PRCF se reconnaît pleinement dans la déclaration du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe publiée sur le sitehttp://www.comite-honecker.org ». Partout et toujours, l’anticommunisme ouvre la voie au fascisme, partout et toujours la résistance unie de tous les démocrates à l’anticommunisme ouvre la voie au progrès social et à la démocratie. 


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19 décembre 2011

Décès de Kim Jong Il: Message de condoléances du PRCF à la délégation générale de la RPDC

Monsieur le délégué général,

Le Pôle de Renaissance Communiste en France s’incline avec respect devant la dépouille du secrétaire général du Parti du Travail de Corée et dirigeant éminent de la République Populaire etDémocratique de Corée, Kim Jong Il.

Tout en maintenant fermement le cap de la construction du socialisme et de l’indépendance nationale de la RPDCKim Jong Il fut un dirigeant pragmatique qui sut engager le dialogue avec la Corée du Sud pour tenter d’aboutir à la réunification du pays sous le slogan “Un état, deux systèmes”.

Nous vous prions, monsieur le délégué général, de transmettre au Parti du Travail et par son intermédiaire au peuple coréen tout entier, les condoléances des communistes français restés fidèles au marxisme-léninisme.

Le secrétariat national du PRCF

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10246

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23 septembre 2011

JRCF de la Sarthe

Nous vous invitons a découvrir le nouveau blog de nos jeunes JRCF

http://jrcfsarthe.canalblog.com/ 

En lutte actuellement  contre la Criminalisation du Communisme , dont le secrétaire de la section  est la victime , en s'opposant au programme d'Histoire  terminal S .

« Ils » ont osé.

Mettre l’histoire à mort au lycée en s’attaquant à elle en Terminale S. La réduisant à une matière à option et cela au sein de la filière « d’excellence » du lycée.

Ils : Sarkozy et sarkoziens. Et leurs patrons, le grand capital, le MEDEF et l’UE (voyez comme l’Euro est a-historique contrairement au Franc avec ses Hugo, Pasteur, Richelieu...).

Pourquoi ? Parce que l’histoire gène ces messieurs.

Malgré une mise « sous influence » de l’histoire (lire le livre d’Annie Lacroix-Riz), un négationnisme historique militant dans les manuels scolaires d’histoire, un anticommunisme violent et grossier symbolisé par l’amalgame communisme = fascisme, l’utilisation terroriste de « concepts » tels que « totalitarisme » qui n’est, comme l’a justement dit S.Zizek, destiné qu’à « dispenser de penser », malgré ces dispositifs idéologiques donc, l’histoire conservait sa dimension critique insupportable aux « fondés de pouvoir » du grand capital.


Acheter des pseudo-historiens et en faire la promotion médiatique ne suffisaient plus, il fallait en finir avec cette discipline toujours capable de porter et développer dans la jeunesse le virus de la pensée critique.

Parce que l’histoire rend intelligible les événements de la vie des humains, elle est insupportable au tenants du désordre établi : le capitalisme.

Parce que l’histoire montre que «  les hommes font leur propre histoire », son étude scientifique porte en elle les éléments de l’émancipation humaine et du caractère historique et donc mortel du système à un moment dominant, tel l’esclavagisme ou le féodalisme hier et le capitalisme aujourd’hui.

Parce que l’histoire, la connaissance des événements et de ce qui en est la cause, du moteur du mouvement historique, montre aussi le chemin de la lutte pour la libération de l’humanité.

Bref cette discipline est insupportable à la tyrannie capitaliste. Même contournée, subvertie, corrompue, sa pointe de diamant découpe la vitre opaque qui tente de faire croire que l’histoire  « est un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien » pour laisser entre la lumière, c'est-à-dire la possibilité pour les hommes d’acquérir leur liberté.

D’où cette nouvelle tentative de détruire l’histoire à l’école.

C’est à un véritable sursaut civique qu’il faut convier tous nos concitoyens.... lycéens, parents, enseignants, bien sûr mais aussi tous les autres aussi car tous les citoyens sont concernés par ce crime contre l’esprit qu’est ce meurtre programmé de l’histoire au lycée.

Ne croyons pas qu’il leur soit indifférent d’avoir à faire à un peuple sans mémoire, sans histoire. Sarkozy disait il y a peu à un groupe de journalistes « il ne faut pas oublier que ce peuple a coupé la tête de son roi » ; il voudrait bien, lui et ses maîtres, que le peuple l’oublie...

