10 octobre 2011

LA CGT LUTTE CONTRE LE FN EN DÉFENDANT L’EURO ET L’UE : COMMENT  LA COLLABORATION DE CLASSE DEVIENT UNE ARME ANTI OUVRIÈRE.

 


La direction de la CGT vient de diffuser un prétendu argumentaire anti-FN : "Le Front National ou l'imposture sociale".

Il n’y aurait qu’à se féliciter de cette initiative si le contenu de ce document ne contenait des propos qu’on pourrait croire tiré d’un argumentaire de l’UMPS !

Page 4 il est écrit que vouloir la sortie de l’UE est une position frontiste.

Ceci est scandaleux à deux titres :


Premièrement c’est faux, le FN est pour une « sortie concertée » de l’UE, ce qui veut dire rester dans l’UE car la concertation en question implique nécessairement  le statu quo, sauf à croire que Marine Le Pen convaincra Merkel de mettre fin à l’euro, qui avantage tant le grand capital allemand et ses exportations (l’euro fonctionne en réalité comme la zone réservée du mark).


Deuxièmement les communistes de France, le PRCF en premier lieu et chronologiquement le premier mais aussi d’autres groupes communistes à l’extérieur comme à l’intérieur de PCF-PGE, sont pour la sortie de l’UE. D’autres forces progressistes sont aussi pour la sortie de l’UE : le MPEP, le POI, Valmy....et bien d’autres.

Amalgamer ainsi sortie de l’UE et  FN est un mensonge politique qui révèle, hélas, à quoi mène  l’alignement sur une internationale syndicale objectivement à la botte du grand capital, de son UE : la Confédération Européenne des Syndicats.

 

Page 6 aggravant son cas le texte de la direction de la CGT pourfend dans le FN « un farouche opposant de l’Union Européenne ». On croit rêver. Cauchemarder plutôt. Où sont passés les combats du syndicalisme de classe et de masse contre l’Europe capitaliste, où sont passés les positions de classe et de lutte de la grande CGT contre l’UE du capital, où sont passés les prises de position des Frachon, Séguy, Krasucki, contre cette construction anti ouvrière, anti populaire, anti patriotique ?

Abandonner le drapeau de l’indépendance nationale, du patriotisme populaire et républicain aux néofascistes plus ou moins mal camouflés, au FN de Madame Le Pen, c’est de la désertion pure et simple.


Enfin, c’est feindre de combattre le FN tout en le renforçant , y compris et surtout dans le cœur de notre classe, le prolétariat industriel : car aller défendre l’euro aujourd’hui à la porte d’une usine délocalisable (et quelle usine française ne l’est pas aujourd’hui ?), c’est ouvrir un boulevard au FN qui fait semblant d’être pour le « produire en France » alors qu’en 1986 ses députés ont voté l’Acte unique européen, rampe de lancement de Maastricht et de la monnaie unique. Qu’un syndicat ouvrier ne défende même pas les conditions même de l’existence de sa classe, LA PRODUCTION, qu’il ne remette même pas en cause le LIBRE ECHANGE MONDIAL, cet autre nom de la dictature mondiale des monopoles capitalistes qui permet de mettre en concurrence directe les salariés, c’est cela la cause n°1 de la montée du FN dans les milieux ouvriers désespérés parce que massivement déclassés et menacés de marginalisation sociale dans leur propre pays (et disant cela, nous incluons bien entendu les ouvriers immigrés dans les salariés intéressés par le maintien du « produire en France »).


C’est aussi déserter l’internationalisme car le syndicalisme de classe existe. Il se renforce, comme le Congrès de la FSM (Fédération Syndicale Mondiale) de cette année à Athènes l’a amplement démontré malgré le silence honteux des bureaucraties anti syndicales de la CES et des ses affidés. Le syndicalisme qui n’a pas déserté, qui n’a pas muté, qui n’a pas renié la lutte de classes  au profit  du syndicalisme « d’accompagnement » avec le « partenaire » patronal, le vrai syndicalisme, comme celui qui anime les luttes du peuple grec avec le PAME, messieurs de la direction de la CGT, exige la sortie de l’UE !

 


Oui, le mouvement communiste, oui le mouvement syndical sont les forces qui  sont « les farouches opposants de l’UE ». Certainement pas les nervis du patronat, les groupes d’extrême-droite d’Europe et les pouvoirs réactionnaires qui sont des eurolâtres farouches avec le syndicalisme d’opérette de la CES. Prendre au sérieux la démagogie de l’extrême-droite, cautionner son faux et mensonger anti européisme c’est lui permettre d’être crédible aux yeux des travailleurs qui, fort justement, rejettent cette UE de malheur. Que des dirigeants de la CGT se livrent à ce jeux là est lamentable et révélateur des errements où mène l’abandon des fondamentaux du syndicalisme qui firent les grands jours de la CGT.


Mais les militants syndicalistes de France ne baissent pas les bras. Ils s’organisent pour refuser cette dérive des organisations syndicales. Ils luttent et trouvent le chemin de l’organisation pour le syndicalisme de lutte et de classe, comme les militants du Front Syndical de Classe (FSC). Ils renouent avec l’internationale syndicale de combat du monde ouvrier, la FSM.


Les vrais communistes prendront toute leur part dans ce combat contre le capital et contre l’UE, il y va de l’avenir de la classe ouvrière et la sauvegarde de la nation.

 

 

PRCF

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03 août 2011

le trotskisme ennemi de la classe proletarienne - partie 1

« L'obligeant Trotski est plus dangereux qu'un ennemi ! Nulle part, si ce n'est dans des « entretiens privés » (c'est-à-dire tout simplement dans les commérages, dont se nourrit toujours Trotski), il n'a pu trouver de preuves lui permettant de ranger les « marxistes polonais » en général parmi les partisans de chaque article de Rosa Luxembourg. Trotski a présenté les « marxistes polonais » comme des gens sans honneur ni scrupule, ne sachant même pas respecter leurs propres convictions et le programme de leur Parti. L'obligeant Trotski ! (…) Jamais encore Trotski n'a eu d'opinion bien arrêtée sur aucune question sérieuse du marxisme ; il s'est toujours « insinué » à la faveur de tel ou tel désaccord et passait d'un camp à l'autre. A l'heure actuelle, il se trouve en compagnie des bundistes et des liquidateurs. Or, ces messieurs-là en prennent à leur aise avec le Parti. » 

(Lénine, Du droit des nations à disposer d'elles-mêmes (1914), Œuvres choisies, Tome I, Moscou, 1948, Édition numérique, p. 322.)


