17 avril 2012

Non aux ingérences impérialistes au Mali!

 

Communiqué du Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS) 

 

 

Les événements préoccupants qui secouent le Mali sont la conséquence de la sujétion de ce pays au néo-colonialisme français, de l'exploitation de ses maigres ressources par une bourgeoisie compradore et des castes corrompues à la botte de l'impérialisme français. Du fait de cette tutelle, le Mali est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Les puissances impérialistes tentent d'endiguer la montée des luttes démocratiques et patriotiques des masses populaires maliennes qui veulent en finir avec cette domination, de détruire les forces de progrès de ce pays et de la région.

 

Le Mali a acquis une importance stratégique en raison des rivalités qui opposent les grandes puissances impérialistes entre elles pour le contrôle du Sahel, l'accaparement des richesses de son sous-sol, dans le cadre de la lutte pour le partage et le repartage du monde entre rapaces désireux de régler les graves contradictions de la crise du système capitaliste international par l'accentuation de l'oppression des peuples et des travailleurs. Ces puissances s'acharnent à diviser les peuples, à les dresser les uns contre les autres pour pouvoir s'emparer de leurs richesses.

 

De plus, les manipulations, les manoeuvres et les intrigues incessantes de ces puissances s'inscrivent dans un plan d'achèvement de l'encerclement de l'Algérie par des régimes hostiles et complètement à leurs bottes, comme celui qu'elles ont imposé en Libye, d'orchestration de troubles à l'aide d'aventuriers manipulés auxquels elles font miroiter la promesse de les aider à constituer de pseudo Etats indépendants ou des Emirats islamiques. Le but des manoeuvres des puissances impérialistes sur les frontières sud de l'Algérie est aussi de renforcer leurs pressions afin d'amener le régime à céder les richesses du Sahara aux multinationales et de permettre à l'impérialisme américain et français d'y installer des bases militaires. L'enlèvement des diplomates algériens est dans ce contexte un acte de provocation calculé.

 

Les causes et les conséquences de la sécession de l'Azawed de même que les activités des groupes islamistes dans ses territoires du nord et le coup d'Etat militaire du 23 mars, ne peuvent être détachées de ce contexte.

 

Depuis des années ces puissances encouragent les actions armées et le banditisme de groupes qui s'abritent sous la bannière de  l'Islam. A travers ces encouragements, elles cherchent à créer des prétextes de toutes pièces pour justifier leurs interventions militaires. Ces manoeuvres exploitent les mécontentements des populations marginalisées par les régimes de la région, y compris celui de l'Algérie qui dispose de grandes ressources financières. Ces ressources auraient permis de supprimer le chômage dans les régions du sud du pays, améliorer radicalement les conditions de vie des citoyens de ces régions et prêter assistance aux pays voisins démunis dans le cadre d'une solidarité anti-impérialiste conséquente. Le pouvoir algérien ne fait rien et n'a aucune intention de faire quoi que ce soit de sérieux pour un développement économique et social harmonieux  de l'ensemble du pays et, dans ce cadre, des régions sahariennes. Sa politique demeure axée sur le désengagement de l'Etat de la sphère de la production, sur le refus de relancer une stratégie de développement. Elle a de ce fait, comme pour l'ensemble du pays, condamné à l'absence de perspectives d'avenir pour les jeunes du sud, même si les conditions de vie des populations de ces régions se sont relativement améliorées sur le plan de l'éducation, de la santé, du logement, des communications. C'est cette politique de classe réactionnaire qui crée un terrain fertile à l'action démagogique et provocatrice d'aventuriers manipulés ou rétribués par les puissances impérialistes.

 

Une fois de plus, le ministre des Affaires étrangères de la France se distingue par son esprit belliqueux, par ses immixtions ouvertement déclarées dans les questions internes des pays africains. Il affiche son mépris pour la souveraineté de ces pays vis-à-vis desquels il se comporte comme un super-préfet. Il pousse le cynisme jusqu'à crier au danger islamiste alors qu'il a aidé à l'intronisation en Libye de mercenaires camouflés sous le drapeau de l'Islam. De même il fait tout depuis des mois pour les installer à la tête de la Syrie par ses injonctions insolentes quotidiennes, par une propagande mensongère intense visant à les faire passer pour des démocrates pacifistes mais contraints malgré eux à opposer une résistance armée légitime à la dictature du régime. La menace "islamiste" au Sahel est subitement agitée et démesurément grossie par les médias contrôlés par la grande bourgeoisie pour appeler à l'intervention de toute urgence. Il est évident d'autre part que les appels de la France, de l'Union européenne, des USA, à respecter l'intégrité du territoire du Mali sont pure hypocrisie quand on voit que partout, de l'ex-Yougoslavie à la Libye en passant par l'Irak, le Soudan, la Somalie, sans compter leurs tentatives actuelles en Syrie, ils travaillent à morceler les petites nations pour les piller plus facilement. Ces appels servent seulement à faire accepter leur intervention militaire dans la région, directement ou par l'intermédiaire de supplétifs locaux.