Rejoignez les JRCF dans la lutte contre le capitalisme , pour le Socialisme .

 

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22 septembre 2011

Le Conseil de l'Europe a décidé de changer l'Histoire. Pour la déformer, il met sur un pied d’égalité les victimes et les agresseurs, les héros et les criminels, les libérateurs et les conquérants, les communistes et les nazis.

Il considère que les plus grands ennemis du nazisme, c.-à-d. les communistes, sont des criminels et, de fait, les égaux des nazis, et tandis que les hitlériens ont été condamnés par la communauté internationale; rien de tel n’est encore arrivé aux communistes.

C’est pourquoi il propose que cette condamnation ait lieu maintenant .

En attendant, il s'inquiète, parce que „la conscience publique envers les crimes commis par des régimes communistes totalitaires est très mince“, et également, parce que „les partis communistes sont toujours légaux et actifs dans quelques pays, même que, dans certains cas, ils ne se sont pas distanciés de ces crimes“.

En d'autres termes, le Conseil de l'Europe annonce d'avance la persécution future des communistes européens qui n’ont pas encore fait de déclaration de repentance comme celle exigée dans le passé par les bourreaux de la Gestapo et les tortionnaires du camp de Macronissos (1).

Peut-être que demain ils vont décider de mettre hors la loi les partis communistes, entrouvrant de cette façon la porte aux fantômes de Hitler et Himmler, qui, on le sait, ont commencé leur carrière, en interdisant les partis communistes et en emprisonnant les communistes dans des camps de la mort.

Cependant, à la fin, ils ont été noyés dans le sang même de leurs victimes: des 20 millions de morts de l'Union Soviétique communiste et des centaines de milliers de communistes qui ont donné leur vie, en prenant la tête des mouvements de la résistance nationale, en Grèce comme à travers toute l'Europe.

Pourtant, ces messieurs du Conseil de l'Europe, dans leur désir de restaurer des méthodes condamnées par la conscience de l'histoire et des peuples, n'arrivent qu'en second lieu, puisqu'ils ont déjà été dépassés par leur Grand Frère, – les Etats-Unis –, qui massacre des peuples entiers avec des méthodes à la Hitler, comme dans le cas de l'Irak qu'il a réduit à une ruine jonchée de prisons américaines, où des milliers de victimes innocentes sont torturées tous les jours de manière abominable et indéniable.

Face à ce grand crime contre l'humanité, comme face au camp contemporain de torture hitlérien de Guantánamo, le Conseil de l'Europe n'a rien à dire.

Comment donc quiconque pourrait-il croire que, honnêtement, ces messieurs soient concernés par les droits de l'homme, alors que chez eux, en Europe, ils ont autorisé des avions de la CIA à transporter des personnes spoliées de tous leurs droits, afin de les torturer dans des prisons spéciales?

Des telles gens ne peuvent pas être des accusateurs. Devant la Cour de l'Histoire, qui un jour se prononcera sur les crimes innombrables commis par leur Grand Frère, du Viêt-nam au Chili et de l’Amérique du Sud à l'Irak, ils seront jugés pour avoir toléré ou s’être rendus complices de ces crimes.

Malheureusement, aujourd'hui je suis obligé de parler davantage au nom des morts qu’au nom des vivants. Au nom donc de mes camarades communistes morts, de ceux qui sont passés par la Gestapo, les camps de la mort et les lieux d’exécution pour que soit abattu le nazisme et pour que soit célébrée la liberté, je n’ai qu’un mot à adresser à ces „gentlemen“: HONTE!

(1) Ile grecque, en face du Cap Sounion, où ont été déportés et torturés les communistes et résistants grecs et où, en 1949, en plein délire anticommuniste, les tortionnaires ont déboîté la jambe droite à Theodorakis et l’ont enterré deux fois vivant.


MIKIS THEODORAKIS

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21 septembre 2011

 

La criminalisation du Communisme est chaque jour toujours plus importante , et ce sans réaction car l'éducation nationale(iste) est le complice de la fascisation de la société et de l'Europe supranationale .

comment ne pas réagir , lorsque l'on enseigne a nos enfants que Hitler = Staline ?