Les médias et l'enseignement bourgeois ont pour habitude de nous présenter leur vision de classe de l'histoire. Mais cette vision qui fait de Trotski un révolutionnaire 'honnête' et de Staline un 'tyran' est-elle conforme à la réalité historique ? En apparence, elle ne manque pas de cohérence...... Pourtant, si l'on creuse un peu, cette apparence de cohérence vole rapidement en éclat.  Etre communiste, c'est avant tout être capable de faire preuve d'esprit critique et d'auto-critique, afin de s'approcher au plus près de la connaissance de la vérité.


Le but de cette page est de demontré que le trotskisme d'hier est le même que celui d'aujourd'hui  (dans la tactique comme dans la stratégie) avec les partis social-démocrates et réformistes qu'ils prétendent pourtant combattre (P'S', P'C'F). En effet, tous ont en commun, soit la croyance mystique dans les vertus de la 'démocratie' (bourgeoise !), soit une haine gauchiste-petite-bourgeoise aveugle contre le 'stalinisme'... dans lequel ils incluent la pratique des révisionnistes de diverses tendances (khrouchtchéviens, brejnéviens, thoréziens, maoïstes, castristes, etc.), pourtant très éloignés de celle du marxisme-léninisme !


Notre but est de démontrer ici le rôle contre-révolutionnaire joué par Trotski dans l'histoire, et notamment l'histoire de l'URSS , et que cette manipulation perdure encore aujourd'hui avec nos ennemis de la sociale democratie , NPA et autres anarchomachin a la solde du capitalisme , tous unis pour obtenir le pouvoir non pas pour liberer le peuple de ses chaines , mais pour dominer et controler un "capitalisme a visage humain" ..... le leur  ! 


Il n'est d'abord pas superflu de rappeler que Trotski fut pendant longtemps un adversaire du bolchévisme. Ce qui illustre le parcours politique de Trotski dans la période 1903-1916, c'est en effet son fond menchévik et son opposition intermittente, mais récurrente, à Lénine et aux bolchéviks, au contraire de Staline qui rallia indéfectiblement Lénine et les bolchéviks dès 1903. Ce n'est qu'après la révolution russe de février 1917, que les contradictions insolubles du pouvoir bourgeois de Kerenski auquel participaient les socialistes-révolutionnaires et les menchéviks, pousseront Trotski à rallier le Parti bolchévik en août 1917, soit à peine deux mois avant la révolution socialiste d'Octobre. Comme le souligna Staline, si Trotski ne s'opposa alors pas ouvertement à l'insurrection d'Octobre proposée par Lénine (comme le firent Kaménev et Zinoviev), il n'en fit alors pas moins des réserves qui le rapprochaient de l'attitude capitulatrice de ces derniers, et qui fournirent la base idéologique de leur fraction unifiée avec Trotski en 1927, contre la possibilité d'édifier le socialisme dans un seul pays.


Si Lénine a pu utiliser certaines qualités intellectuelles de Trotski au cours de la guerre d'intervention en 1918-1921, quant la pénurie de cadres faisait cruellement défaut au Parti, le fond menchévik de Trotski a rapidement refait surface une fois terminée la guerre civile. En effet, après celle-ci et l'échec de la révolution des spartakistes en Allemagne, un menchévik comme Trotski qui avait toujours estimé impossible la construction du socialisme dans un seul pays, au demeurant industriellement et culturellement arriéré, devait nécessairement entrer en conflit avec la majorité du Parti, bien décidée, elle, à poursuivre l'oeuvre de la révolution contre les exploiteurs de l'intérieur et de la bourgeoisie internationale.


Le début des années 1920, parallèlement au relèvement d'une économie arriérée, ravagée par des années de guerre impérialiste et de guerre civile, fut donc synonyme d'un apre conflit entre la majorité du Parti et la fraction trotskiste au moment où l'état de santé de Lénine, souffrant des séquelles d'un attentat manqué en 1918, se détériore : en mai 1922, Lénine est victime de sa première attaque. Trotski en profita alors pour ressortir de ses tiroirs ses théories menchéviks. Hélas pour lui, si Lénine était certes absent, un de ses fidèles lieutenant veillait et allait entreprendre une lutte énergique contre ce nouveau courant liquidateur qui prônait le défaitisme et le 'désespoir permanent' sous le mot d'ordre de la 'révolution permanente'.

 



Les prétentions de Trotski acquièrent une autre dimension dès que l'on met ces accusations en parallèle avec celles qu'il lançait contre Lénine en 1904 : alors aux côtés des menchéviks, Trotski accusait Lénine d'être un 'bureaucrate' menaçant de faire 'dégénérer le Parti'. Trotski refera le coup, mais cette fois en parlant de Staline, en 1923. A cette occasion, Staline ne s'emportera pas dans des attaques personnelles, mais démontera une par une les théories trotskistes avant de mettre à nu les activités fractionnistes du groupe de Trotski contre l'immense majorité du Parti bolchévik, étroitement uni autour de son nouveau chef, et déterminé à réaliser les perspectives révolutionnaires annoncées. Il n'est alors pas inutile de rappeler la peinture que Lénine dressait de la physionomie politique de Trotski quand il se trouvait aux côtés des liquidateurs du Parti quelques années auparavant (voir l'article de Lénine : La violation de l'unité aux cris de vive l'unité'.) En effet, on y voit ressurgir un parallèle frappant : celui d'un Trotski niant ce fait que l'immense majorité du Parti communiste bolchévik, tout comme elle avait hier soutenu Lénine, soutenait aujourd'hui Staline. Pour Trotski, apte à spéculer sur les raisons de ce fait irréfutable, cela ne pouvait donc résulter que du caractère 'dictatorial' et 'bonapartiste' de la direction politique exercée par Staline...