 

L'impérialisme français a actionné sa "harka" de la Cédéao, une structure qu'il domine depuis sa création.  Le pantin que ses troupes militaires ont imposé à la tête de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, épaulé par ses caporaux zélés du Burkina Fasso, a placé le Mali sous tutelle pour le compte de ses maîtres français, après avoir entrepris de l'asphyxier sous un embargo criminel. Les militaires maliens ont obtempéré à l'ordre de rejoindre leurs casernes. La "harka" de la Cédéao agite la menace de son débarquement  au Mali pour y faire régner l'ordre néo-colonialiste. Comme au bon vieux temps, des Africains sont enrégimentés pour tuer d'autres Africains pour le plus grand bonheur des colonialistes qui veulent pouvoir continuer à piller en toute quiétude les richesses du continent.

 

Une fois de plus le conseil de sécurité de l'ONU, et en contradiction avec la Charte des Nations-Unies, s'arroge le droit de s'ingérer dans les affaires d'un Etat souverain en condamnant l'action des   militaires. Ce même conseil de sécurité n'avait rien trouvé à redire sur le coup d'Etat réactionnaire des militaires du Honduras, coup d'Etat commandité par les USA contre le président Zelaya. Il n'avait pas condamné la répression et les crimes de la junte. Quoi que l'on puisse penser de l'action, de la sincérité et des volte-face des militaires maliens, cette ingérence de l'ONU est inacceptable. Le conseil de sécurité confirme qu'il est devenu depuis la disparition de l'URSS un organe de repartage du monde entre puissances impérialistes, anciennes ou nouvelles. La banalisation des outrepassements des prérogatives du Conseil de sécurité ne peut être tolérée.

 

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme condamne les ingérences des puissances impérialistes, de leurs fantoches africains et de l'ONU, au Mali.


Il exprime son soutien et sa solidarité aux progressistes et anti-impérialistes maliens face aux pressions de l'impérialisme et de ses valets internes. Il les appelle à éviter de tomber dans les pièges de la division tendus par les néocolonialistes et à développer la concertation entre eux pour faire échouer ensemble les plans mortels des puissances impérialistes

 

Il appelle tous les progressistes algériens à manifester leur sympathie avec la résistance anti-impérialiste malienne.

 

Il dénonce le silence des autorités du pays sur les ingérences impérialistes dans la région et leur incapacité, conséquence des intérêts de classe qu'ils défendent, de mettre en oeuvre une politique de développement du pays, des régions du sud, de solidarité effective avec les peuples africaines, une politique qui neutraliserait les complots et les intrigues impérialistes et renforcerait la résistance unie des peuples aux entreprises de recolonisation.

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11 avril 2012

 

La tendance en Syrie
Moscou et Pékin enterrent l’unilatéralisme américain grâce à la résistance de la Syrie 
Pierre Khalaf



La déclaration adoptée par le Conseil de sécurité sur la Syrie constitue un tournant dans les équilibres internationaux et dans la position des Etats-Unis et de l’Occident des événements en Syrie. L’unilatéralisme américain a officiellement été enterré le mercredi 21 mars.

 

Pour la première fois depuis l’invasion de l’Irak en dehors du cadre des Nations unies. Washington s’est plié au principe du partenariat à l’intérieur du Conseil de sécurité et a reconnu un rôle déterminant pour la Russie et la Chine dans la définition des choix internationaux, après avoir pratiqué une politique unilatérale depuis la chute de l’Union soviétique, en 1991.

 

Le texte du Conseil de sécurité appuie la mission de l’émissaire onusien Kofi Annan, dont le plan ne prévoit pas le départ du président Bachar al-Assad, comme l’exigeait le plan de la Ligue arabe, auquel d’ailleurs il n’est pas fait allusion.

 

Le texte exhorte le gouvernement syrien et l’opposition syrienne à "œuvrer de bonne foi » avec M. Annan, et à "appliquer intégralement et immédiatement » son plan de sortie de crise "dans le cadre d’un processus politique dirigé par les Syriens dans le but de régler les aspirations légitimes du peuple". Il est demandé au pouvoir syrien de "désigner un négociateur doté de toutes les prérogatives lorsque l’émissaire le lui demandera". Mais le texte ne comporte aucune menace ou ultimatum.