Déformation grossière de la signification du pacte germano-soviétique: mensongèrement présenté comme une alliance offensive de Staline avec Hitler pour « se partager l’Europe », ce « pacte de non-agression » fut la conséquence directe du refus obstiné des gouvernements Anglo-Français d’accepter la proposition mille fois réitérée par Moscou de ranimer l’alliance anglo-franco-russe de 1914 (dite « alliance de revers »), de manière à encercler et à paralyser l’agresseur nazi ; en signant ce pacte, l’URSS a eu pour objectif légitime de ne pas avoir à se battre sur deux fronts ; en effet, l’URSS était également menacés d’invasion imminente par le militarisme japonaisqui convoitait la Sibérie et avait signé avec Hitler le « Pacte anti-Komintern »; en outre, l’URSS a voulu ainsi conjurer la formation à son encontre d’une alliance anticommuniste mondiale (les USA ayant déclaré leur neutralité face à Hitler) ; le pacte a évité l’agression japonaise, car il a détourné le Japon d’une tentative immédiate d’invasion de l’URSS ; les Soviétiques voyaient clair sur le double jeu des Occidentaux à leur égard ; peu de temps plus tard, alors que l’armée française commandée par Gamelin restait quasi-immobile face à la Wehrmacht sur la ligne Maginot, l’état-major français trouvera le moyen d’envoyer un corps expéditionnaire en Finlande pour affronter… l’Armée rouge !

Impasse totale sur la répression anticommuniste massive qui, peine de mort à l’appui, frappa les militants du PCFdès 1939 ; le gouvernement « français » faisait alors la guerre aux militants ouvriers français, mais les partis représentés au parlement, SFIO comprise, ouvriront ensemble les portes du gouvernement à Pétain, à Laval et aux autres collabos et antisémites, tout en laissant les Allemands attaquer la Pologne sans rien tenter de sérieux contre Hitler ; Vos enfants  ne sauront donc pas que le PCF, seul parti a avoir dénoncé la « non-intervention » en Espagne et la politique de Munich, avait été interdit depuis 1939et que les communistes, durement réprimés par la police de leur pays, organisèrent pourtant la première résistance armée et les premiers sabotages militaires (mise en place de l’Organisation Spéciale, sabotages de R. Landini en zone Sud, organisation par l’U.E.C., avec la participation du jeune G. Moquet, de la première manifestation patriotique (réprimée de manière sanglante) du 11 novembre 40 à l’Etoile.

Comment une professeur d'histoire , géographie peut affirmer que l'historienne Annie Lacroix Riz ainsi que les archives ont un parti pris ? alors que jusqu'a preuve du contraire une prof d'histoire n'est pas une historienne , mais dans ce cas le valet du gouvernement de la France dissoute dans cette union européenne .

Comment peut on laisser , sans réactions laisser l'education nationale anéantir la vérité historique , jouer la carte du négationnisme ?

Le PRCF de la Sarthe appelle les communistes , les républicains , les patriotes ,les Résistants , les associations d'anciens combattants , les chercheurs historique , les parents d'eleves  à : 

 -engager ensemble une action forte de riposte à l’euro-maccarthysme qui vise à donner leur revanche aux forces de classe vaincues en 1945 par la coalition antifasciste ;


- agir ensemble pour que la France, menacée de mort par l’intégration capitaliste européenne, rompe avec l’UE, ce nouveau Reich pseudo-démocratique, destiné à broyer les nations et les acquis populaires ;

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Refusons l’amalgame Staline égale Hitler !

Déclaration de Georges Gastaud,

militant de la Renaissance communiste.

 

 

A propos de l’émission d’Arte mettant

sur le même plan l’URSS et le Troisième Reich

 

LES VRAIS DEMOCRATES DOIVENT REJETER CET AMALGAME ODIEUX QUI VISE A CRIMINALISER LES IDEES REVOLUTIONNAIRES TOUT EN BANALISANT LES NAZIS.

 

Poursuivant avec acharnement sa besogne de conditionnement anticommuniste, Arte a diffusé une émission intitulée Hitler-Staline, la diagonale de la haine. A nouveau, on va donc nous présenter Staline comme aussi, sinon plus fou et plus criminel que Hitler, et on va renvoyer dos-à-dos l’URSS et le Troisième Reich, la lutte prolétarienne pour le communisme et la violence ultra-réactionnaire du nazisme.