S'il est bien une constante dans le trotskisme, c'est son caractère 'voltigeur'. Trotski, habile funambule, a toujours eu pour but de vouloir concilier les points de vue inconciliables. Ce caractère provient de l'idéologie idéaliste et intellectuelle-petite-bourgeoise de Trotski, de son incompréhension des fondements mêmes du marxisme-léninisme, ce que perçut Lénine quant il disait de lui 'qu'il n'avait jamais eu d'opinion bien arrêtée sur aucune question sérieuse du marxisme'.  C'est ce fond de petit-bourgeois idéaliste qui rend les théories trotskistes si sympathiques aux yeux des petits bourgeois critiques, dégoûtés par le capitalisme mais davantage encore effrayés par le socialisme !


Quant aux 'vieux bolchéviks' dont Trotski, aigri par son expulsion du Parti puis son exil, pleura la perte dans les années 1930 — sous couvert de défendre 'la vieille garde bolchévik' soi-disant éliminée par Staline pour asseoir sa 'dictature personnelle' sur le Parti bolchévik et sur le pays —, c'étaient des éléments instables qui avaient déjà maintes fois baissé les bras devant les ennemis de classe par le passé (tel Boukharine face aux koulaks) et dont l'activité menaçait désormais les destinées de la révolution socialiste elle-même : les fractionnistes défaits (tels Kaménev, Zinoviev, Radek, Rykov et Tomski) n'ayant plus aucun soutien social, ils envisagèrent de recourir à des formes de lutte propres aux conspirateurs, comme le prouvèrent les procès publics de Moscou où les observateurs bourgeois honnêtes furent convaincus de la culpabilité des accusés .


Cette explication de Trotski, faisant de l'URSS un Etat ouvrier degénéré, fut évidemment très bien reçue dans les milieux anti-communistes, mais n'est en fait qu'une spéculation petite-bourgeoise intellectuelle, qu'une mystification idéaliste attribuant à la volonté individuelle une toute-puissance. En effet, il est évident pour tout marxiste que la superstructure juridique et politique n'est pas indépendante de la base matérielle économique. Ainsi, l'Etat est toujours un instrument de répression aux mains de la classe détenant le pouvoir économique. Sous le capitalisme, l'Etat, même le plus 'démocratique', n'est toujours qu'un instrument entre les mains de la bourgeoisie. Seules des circonstances économiques favorables permettent à la bourgeoisie d'accorder aux esclaves salariés quelques droits politiques formels, droit qu'elle peut leur reprendre à tout moment dès qu'elle l'estime nécessaire. Ainsi, la bourgeoisie et ses représentants politiques s'adressent tantôt aux esclaves salariés sur le ton 'démocratique' du 'cause toujours !', tantôt sur le ton fasciste du 'ferme ta gueule !'


Sous le socialisme, société de transition où l'exploitation salariée est abolie, l'Etat existe toujours. Cette fois aux mains des travailleurs, il leur sert sur le plan intérieur à mater la résistance des débris des anciennes classes exploiteuses, et sur le plan extérieur à être capable de faire face aux interventions armées de la bourgeoisie internationale.


Dans tous les cas, l'Etat a un caractère de classe, déterminé par la classe détenant le pouvoir économique. JAMAIS, ni dans l'antiquité, ni sous le capitalisme, l'Etat n'a été sous la coupe d'une seule personne : de même que les rois ne gouvernaient que parce qu'ils défendaient les intérêts des féodaux contre les serfs et les royaumes voisins, de même les politiciens bourgeois ne 'gouvernent' que parce que la bourgeoisie le veut bien ! En fait de gouverner, ces marionnettes politiques ont pour fonction essentielle de servir d'intermédiaires, en apparence élus 'démocratiquement', évitant ainsi à la bourgeoisie (qui détient le monopole du pouvoir économique) d'exposer son monopole sur le pouvoir politique de manière trop évidente...


De même, prétendre comme Trotski que le 'stalinisme' était une 'dégénérescence thermidorienne' ne remettant pourtant pas en cause les fondements économiques socialistes de l'URSS est absolument anti-marxiste.


La conception de 'l'Etat ouvrier dégénéré' n'a aucun fondement scientifique et n'est une invention idéaliste (une fable destinée à effrayer les enfants ...), servant à justifier l'opposition de Trotski au PCUS sans pour autant se mettre à dos le peuple soviétique. Hélas pour Trotski, plus les années passaient, plus se restreignait le cercle de ses partisans en URSS (en revanche, à l'étranger, la liste de ses soutiens s'allongeait parmi les anti-communistes ... ), car pour l'immense majorité du peuple soviétique, constitué par les ouvriers et les paysans travailleurs, chaque nouveau succès remporté dans le domaine économique et social ne faisait que renforcer son attachement à ses chefs, et en premier lieu à Staline. Ceci constitue la base matérielle ayant engendré 'le culte de la personnalité' soi disant mis en place par Staline.

 



Mais revenons-en au concept d' 'Etat ouvrier dégénéré', et raisonnons en marxistes : soit Staline et les 'bureaucrates sous ses ordres' formaient une classe à part entière, constituée en classe exploiteuse et donc en une nouvelle bourgeoisie, faisant de l'URSS un pays bourgeois, soit Staline et ses partisans défendaient réellement les intérêts des travailleurs, faisant de l'URSS un pays socialiste.


Les témoignages de rapporteurs honnêtes et désintéressés de l'époque illustrent sans aucun doute possible que pour l'immense majorité des travailleurs de la ville et de la campagne, Staline et le PCUS (b) étaient perçus comme 'leur gouvernement'.