 

Le Conseil de sécurité demande "un arrêt effectif de toutes les formes de violence armée par toutes les parties". Il s’agit d’une reconnaissance implicite par les pays occidentaux de la présence d’une opposition armée qui combat le régime syrien.

 

Le fait que des sources proches du pouvoir syrien, citées par plusieurs médias libanais et arabes, aient vu dans la déclaration une "prédominance des points positifs", tandis que le Conseil national syrien (CNS, pro-occidental) l’a condamné, est un signe que les ennemis du régime sont confus et embarrassés, alors que le pouvoir, lui, semble satisfait.

 

Cette déclaration marque, incontestablement, un recul de la part des pays Occidentaux dans leur approche de la crise syrienne. Le régime syrien et son président sont reconnus comme interlocuteurs et comme parties prenantes dans toute solution politique. Par conséquent, le rôle de Moscou et de Pékin comme acteurs essentiels et incontournables dans cette partie du monde est consacré, alors que l’objectif de Washington et de ses alliés était de les évincer, comme ils l’ont fait en Libye.

 

Ce changement dans les rapports de force internationaux n’est pas seulement dû à l’attitude de Moscou et de Pékin mais aussi, et surtout, à la capacité de résistance de la Syrie, dont le régime a prouvé qu’il disposait d’une forte assise populaire, d’institutions solides et d’\une armée soudée

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New Orient News (Liban) 
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf 
Tendances de l’Orient - Lundi 26 Mars 2012 no76
Bulletin hebdomadaire d’information et d’analyse, spécialisé dans les affaires de l’Orient arabe.
Préparé et diffusé par Le Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales neworientnews.com 

Rédacteur en chef : Pierre Khalaf
khalafpierre@gmail.com

Déclarations et prises de positions

Mgr Béchara Raï, Patriarche maronite

« Nous avons trois paroisses en Syrie et nous visiterons ce pays quand la situation se calmera, pas en tant qu’homme politique, car nous faisons une distinction totale entre l’action politique et l’action ecclésiastique. Et comme dans chaque pays où nous nous rendons, nous rencontrerons les autorités locales car nous souhaitons exprimer aux dirigeants que la communauté chrétienne et libanaise en générale est loyale à sa patrie. Nous aimerions aussi entendre ce qu’ils ont à dire »

 

Fayez Ghosn, ministre libanais de la Défense

« Ceux qui appellent à un nouveau Nahr al-Bared n’appartiennent pas au Liban et n’ont que faire de son unité et de son avenir. Au lieu de critiquer l’armée et de l’impliquer dans des questions en contradiction avec les principes nationaux, ils feraient mieux de s’occuper des revendications du peuple. Ces propos sont inacceptables, quelles que soient les justifications apportées. Le démantèlement d’une cellule salafiste dans l’armée confirme ce contre quoi nous mettions en garde : l’existence d’Al-Qaïda au Liban. »


 

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Collectif pour la Syrie



http://collectifpourlasyrie.monsite-orange.fr

http://www.facebook.com/pages/Collectif-pour-la-Syrie/354276937932285

collectifpourlasyrie@orange.fr





Lettre ouverte aux Médias, aux Elus et aux Candidats à la Présidence de la République Française

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes des citoyens majoritairement syriens, français et/ou franco-syriens de culture, de religion, de profession et de sensibilités multiples. Le collectif qui nous unit a pour objectif de rassembler nos forces et convictions pour la défense de la Syrie et de son peuple, de son histoire, et de sa générosité, tout en conservant l’amour que nous portons pour la France, sa grandeur, et les valeurs que cette patrie - d’adoption pour un grand nombre de signataires - porte en elle en termes d’humanisme, d’universalisme, de liberté, et de démocratie.

 

Pas un jour ne passe sans informations sur la Syrie. Mais quelles informations ? Les médias internationaux "mainstream" font-ils réellement leur travail en ne livrant qu’une seule version des événements alimentée par « l’observatoire syrien des droits de l’homme, (OSDH) » géré par un seul homme qui compile à l’étranger des vidéos qui lui seraient adressées de Syrie.

 

Ces informations de l’OSDH sont couplées avec les annonces de l’opposition syrienne en exil, les déclarations de la Ligue Arabe et sont reprises sans aucune vérification par les Chancelleries Occidentales.

 

Traitement univoque et toujours émotionnel de l’information qui a trouvé son épiphénomène avec le drame de Homs, en ignorant toute considération géopolitique pourtant très éclairante.