 

Cette campagne n’a rien d’innocent : l’Union européenne, au culte de laquelle Arte se voue depuis sa création, a entrepris depuis 2005 de criminaliser le communisme passé, présent et à venir, comme en témoignent la motion alors adoptée par le Conseil de l’Europe qui voulait lancer la chasse aux sorcières dans toute l’Europe ; l’ex-commissaire européen Frattini ne proposait-il pas alors d’interdire les emblèmes du communisme sur tout le territoire de l’UE ?

 

 

Pire, certains eurodéputés, parmi lesquels le fascisant Gollnisch, le « vert » Cohn-Bendit et le « socialiste » Peillon, défendent ensemble un projet de loi tendant à faire du 23 août de chaque année une journée européenne de condamnation de l’URSS en prétextant de la signature à cette date du Pacte de non-agression germano-soviétique (rappelons que l’URSS n’a signé ce pacte défensif que contrainte et forcée, après que les « démocraties occidentales » eurent refusé l’alliance anti-hitlérienne proposée par Moscou et que, lors des accords de Munich de 1938, Chamberlain et Daladier eurent donné le feu vert à Hitler pour attaquer à l’est : ces accords permirent le dépeçage de la Tchécoslovaquie, ouvrirent à Hitler la voie de l’invasion de la Pologne ;

 

Ils se traduisirent aussi par la « drôle de guerre » qui laissa les armées franco-anglaises l’arme au pied pendant près d’un an face aux maigres armées allemandes disposées sur le Rhin.

 

Le but annoncé de Hitler dans « Mein Kampf » étant de se ruer sur l’URSS, les Soviets tentèrent par cette manœuvre de gagner du temps et surtout, de diviser les forces impérialistes plus antisoviétiques les unes que les autres ; Moscou ne voulait pas avoir à combattre à la fois l’Allemagne, le Japon… et les Etats occidentaux qui, par haine de classe, poussaient Hitler à se tourner contre l’URSS…).

 

C’est pourquoi les travailleurs, la jeunesse et les intellectuels démocrates doivent refuser ce martelage idéologique dont le but réel est d’amorcer en France la campagne anticommuniste mondiale qui ne manquera pas de déferler sur le monde le 9 novembre 2009 à l’occasion du 20ème anniversaire de l’ouverture de la frontière berlinoise de la RDA.

 

Le but de l’amalgame Staline=Hitler à base de négationnisme antisoviétique est de criminaliser le communisme et de résistance au capitalisme et à l’UE ; il est de réhabiliter le fascisme et l’extrême droite, déjà associée à plusieurs gouvernements européens ; il est de préparer idéologiquement la répression continentale contre les communistes restés fidèles à l’idéal révolutionnaire de Marx et de Lénine, cela dans le but de priver les travailleurs licenciés et précarisés par le capital de perspectives révolutionnaires.

 

Mais malgré son apparence d’offensive généralisée contre le communisme, le harcèlement antisoviétique actuel, vingt ans après la chute du camp socialiste, montre surtout la fébrilité du système capitaliste et des forces maastrichtiennes. Celles-ci s’inquiètent à juste titre car des millions de prolétaires de l’Est et de l’Ouest constatent que la « construction européenne » érigée sur les ruines du camp socialiste et que la re-mondialisation du capitalisme résultant de la contre-révolution des années 87/91 n’a apporté qu’exploitation, misère, précarité, destruction des libertés, casse de l’emploi, re-colonisation de fait des peuples de l’est et du Sud, menaces accrues sur la paix mondiale avec l’extension permanente de l’alliance agressive de l’OTAN.

 

On peut certes critiquer Staline, comme l’a fait publiquement Lénine en 1924, et le débat sérieux, objectif et de bonne foi entre progressistes est toujours le bien venu sur le bilan réel de l’URSS à l’époque de Staline ou après sa mort ; c’est même le devoir des communistes et des démocrates que de réfléchir ensemble de façon critique, sur la base des principes du socialisme et du progressisme, sur les aspects positifs et négatifs des processus révolutionnaires du passé. Avec le soutien de leur organisation, des militants du PRCF ont d’ailleurs entrepris ce travail de critique marxiste et constructive dans de nombreuses publications ignorées des médias.

 

Pour autant, les vrais communistes ne hurleront jamais avec les loups de l’antisoviétisme comme le font les dirigeants du PCF ou du NPA qui rivalisent d’antisoviétisme, quitte à fournir à la réaction les armes qui lui permettront demain de réprimer l’ensemble de ses opposants, non communistes inclus.