L'histoire a également tranché de manière irréfutable cette question : les bureaucrates et les carriéristes n'ont pris le pouvoir en URSS et ne se sont constitués en une nouvelle classe exploiteuse affranchie du contrôle populaire qu'en 1953, comme certains historiens bourgeois le reconnaissent d'ailleurs.

Dès lors, le capitalisme fut intégralement restauré en URSS, et non en 1991 comme le clament encore certains trotskistes à rebours maquillés en 'staliniens' mais ne comprenant rien aux question économiques, nationales et coloniales. (Khrouchtchev a défendu les intérêts d'une nouvelle bourgeoisie monopoliste d'Etat, Brejnev a tenté de consolider la sphère d'influence de l'URSS social-impérialiste et Gorbatchev l'a démantelé au profit d'autres puissances impérialistes).


Quant au jugement des lois économiques, il est irréfutable : l'URSS fut en effet le seul pays à ne pas subir de plein fouet les crises économiques mondiales d'avant guerre (1929-1933 et 1937-1938). Son économie, qui avait alors pour but non pas l'extorsion de profit, mais le souci d'assurer le bien être matériel et culturel croissant des travailleurs n'avait en effet pas besoin d'écouler de production excédentaire sur les marchés extérieurs, comme les social-impérialistes soviétiques y furent contraint dès les années 1950, quand ils restaurèrent l'exploitation salariée et le capitalisme.


Il est donc évident que les gesticulations politiques de Trotski et des trotskistes n'ont profité qu'à la bourgeoisie internationale, en lui donnant des armes idéologiques pour tromper les travailleurs sur le caractère prolétarien de l'URSS de Staline et leur 'prouver' que le remède (le socialisme) était en fait pire que le mal (le capitalisme).

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le trotskisme ennemi de la classe prolétarienne - partie 2

En 1923, dans sa lutte pour prendre le pouvoir au sein du Parti bolchevik, Trotski lance une deuxième offensive. Il cherche à évincer les vieux cadres du Parti au profit de jeunes qu’il espère pouvoir manipuler. Pour préparer la prise de pouvoir à la direction du Parti, Trotski retourne presque mot pour mot aux conceptions anti-léninistes du Parti qu’il avait développées en 1904.

De son livre Nos tâches politiques, publié en 1904, à sa brochure Cours nouveau, écrite en 1923, nous retrouvons une même hostilité aux principes que Lénine a définis pour la construction du parti.

Ceci montre bien la persistance des conceptions petites-bourgeoises de Trotski.

En 1904, Trotski avait combattu avec une virulence particulière la conception léniniste du parti. Il avait traité Lénine de « scissionniste fanatique », de « révolutionnaire démocrate bourgeois », de « fétichiste de l’organisation », de partisan du « régime de caserne » et de la « mesquinerie organisationnelle », de « dictateur voulant se substituer au Comité central », de « dictateur voulant instaurer la dictature sur le prolétariat » pour qui « toute immixtion d’éléments pensant autrement est un phénomène pathologique ». (Trotski, Nos tâches politiques, Ed. pierre Belfond, Paris, 1970, pp. 40, 195, 204, 159, 39, 128, 198 et 41.) Le lecteur aura remarqué que tout ce verbiage haineux n’était pas adressé à l’infâme Staline, mais au maître adoré, Lénine. Ce livre que Trotski publia en 1904 est crucial pour comprendre son idéologie. Il s’y fait connaître comme un individualiste bourgeois invétéré. Toutes les calomnies et les insultes qu’il déversera pendant plus de vingt-cinq ans sur Staline, il les a crachées dans cet ouvrage à la figure de Lénine.

Trotski s’est acharné à peindre Staline comme un dictateur régnant sur le Parti. Or, lorsque Lénine créa le Parti bolchévik, Trotski l’accusa d’instaurer une « théocratie orthodoxe » et un « centralisme autocrate-asiatique » (Ibidem, pp. 97 et 170.)

Trotski n’a cessé d’affirmer que Staline a adopté une attitude pragmatique envers le marxisme qu’il a réduit a des formules toutes faites. En 1904, critiquant l’ouvrage Un pas en avant…, Trotski écrit :

« On ne peut manifester plus de cynisme à l’égard du meilleur patrimoine idéologique du prolétariat que ne le fait le camarade Lénine ! Pour lui, le marxisme n’est pas une méthode d’analyse scientifique. » (Ibidem, p. 160.)

Dans son livre de 1904, Trotski inventa le terme « substitutionnisme » pour attaquer le parti de type léniniste et sa direction.

« Le groupe des ‘révolutionnaires professionnels’ agissait à la place du prolétariat. » « L’organisation se ‘substitue au parti’, le Comité central à l’organisation et finalement, le dictateur se substitue au Comité central. » (Ibidem, pp. 103 et 128.)

Or, en 1923, souvent dans les mêmes termes qu’il utilisa contre Lénine, Trotski s’attaque à la direction du Parti bolchevik et à Staline.

« L’ancienne génération s’est habituée et s’habitue à penser et à décider pour le parti. » Trotski note « une tendance de l’appareil à penser et à décider pour l’organisation toute entière ». (Trotski, Cours nouveau, Union Générale d'Editions, coll. 10-18, Paris, 1972, pp. 21 et 158.)

(…) En 1904, Trotski accusa Lénine d’être un bureaucrate qui faisait dégénérer le Parti en organisation révolutionnaire-bourgeoise. Lénine est aveuglé devant « la logique bureaucratique de tel ou tel ‘plan’ organisationnel », mais « le fiasco du fétichisme organisationnel » est certain.

« Le chef de l’aile réactionnaire de notre Parti, le camarade Lénine, donne de la social-démocratie une définition qui est un attentat théorique contre le caractère de classe de notre parti. » Lénine « a formulé une tendance qui s’est dessinée dans le Parti, la tendance révolutionnaire-bourgeoise ». (Trotski, Nos tâches politiques, pp. 204, 192, 195.)