 

Des membres de la coordination du Collectif ont effectué plusieurs séjours en Syrie :

- du 17 au 24 janvier 2011, 
- du 8 au 15 mars 2011, 
- du 1er au 4 avril 2011, 
- du 23 avril au 7 mai 2011, 
- du 12 au 19 mai 2011, 
- du 10 au 17 juillet 2011, 
- du 20 au 27 septembre 2011, 
- du 29 octobre au 8 novembre 2011, 
- du 15 au 22 novembre 2011, 
- du 21 au 28 décembre 2011, 
- du 14 janvier au 4 février 2012, 
- du 18 au 28 février 2012.

Ils reviennent après s’être entretenus avec de très nombreux interlocuteurs de toutes tendances et après avoir effectué plusieurs déplacements dans le pays.

 

Nous sommes toujours frappés par le grand écart entre la réalité sur le terrain en Syrie et la version officielle et/ou gouvernementale transmise en France de façon monolithique.

 

La situation est d’une extrême gravité mais ne justifie pas une

couverture des événements décalée par rapport à la réalité de ceux-ci.

 

Soucieux de la paix et de la stabilité dans cette région du monde, nous avons également pleinement conscience de la vocation de la France dans cette région, plus particulièrement avec la Syrie où elle se doit de maintenir sa place.

 

Le problème majeur auquel nous sommes confrontés est l’attitude autistique des médias en France qui ne diffusent qu’un seul point de vue, quotidiennement, avec acharnement, sans mesure, sans nuance.

 

La question de la finalité de ce type d’information se pose.

 

Il n’est pas concevable de diffuser la même version des faits non vérifiable, commentée souvent par de faux spécialistes et documentée par de fausses images.

 

Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Une des questions qui s’impose est donc celle de la désinformation. Comment expliquer une telle différence entre la réalité du terrain et les propos tenus dans nos journaux et sur nos petits écrans, qui donnent de la Syrie l’image d’un pays à feu et à sang, où la répression aurait fait plus de huit mille morts (un nombre de plus en plus souvent avancé sans emploi du mode conditionnel) ?

 

Pour l’essentiel, une réponse : l’OSDH ; l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (ou, plus exactement, « les » OSDH), la source quasiment unique des médias occidentaux, presque systématiquement mentionnée dans tous les articles de journaux et reportages télévisés. En juillet 2011 déjà, nous avons été frappé par la distorsion qui existait entre le terrain et « l’information », et ce plus encore à l’occasion d’une expérience très précise, à Hama.

 

Le vendredi 15 juillet, nous avons assisté à une manifestation qui avait rassemblé entre 3.000 et 10.000 personnes. Le soir même, l’AFP, suivie des bulletins de France 24, d’Euronews et du journal Le Monde, avait annoncé 500.000 manifestants et la fin prochaine du régime ! Il convenait de s’interroger sur l’origine de « l’information » : l’OSHD… La ville de Hama, qui plus est, ne compte pas même 400.000 habitants, ce qu’aucune rédaction n’a vérifié. L’étiquette « droits-de-l’homme » de cette organisation semble ainsi avoir inspiré une totale confiance.

 

Pourtant, à plusieurs reprises, les dépêches de l’OSDH se sont révélées contenir des « fakes ». Autre cas très concret : le 20 novembre, toute la presse a annoncé une attaque de roquettes contre le siège du parti Baath à Damas. Un de nos contacts à Damas nous a informés de ce que le bâtiment était intact. Nous l’avons vérifié.

 

Deux coups de fil ont été suffisants pour vérifier l’information et publier une photographie du siège du Baath, avec, en avant-plan, la une d’un grand quotidien du lendemain de la prétendue attaque. Autre exemple vécu : le 27 décembre, nous étions à Damas lorsque l’on a annoncé une fusillade à l’université. Nous nous sommes immédiatement rendu sur place, puis à l’hôpital où les blessés étaient transportés. Nous avons rencontré des étudiants, ainsi que la mère et la tante d’un des blessés : un opposant au gouvernement, un étudiant, était entré dans une salle d’examen et avait tiré, en choisissant ses cibles, tous membres d’organisations étudiantes. Dans l’heure, l’OSDH a affirmé que plusieurs tireurs pro-régime avaient ouvert le feu, tuant et blessant des étudiants qui manifestaient contre le gouvernement… Une « information » immédiatement reprise par l’ensemble des sites de presse occidentaux.

 

Il convenait dès lors de mener une enquête de fond, dans le but d’identifier avec précision l’OSDH, organisation basée à Londres qui, selon plusieurs sources interrogées en Syrie en juillet déjà, dans les milieux de l’opposition, comprendrait notoirement des membres des Frères musulmans.