 

C’est pourquoi, sans s’aveugler sur les contradictions et les déviations qui ont pu à tel ou tel moment affecter la construction du socialisme en URSS ou ailleurs, le PRCF n’oublie pas dans quelles conditions la 1ère expérience historique de socialisme a dû se construire sous la menace permanente de l’impérialisme, obsédé pour des raisons de classe et non pour des motifs humanistes, à faire échec par tous les moyens, y compris la menace croissante de guerre nucléaire, à l’épanouissement d’une société libérée de l’exploitation capitaliste.

 

D’autre part, et sans s’aveugler sur les répressions qui, dans les conditions de la montée du fascisme, puis de la guerre froide, frappèrent non seulement des agents ennemis acharnés du socialisme, mais aussi hélas des communistes sincères, les progressistes doivent rejeter catégoriquement la diabolisation de l’URSS, y compris à l’époque de Staline : alors que la crise capitaliste ravageait le monde « libre », le socialisme établissait le plein emploi, développait l’industrie, donnait la terre au paysan et l’usine à l’ouvrier, impulsait l’enseignement, la recherche, la technique et la culture, instituait les soins médicaux gratuits et le logement bon marché pour tous, transformait le pays arriéré des tsars en grande puissance économique de premier plan et en point d’appui solide pour tous les antifascistes et pour les anticolonialistes du monde.

 

Le capitalisme a si peu de leçons à donner au socialisme soviétique qu’à la même époque, sous la forme du nazi-fascisme, il détruisait les libertés, liquidait le mouvement syndical, persécutait la culture humaniste et institutionnalisait le génocide raciste, lançant la seconde guerre mondiale quelques années seulement après avoir provoqué la tuerie impérialiste de 14/18 contre laquelle s’était faite la Révolution socialiste d’Octobre.

 

L’amalgame Hitler=Staline est d’autant plus odieux que, tandis que le Comité des forges, ancêtre de l’UIMM, déclarait « plutôt Hitler que le Front populaire » puis collaborait cyniquement avec l’occupant, c’est l’héroïque peuple soviétique dirigé par le PCUS avec Staline à sa tête, c’est l’armée rouge ouvrière et paysanne, qui ont stoppé les « invincibles » hordes nazies à Leningrad, Koursk et Stalingrad.

 

Tout cela s’est fait alors que les bourgeoisies allemande et française, dont les héritiers non repentis osent faire la leçon aux communistes sur Arte, se roulaient dans la fange nazie et vichyste… Pendant ce temps, 25 millions de morts soviétiques dont d’innombrables victimes civiles génocidées par la Wehrmacht et ses Einsatzgruppen tombaient pour libérer le monde du plus grand danger qu’il ait jamais couru !

 

De Gaulle avait bien raison de déclarer en 1965 lors de sa visite d’Etat à Moscou : « les Français savent que l’URSS a joué le premier rôle dans leur Libération ». En France, c’est le PCF, notamment par le biais des FTP et des FTP-MOI, qui a versé le prix du sang le plus élevé et conduit l’essentiel de la lutte armée anti-nazie.

 

Ce n’est pas pour rien qu’en 1945 le prestige de l’URSS était immense partout, que le PCF recueillait 29% des voix en France, et que les ministres PCF du Général De Gaulle, les Thorez, Croizat, Paul, Grenier, Tillon, Billoux, Wallon, Joliot-Curie, mettaient en place les conquêtes sociales (Sécu, statuts, retraites, conventions collectives, nationalisations, plan, comités d’entreprise, loi sur la jeunesse, plan Langevin-Wallon sur l’école, CNRS, CEA) que Sarko et l’UE détruisent aujourd’hui en exploitant au profit du MEDEF la disparition de l’URSS et les reniements du PC « mutant ».

 

Enfin nous mettons au défi les « historiens » qui criminalisent le « socialisme réel », de sonder sur une large échelle les habitants des pays de l’Est « décommunisés » et annexés par l’OTAN et par l’UE : car une forte MAJORITE d’entre eux REGRETTE le socialisme et ses acquis bien réels, non parce que la « nostalgie » l’aveuglerait sur les défauts des premières expériences socialistes de l’histoire, mais parce que, EXPERIENCE FAITE, les travailleurs de l’Est peuvent par eux-mêmes voir que le socialisme, même avec ses défauts passés qu’il faut identifier et dépasser, est humainement supérieur au capitalisme, qui étale d’autant sa nocivité qu’il dispose actuellement d’une hégémonie quasi-totale sur la planète.