En 1923, contre Staline, Trotski dit la même chose, mais sur un ton plus modéré…

« La bureaucratisation menace de provoquer une dégénérescence plus ou moins opportuniste de la vieille garde. » (Trotski, Cours nouveau, p. 25.)

En 1904, le bureaucrate Lénine était accusé de « terroriser » le Parti.

« La tâche de l’Iskra (journal de Lénine) consistait à terroriser théoriquement l’intelligentsia. Pour les sociaux-démocrates éduqués à cette école, l’orthodoxie est quelque chose de très proche de cette ‘Vérité’ absolue qui inspirait les Jacobins (révolutionnaires bourgeois). La Vérité orthodoxe prévoit tout. Celui qui conteste cela doit être exclu ; celui qui en doute est près d’être exclu. » (Trotski, Nos tâches politiques, p. 190.)

En 1923, Trotski lance un appel à « remplacer les bureaucrates momifiés » afin que « personne désormais n’ose plus terroriser le Parti ». (Trotski, Cours nouveau, p. 154.)

Pour conclure, ajoutons que la brochure Cours nouveau nous fait connaître Trotski également comme un arriviste sans principes et sans scrupules. En 1923, pour prendre le pouvoir au sein du Parti bolchevik, Trotski veut « liquider » la vieille garde bolchevique qui connaît trop bien son passé d’opposant aux idées de Lénine. Aucun vieux bolchevik n’était prêt à abandonner le léninisme pour le trotskisme. D’où la tactique de Trotski : il déclare que les vieux bolcheviks « dégénèrent » et il flatte la jeunesse qui ne connaît pas son passé antiléniniste. Sous le mot d’ordre de « démocratisation » du Parti, Trotski veut mettre à la direction des jeunes qui le soutiennent.

Or, dix ans plus tard, lorsque des hommes comme Zinoviev et Kaménev auront complètement dévoilé leur caractère opportuniste, Trotski déclarera qu’ils représentent « la vieille garde bolchevique » persécutée par Staline et il se liera à ces opportunistes en invoquant le passé glorieux de la « vieille garde » !

 



Trotski s'est efforcé de dénigrer systématiquement le passé révolutionnaire de Staline et presque tous les auteurs bourgeois ont repris ses médisances. Trotski déclare :

« Staline est la plus éminente médiocrité de notre parti. » (Trotski, Ma vie, Gallimard, Livre de Poche, 1966, p. 590.)

Lorsque Trotski parle de « notre parti », c'est de l'escroquerie : il n'a jamais appartenu à ce parti bolchévik que Lénine, Zinoviev, Staline, Sverdlov et d'autres ont forgé entre 1903 et 1917. Trotski entra au parti en juillet 1917.

Il écrit aussi :

« Pour les affaires courantes, Lénine s'en remit à Staline, à Zinoviev ou à Kaménev. Je ne valais rien pour faire des commissions. Lénine avait besoin, dans la pratique, d'adjoints dociles ; dans ce rôle, je ne valais rien. » (Trotski, Ma vie, Gallimard, Livre de Poche, 1966, p. 590.)

Cela ne dit vraiment rien sur Staline, mais tout sur Trotski : il prête à Lénine sa propre conception aristocratique et bonapartiste du Parti, un chef entouré d'adjoints dociles qui traitent les affaires courantes !

 

 


En décembre [1918], la situation se détériora gravement dans l'Oural à cause de l'avancée des troupes réactionnaires de Koltchak. Staline fut envoyé avec les pleins pouvoirs pour mettre fin à l'état catastrophique de la Troisième armée et pour la purger des commissaires incapables. Dans son enquête sur place, Staline critiqua la politique de Trotski et de Vatsetis. au Huitième Congrès en mars 1919, Trotski fut critiqué par de nombreux délégués pour ses "attitudes dictatoriales", son "adoration pour les spécialistes militaires" et ses "torrents de télégrammes mal conçus". (Ian Grey, Stalin, Man of History, Abacus, Sphere Books Ltd, 1982, Great Britain, p. 128.)


En novembre 1919, Staline et Trotski reçurent pour leurs exploits militaires l'Ordre du Drapeau Rouge, une distinction nouvellement crée. Lénine et le Comité central estimaient que les mérites de Staline,  dans la direction de la lutte armée aux endroits les plus difficiles, égalaient ceux de Trotski qui avait organisé et dirigé l'Armée rouge au niveau central. Mais pour mieux faire ressortir sa propre grandeur, Trotski écrit :

« Pendant toute la durée de la guerre civile, Staline resta une figure de troisième ordre. » (Trotski, Staline, Tome II, Union Générale d'Editions, coll. 10-18, Paris, 1979, p. 224.)

McNeal, qui est souvent plein de parti pris contre Staline, écrit à ce propos :

« Staline avait émergé comme un chef politique et militaire dont la contribution à la victoire rouge ne le cédait qu'à celle de Trotski. Staline avait joué un moindre rôle que son rival dans l'organisation générale de l'Armée rouge, mais il avait été plus important en dirigeant des fronts cruciaux. Si sa réputation comme héros était loin derrière celle de Trotski, ce n'était pas tellement en raison du mérite objectif de ce dernier mais plutôt du manque de sens d'auto-publicité chez Staline. » (McNeal, Stalin, Macmillan Publishers, London, 1988, p. 63.) [p. 32]


Voici ce que Trotski écrit fin 1934, juste après l'assassinat de Kirov, lorsque Zinoviev et Kaménev furent exclus du Parti et renvoyés en exil intérieur.

« Comment a-t-il pu se faire que précisément aujourd'hui, après toutes les réussites économiques, après l'abolition des classes en URSS, selon les assurances officielles, comment a-t-il pu se faire que de vieux bolcheviks aient pu se poser pour tâche la restauration du capitalisme ? Des sots manifestes seraient seuls capables de croire que des rapports capitalistes, c'est-à-dire la propriété privée des moyens de production, y compris la terre, pourraient être rétablis en URSS, par la voie pacifique et mener au régime de la démocratie bourgeoise. En réalité, le capitalisme ne pourrait – s'il le pouvait en général – se régénérer en Russie qu'en résultat d'un violent coup d'Etat contre-révolutionnaire qui exigerait dix fois plus de victimes que la révolution d'Octobre et la guerre civile. » (28 décembre 1934 ; Trotski, L’appareil policier du stalinisme, Union Générale d'Editions, coll. 10-18, Paris, 1976, pp. 26-27.)

Après avoir lu ce texte, une première réflexion s'impose. Trotski a mené, de 1922 à 1927, une lutte obstinée, axée sur la thèse de l'impossibilité de la construction du socialisme dans un seul pays, l'URSS. Or, cet individu sans scrupules vient déclarer en 1934 que le socialisme est si solidement établi en Union soviétique, qu'il faudrait des dizaines de millions de morts pour le renverser !

Ensuite, Trotski fait semblant de défendre les « vieux bolchéviks ». Mais les positions des « vieux bolchéviks » Zinoviev et Kaménev étaient diamétralement opposées à celles de ces autres « vieux bolchéviks » Staline, Kirov, Molotov, Kaganovitch et Jdanov. Ces derniers ont clairement montré que, dans la lutte des classes âpre qui se développait en Union soviétique, les positions opportunistes de Zinoviev et Kaménev ouvraient la voie aux anciennes classes exploiteuses et aux nouveaux bureaucrates.

Trotski avance un argument démagogique mille fois utilisé par la bourgeoisie : C'est un vieux révolutionnaire, comment aurait-il pu changer de camp ? Kroutchev le reprendra textuellement dans son Rapport secret.

Pourtant, Kautsky, qu'on appelait l'enfant spirituel de Marx et d'Engels, devint bel et bien, après la mort des fondateurs du socialisme scientifique, le principal renégat du marxisme. Martov était parmi les pionniers du marxisme en Russie et participa à la création des premières organisations révolutionnaires ; pourtant, il sera un des chefs de file des menchéviks et se battra contre la révolution socialiste dès octobre 1917. Et que dire des « vieux bolchéviks » Khrouchtchev et Mikoyan, qui ont effectivement engagé l'Union soviétique dans la voie de la restauration capitaliste ?

Trotski affirme que la contre-révolution n'est possible que par un bain de sang qui coûtera plus de quatre-vingts millions de morts. (!) Il prétend donc que le capitalisme ne peut pas être restauré « de l'intérieur » par le pourrissement politique interne du Parti, par l'infiltration ennemie, la bureaucratisation, la social-démocratisation du Parti. Pourtant, Lénine avait déjà insisté sur cette possibilité. [p. 152-153]

« La situation militaire en Russie est contradictoire. d'un côté, nous avons une population de 170 millions d'habitants réveillés par la plus grande révolution de l'histoire, qui possède une industrie de guerre plus ou moins développée. D'un autre côté, nous avons un régime politique qui paralyse toutes les forces de cette nouvelle société. Je suis sûr d'une chose : le régime politique ne survivra pas à la guerre. Le régime social qui est la nationalisation de la production, est incomparablement plus puissant que le régime politique qui est despotique. Les représentants du régime politique, la bureaucratie, sont effrayés par la perspective de la guerre parce qu'ils savent mieux que nous qu'ils ne survivront pas à la guerre en tant que régime. » (23 juillet 1939 ; Trotski, La lutte antibureaucratique en URSS, Union Générale d'Editions, coll. 10-18, Paris, 1975, pp. 159-160.)

A nouveau, nous avons d'un côté "les 170 millions", les "bons" citoyens qui ont tous été réveillés grâce à la révolution. On se demande bien par qui, si ce n'est par le Parti bolchevik et par Staline : la grande masse paysanne n'était nullement "éveillée" au cours des années 1921-1928... Ces "170 millions" possèdent une "industrie de guerre développée". Comme si ce n'est pas la politique de l'industrialisation et de la collectivisation, proposée par Staline et réalisée grâce à sa volonté de fer, qui a permis de créer en un temps record les entreprises d'armement ! Grâce à sa ligne correcte, à sa volonté, à sa capacité d'organisation, le régime bolchévik a éveillé toutes les forces populaires de la société, maintenues jusqu'alors dans l'ignorance, la superstition, le travail individuel primitif. Mais selon les dires du provocateur qu'est devenu Trotski, ce régime bolchevik paralyse toutes les forces de la société ! Et Trotski de faire une de ses nombreuses prophéties loufoques : il est sûr que le régime bolchevik ne survivra pas à la guerre ! 

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Le « trotskisme », au service de l'impérialisme et de la réaction contre le socialisme cubain

 

CHE 76

- Ernesto « Che » GUEVARA :

« Les trotskistes?
Nous avons pris des mesures contre ces gens qui

ne représentent rien (...)

et continuent
sur des positions d'extrême gauche à gêner

le
développement de notre révolution
»

 




«L'impérialisme yankee et ses agents ont essayé de détruire le prestige de la Révolution cubaine, ils ont essayé de présenter la Révolution cubaine comme étant en marge des luttes révolutionnaires de ce Continent et ils ont essayé -de la manière la plus vile et la plus calomnieuse- de discréditer la Révolution. Et tous les moyens leur ont été bons, et tous les faits leur ont été bons, et toutes les armes leur ont été bonnes.

(...)