 

Plus que jamais le capitalisme est porteur de régression, de fascisation et d’exterminisme (Irak, Palestine…), comme le montre l’étranglement des libertés et de la souveraineté nationale dans notre pays.

 

Plus que jamais l’anticommunisme et l’antisoviétisme sont des armes de destruction massive contre les libertés de tous et à pousser en avant les fascistes.

 

Plus que jamais le PRCF invite les anticapitalistes, les républicains, les progressistes, les militants du mouvement ouvrier et étudiant, à combattre la criminalisation du communisme qui vise, comme en 33, l’ensemble des forces de progrès.

 

Oui, l’avenir est au socialisme du 21ème siècle qui tirera avec esprit critique, mais sans auto-flagellation, les leçons de l’expérience socialiste issue d’Octobre 17 pour ouvrir une nouvelle ère de fraternité à toute l’humanité.

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18 avril 2009

Quand le Parlement Européen impose sa vision de l’histoire

 

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La falsification anti-communiste de l’histoire

 

La majorité du Parlement Européen a approuvé, le 2 avril, une résolution qui prétend imposer aux nouvelles générations une vision falsifiée du passé avec l’unique objectif de criminaliser le communisme et aussi de réhabiliter le fascisme.

 

 

Le texte, proposé par le PPE, les Libéraux, l’Union pour l’Europe des Nations et les Verts avec l’appui des socialistes, a été approuvé par 553 votes pour, 44 contre et 33 absentions. S’achève ainsi un processus entamé en Juin 2008, lors de la conférence à Prague intitulée « Conscience européenne et Communisme », dont est sortie une déclaration signée par 50 députés européens. Elle fut suivie d’un séminaire, qui s’est déroulé en Novembre, auquel ont participé 18 états-membres de l’UE, et qui a défini un cadre de coopération internationale pour « l’élucidation des crimes des régimes totalitaires » qui ont existé en Europe.

 

Plus récemment, le 18 mars, organisée par la présidence tchèque de l’UE, s’est déroulée une conférence intitulée « La Conscience Européenne et les Crimes du Communisme Totalitaire », au cours de laquelle sont intervenus le vice-président tchèque, Alexandr Vondra, le commissaire européen à la Culture, Jan Figel, tous deux députés européens et représentants d’ONG.

 

Comme cela apparaît clairement dans les titres choisis, et bien qu’ils ne cessent de clamer leur « impartialité » en utilisant le terme « totalitarisme », l’objectif des idéologues qui se cachent derrière ces initiatives n’est pas, clairement, d’étudier l’horreur nazie, responsable d’une guerre qui a tué 60 millions de personnes, parmi lesquelles 23 millions de soviétiques, communistes avant tout, et qui a rasé un pays qui venait à peine de se bâtir, dans les années 30, grâce à l’effort héroïque des peuples de l’URSS, sous la direction du Parti dirigé alors par Staline. 

Non, l’objectif est, au contraire, de réécrire l’histoire pour criminaliser le communisme et ce qu’ils nomment « Stalinisme », l’assimilant au Nazisme, tout en le considérant comme plus dangereux, car le rêve d’une société sans exploités ni exploiteurs – qui s’est matérialisé tout d’abord avec la Révolution d’Octobre et s’est étendu, après la défaite du nazisme et du fascisme, à plusieurs pays du Centre et de l’Est de l’Europe – continue à vivre dans la conscience des peuples, en particulier chez ceux qui ont connu cette expérience et qui aujourd’hui souffrent de l’aggravation de la crise du capitalisme. 

Une résolution honteuse 

Signe que certains députés ont mauvaise conscience, la résolution du Parlement Européen, reconnaît implicitement qu’il n’existe pas de légitimité politique, ni de base scientifique pour criminaliser le communisme. 

Ainsi, le texte approuvé admet que, « selon l’opinion des historiens, il n’est pas possible de faire des interprétations entièrement objectives de faits historiques et qu’il n’existe pas de récits historiques objectifs ». 

Par la suite, il ajoute que « aucune organisation ou parti politique ne détient le monopole de l’interprétation de l’Histoire », considérant même que « les interprétations politiques officielles des faits historiques ne doivent pas être imposées par des décisions majoritaires des Parlements » et que « les Parlements ne peuvent pas légiférer sur le passé ». 