Et nous allons voir  quels ont été exactement les principaux porte-parole de la campagne impérialiste d'intrigues et de calomnies contre Cuba à propos du cas du camarade Guevara. Voyons d'abord des éléments qui ont été constamment utilisés au cours des dernières décennies contre le mouvement révolutionnaire. C'est un cable de la U.I.P. du 6 décembre 1965 qui dit :

  

« Ernesto Guevara a été asssassiné par le Premier Ministre cubain Fidel Castro sur l'ordre de l'URSS a déclaré Felipe Albaguante, chef des trotskystes mexicains à El Universal et il a ajouté que Che a été liquidé pour avoir réclamé avec instance l'alignement de Cuba sur la Chine »

 

 

 

 

Cela naturellement venait à l'unisson d'une campagne déclenchée partout à la fois par les éléments trotskystes. C'est ainsi qu'à la date du 22 octobre, l'hebdomadaire Marcha a publié un article dans lequel un théoricien bien connu du trotskysme, Adolfo Gilly, affirme que le Che a quitté Cuba à la suite de divergence avec Fidel (...). Il y est dit  que le Che est parti de Cuba parce qu'il ne disposait pas de moyens pour s'exprimer et que Fidel a craint d'affronter les masses pour expliquer «l'affaire Che».   Le même théoricien du trotskysme a écrit, le 31 octobre 1965, dans Mundo nuovo, journal italien, un article dans lequel il qualifie la direction cubaine de soviétophile, et accuse Fidel de ne pas avoir donné au peuple une explication politique sur ce qui était arrivé au Che. Il est dit que le Commandant Guevara a été mis en échec par le P.S.P. (Parti Socialiste Populaire) et l'équipe castriste  .)


... A peu près à la même époque, l'organe officiel trotskyste d'Argentine publie un article  dans lequel il assure que le Che est mort prisonnier à Cuba.

(...)


Mais l'un des écrits les plus répugnants, les plus grossiers, les plus indécents est celui qu'a publié le dirigeant du Bureau politique Latino-Americain de la Quatrième Internationale dans le journal Lotta Operaia d'Italie.

  

« Un aspect de l'aggravation de la crise mondiale de la bureaucratie est l'expulsion de Guevara (...), et ce ne sont pas huit mois qu' ils ont passé à boire du café, mais à lutter durement, et peut-être y a t'il eu des morts, peut-être a t'on discuté à coups de revolver. Nous ne pouvons dire si Guevara a été tué ou non, mais nous sommes en droit de supposer qu'il l'a été (...) Pourquoi a t'on fait taire Guevara? La Quatrième Internationale doit entreprendre une campagne publique dans ce sens et exiger (...) son droit (...) à ne pas se fier aux mesures prises par le gouvernement cubain car il s'agit là de mesures bureaucratiques et peut-être même criminelles » 

 

« Aux côtés de Cuba se trouve le Guatemala avec le programme de la Révolution Socialiste et, malgré la force de Fidel Castro, son leader, et malgré ses discours, il n'a pu empêcher que le Mouvement du «13 novembre» se transforme en un mouvement socialiste Révolutionnaire ».


Ce n'est pas tout à fait par hasard, loin de là, que ce monsieur, dirigeant de la Quatrième Internationale, très satisfait de lui-même, mentionne ici le cas du Guatemala et du mouvement du «13 novembre». Parce que justement, au sujet de ce mouvement, l'impérialisme yankee a utilisé l'une de ses tactiques les plus subtiles pour liquider un mouvement révolutionnaire tactique qui consiste à y infiltrer des agents de la Quatrième Internationale, lesquels -à cause de l'ignorance politique du principal dirigeant de ce mouvement- ont fait adopter, rien  moins que cette chose anti-historique, cette chose émanent d'éléments notoirement au service de l'impérialisme yankee, le programme de la Quatrième Internationale.


Comment cela est-il arrivé? Yon Sosa était, sans aucun doute, un officier patriotique. Yon Sosa était le chef du mouvement d'un groupe d'officiers de l'Armée, à l'écrasement duquel ont participé, il est vrai, les mercenaires qui, plus tard, ont envahi Playa Girón. Par l'intermédiaire d'un individu qui était commerçant, et qui s'est chargé du côté politique du mouvement, la Quatrième Internationale s'est arrangée pour que le dirigeant, ignorant les problèmes profonds de la politique et de l'histoire de la pensée révolutionnaire, permette à cet agent du trotskysme - qui pour nous est sans le moindre doute un agent de l'impérialisme- de rédiger un journal dans lequel était copié d'un bout à l'autre le programme de la Quatrième Internationale.

 

La Quatrième Internationale a commis un véritable crime contre le mouvement révolutionnaire en l'isolant du peuple, en l'isolant des masses, en le contaminant avec des sottises, en jetant sur lui le discrédit lié à la chose répugnante et nauséabonde que représente aujourd'hui le trotskysme dans le domaine politique. Parce que si, à une certaine époque, le trotskysme a représenté une position erronée certes, mais tout de même une position rentrant dans le domaine des idées politiques, le trotskysme est devenu plus tard un vulgaire instrument de l'impérialisme et de la réaction.


Ces messieurs ont une manière de penser telle, que, par exemple, au sujet du Vietnam, où un vaste Front Révolutionnaire a uni étroitement l'immense majorité de la population, des secteurs très variés de la population, autour du mouvement de libération dans la lutte menée contre l'impérialisme, les trotskystes eux, trouvent cela absurde; ils trouvent cela contre-révolutionnaire. Et ces messieurs ont l'audace insolite, face à ces faits et aux réalités de l'histoire et du mouvement révolutionnaire, de s'exprimer ainsi»

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Le vrai visage du trotskisme

trio-dordures

L'histoire est un ensemble de faits qui conduisent à ce que le présent soit la passerelle entre Hier et demain . La société capitaliste et ses valets font en sorte que les faits avérés soient détournés pour les servir , que ce soit dans la manipulation médiatique , l'éducation national....iste .... le but étant que le peuple ne connaissent pas son passé , pour que ce qui est positif dans l'interet du peuple soit a jamais effacé - L'essence du trotskisme consiste, avant tout, dans la négation de la possibilité d'édifier le socialisme Par les forces de la classe ouvrière et de la paysannerie de notre pays.