Pourtant, la résolutionproposée par les députés Tunne Kelam (Estonie), Jana Hybaskova (République Tchèque) et Jozsef Szajer (Hongrie)essaie de faire exactement ce qu’ils affirment ne pas pouvoir faire, falsifier l’histoire et prétendre institutionnaliser cette falsification.

En d’autres mots, comme l’a affirmé dans sa déclaration de vote le député du PCP, Pedro Guerreiro, « cette résolution honteuse approuvée par le Parlement Européen s’insère dans une opération de distorsion de la vérité historique, menée par les forces réactionnaires et revanchardes, les perdants de la Seconde Guerre Mondiale – les mêmes qui, par exemple, ont réhabilité dans leurs pays ceux qui ont collaboré à la barbarie nazie. »

« L’objectif », a souligné le député « est de réhabiliter le nazisme et le fascisme et de condamner le communisme, c’est-à-dire de réhabiliter le bourreau et l’oppresseur, en condamnant ses victimes et ses opprimés. Son objectif est d’effacer la contribution décisive des communistes et de l’Union Soviétique à la défaite du nazisme et du fascisme, son rôle dans l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, sa contribution à la libération des peuples du joug colonial, après la Seconde Guerre Mondiale. (…)Dans le fond, son objectif est de criminaliser les communistes, leur action et leurs idéaux. »

Tout confondre pour créer la confusion

Bien qu’elle reconnaisse « le caractère unique de l’Holocauste » nazie, la résolution insiste pour mettre dans le même sac « nazisme, stalinisme et les régimes fascistes et communistes », considérant, rien de moins, que, « du point de vue des victimes, la nature du régime qui les a privées de liberté, torturé ou assassiné, quelqu’en soit la raison invoquée, n’est pas pertinente ». Ainsi, hypocritement, le Parlement Européen met sur un pied d’égalité ceux qui ont tenté d’asservir une partie des peuples européens et ont promu une épouvantable guerre d’extermination avec ceux qui ont donné généreusement leurs vies pour libérer l’humanité du nazisme et du fascisme.

Avec cette argumentation indigente, le texte rejette « n’importe quel type de pouvoir totalitaire, quelque soit l’idéologie qu’il invoque » et lance une menace à peine voilée à tous ceux qui défendent ou croient dans les idéaux communistes, considérant que « il est nécessaire d’être vigilent pour combattre les idéaux et les tendances anti-démocratiques, xénophobes, autoritaires et totalitaires », en confondant et mélangeant le tout, comme cela les arrange.Mais si des doutes subsistaient quant à l’objectif de cette résolution, les mesures qu’elle propose suffisent à les dissiper: elle demande au Conseil et à la Commission qu’elles soutiennent les organisations anti-communistes comme le « Mémorial » dans la Fédération de Russie, la seule qui soit citée dans le texte, et encourage la création d’une « Plateforme de la Mémoire et de la Conscience Européenne », pour coordonner les « enquêtes » sur les « régimes totalitaires », organisme que le commissaire européen à la Culture se dit déjà prêt à financer, affirmant dans le journal Tchèque le Prague Daily Monitor, que« trouver des fonds[pour un tel projet] ne constitue pas un problème ».

Dans la même perspective, la résolution propose que le 23 août soit déclaré « Journée de la mémoire » en l’honneur des victimes de tous les régimes autoritaires et totalitaires, promettant une« commémoration avec dignité et impartialité »

Enfin, ces hérauts« impartiaux »des libertés et de la dignité humaine, en faisant allusion aux anciens pays socialistes d’Europe, affirment que l’analyse des« crimes »des« régimes totalitaires communistes »a aujourd’hui pour objectif« la réconciliation »laquelle, affirme-t-on dans le texte,« présuppose la reconnaissance de la responsabilité, la demande de pardon, et l’encouragement à une rénovation morale ».En somme, ils exigent la repentance et l’humiliation politique de tous ceux qui croient et continuent de croire aux idéaux supérieurs d’une société sans classes, libérée du joug du capital.

L’Inquisition n’a pas fait mieux avec Galilée…

 

 

Numéro 1485 d’Avante, hedomadaire du PCP, édition du 9 avril

Traduit du portugais depuis http://www.avante.pt/.

 

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