Qu'est-ce que cela signifie ? C'est que si, dans un proche avenir, une révolution n'arrive pas , nous devrons capituler devant la bourgeoisie et déblayer la route à la République « démocratique » bourgeoise. Ainsi donc, nous avons là une négation bourgeoise de la possibilité d'édifier le socialisme dans notre pays

Peut-on, avec de telles conceptions, provoquer chez les masses innombrables de la classe ouvrière, l'enthousiasme au travail, l'émulation socialiste, un vaste travail de choc, une offensive largement déployée contre les éléments capitalistes ? Il est clair que non. Il serait absurde de croire que notre classe ouvrière, qui a fait trois révolutions, développerait l'enthousiasme au travail et un vaste travail de choc, à seule fin d'engraisser le terrain pour le capitalisme.

 

 Un exemple, la République Espagnole :

L'aide que le prolétariat international donne du dehors au peuple espagnol est un facteur très important pour le triomphe de l'Espagne antifasciste, en premier lieu la solidarité et l'amour des travailleurs de l'Union soviétique.

 

Pourtant le fascisme espagnol est très intéressé de discréditer l'Union soviétique et les chefs de son gouvernement. En Union soviétique même, le fascisme utilise ses serviteurs, les trotskistes, pour attenter à la vie des dirigeants du gouvernement et du Parti de l'Union soviétique, pour faire des actes de sabotage, pour pratiquer l'espionnage.

En Espagne, le fascisme utilise les trotskistes pour réaliser une lutte féroce contre le pays du socialisme triomphant et contre ceux qui l'ont conduit, vers le triomphe.

 

Les chefs du P.O.U.M. écrivaient que les dirigeants de l'Union soviétique et de l'Internationale communiste ne s'intéressaient pas à la lutte du peuple espagnol. Les actions diplomatiques de l'Union soviétique en faveur du peuple espagnol, toute la campagne de solidarité réalisée par les Partis communistes dans tous les pays seraient seulement l'expression du désir de ne pas intervenir directement et concrètement à côté des antifascistes.

 

A l'occasion de l'arrivée à Barcelone du bateau soviétique Sirianine qui a provoqué un enthousiasme délirant parmi la population catalane, les trotskistes écrivaient :

« Oui, ce sont les citoyens soviétiques qui nous aident, mais pas le gouvernement soviétique. » Et ils ajoutaient, alors que la solidarité soviétique fait vibrer le peuple espagnol d'enthousiasme en le stimulant pour la lutte et en ranimant sa foi dans le triomphe et continuant en cela la campagne internationale menée par le fascisme :

 

Si Staline a cédé et accorde sa solidarité, c'est parce que de cette façon il pense affaiblir les positions du fascisme nazi dans lequel Staline voit son principal ennemi.

  Selon la Batalla, il résulte que Staline aide l'Espagne républicaine pour affaiblir l'Allemagne son ennemie. De cela, on tire la conclusion fasciste que les provocateurs de guerre sont les communistes.

Les attaques des trotskistes contre l'Union soviétique sont devenues si agressives et si calomnieuses que le consul général de l'U.R.S.S. à Barcelone a dû les dénoncer publiquement. Dans une note, le consulat général de l'U.R.S.S. à Barcelone dit :

 

« Une des manœuvres de la presse fasciste internationale consiste à calomnier en déclarant que le représentant de l'Union soviétique accrédité devant le gouvernement dirige en fait la politique intérieure et extérieure de la République espagnole. Les buts des serviteurs du fascisme, en diffusant une pareille insinuation, sont bien clairs. En

premier lieu, ils veulent nuire au prestige du gouvernement de la République espagnole. En deuxième lieu, affaiblir le sentiment de solidarité fraternelle qui devient chaque jour plus fort entre le peuple d'Espagne et celui de l'Union Soviétique, base morale principale de la latte antifasciste. En troisième lieu, aider et renforcer les tendances de désorganisation du front unique républicain de la part des différents groupes incontrôlés et irresponsables. Et voilà que, parmi les organes de la presse catalane, il s'en trouve un qui a entrepris la tâche d'aider cette campagne fasciste.

Dans son numéro du 27 novembre, la Batalla tâche de fournir du matériel aux insinuations fascistes, mentionnées. »

 

Contre les brigades internationales

 

Dans la guerre, le rôle des trotskistes est d'utiliser les petits groupes qu'ils ont organisés pour trahir, pour se retirer dans les moments les plus décisifs de la lutte.

Ils dirigent en même temps des attaques contre la reconstruction de l'armée ouvrière, en exigeant une Armée rouge, mais pas une armée populaire.

 

Les glorieuses brigades internationales sont aussi l'objet des attaques des trotskistes. Ils disent qu'elles sont au service du Parti communiste officiel et de l'U.R.S.S., qu'elles sont au service de Staline, qu'elles sont un grand danger pour l'Espagne antifasciste.

Et voilà ce qu'écrit en même temps le journal de Franco, Heraldo de Aragon :

Staline se propose d'amplifier et consolider son influence à Madrid et Valence, après avoir assuré sa domination en Catalogne. A cet effet, Staline a chaque jour de longues conférences avec Rosenberg, son délégué auprès du gouvernement Largo Caballero, auquel il donne des instructions correspondantes.

 

Cette attitude a été clairement confirmée par le ministre rouge, Jésus Hernandez, communiste, qui a dit : «Maintenant, nous devons commencer le travail définitif d'élimination du P.O.U.M. qui est une organisation traître et antisoviétique. Après, nous anéantirons la C.N.T. S'ils offrent une résistance, nous comptons sur l'appui inconditionnel de la Brigade internationale. »

Pour qui les brigades internationales sont-elles un danger ? Pour le fascisme. C'est pour cela qu'elles sont attaquées par les trotskistes, ses alliés. Les brigades internationales ne sont pas des brigades communistes. Dans les rangs des brigades internationales luttent coude à coude, des socialistes, des communistes, des démocrates, des intellectuels, des hommes de tous les courants antifascistes. Les brigades internationales ont été formées précisément par le Front populaire mondial pour aider l'héroïque peuple de l'Espagne démocratique.

 

Elles sont en effet un grand danger pour le fascisme. Voilà pourquoi les trotskistes les attaquent.

Janvier 1937.Irène Falcon : « L'activité des trotskistes en Espagne », Correspondance internationale, n° 5, 1937.

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