 

Il n’a pas été bien difficile de rencontrer les membres de cette organisation, à l’origine de laquelle on trouve un certain Rami Abdel Rahmane, syrien émigré à Londres, propriétaire d’un commerce de prêt-à-porter. Depuis le début de la crise syrienne, cet opposant au régime baathiste a créé un site sous le label rassurant d’observatoire des droits de l’homme, adressant aux agences de presse des dépêches dénonçant les exactions du gouvernement syrien et des bulletins nécrologiques chiffrés, informés quotidiennement, selon lui, par un réseaux de plusieurs centaines d’observateurs présents en Syrie. Il doit y avoir d’autres points de vue dans le cadre d’un débat contradictoire.

 

La France, notre patrie d’adoption pour certains, est la mère universelle de l’avènement de la démocratie et respectée pour cela.

 

Comment concevoir que dans ce pays de liberté, il ne puisse y avoir pour des événements aussi graves aucun débat, aucun discours déviant de quelques mots de la ligne officielle, aucune voix portant une information autre ?

 

Cela nous concerne, mais concerne également la France qui a su se faire respecter en 2003 face au monde occidental en disant simplement « non » à la guerre en Irak.

 

Pour envahir l’Irak, les dirigeants des États Unis se sont ouvertement servis de l’opposition « extérieure » après avoir commis la plus grande escroquerie du siècle concernant les « armes de destructions massives ».

 

Avant même le retrait de leur armée, ils reconnurent que ce choix fut à l’origine de nombreuses erreurs d’appréciation qui, sur le terrain, coûtèrent des pertes immenses humaines et autres.

 

Aujourd’hui, il ne reste pour les U.S.A. que le prix exorbitant d’une guerre qui n’était censée durer que quelques mois.

 

Mais pour les Irakiens leur pays est désormais dévasté, ravagé, détruit et la population est en butte à des conflits religieux incessants. Qui n’a pas conscience aujourd’hui d’avoir été manipulé par des informations relayées ad nauseam par l’ensemble des médias occidentaux ?

 

Il ne semble pas que cet échec ait servi ni à l’OTAN ni à ses alliés. Non seulement le même procédé est utilisé pour tenter d’imposer le Conseil d’Istanbul dit Conseil National Syrien, de Tunisie, ou de l’Union Européenne [le CNS] en tant que représentant légal du peuple syrien qui le rejette ; mais on ose s’adresser aux chrétiens du Proche-Orient en tant que protecteur. En effet, dans une tribune intitulée « Les chrétiens d’Orient et les printemps arabes » http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/spip.php ?page=article_imprim&id_article=98696, Monsieur Juppé appelle les chrétiens de Syrie à « participer » à sa propre vision de la Syrie future et leur assure qu’il a beaucoup insisté sur la question du respect des « minorités » auprès du CNS « qui a vocation à rassembler l’opposition syrienne » ! Il ignore que, malgré les attaques terroristes, le peuple syrien vient d’adopter une Constitution qui démontre, entre autres, qu’une solution politique est possible… CNS ou pas !

 

Dans une interview télévisée sur la chaîne ANBhttp://www.youtube.com/watch ?v=46OThtTtZHw&feature=share, Monsieur Michel Samaha, homme politique libanais et ancien ministre de l’information, répond à cette sollicitude et à la notion de « minorités »… si inattendue de la part d’un ministre d’État Français où la laïcité fait loi « Non… Alain Juppé ne défend pas les minorités lorsqu’il écrit : Les chrétiens d’Orient sont inquiets. Inquiets pour la pérennité de leur présence dans une région qui est leur région depuis 2000 ans. Inquiets pour le respect de leurs droits dans un contexte de bouleversements majeurs. Inquiets face à la montée des tensions liées au confessionnalisme. Je veux leur dire que j’entends, que je comprends leurs craintes. Je voudrais rappeler que Juppé n’est pas De Gaulle pour se permettre de déclarer un « Je vous ai compris » équivalent à celui adressé autrefois aux Algériens réclamant leurs droits nationaux…

 

Il n’est pas De Gaulle et il ne s’adresse pas aux Algériens… Je dis qu’il a fait alliance et a fabriqué des révolutions désormais livrées aux Takfiristes… Je lui dis qu’il est responsable de la mise en pièces, aujourd’hui même, des croix tombales du cimetière chrétien en Libye…http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/video-libye-un-cimetiere-militaire-britannique-profane-par-des-miliciens_1090178.htmlMonsieur Juppé, vous en êtes responsable au même titre que l’État que vous représentez ; puisqu’avec Bernard Henri-Levy, vous avez revendiqué avoir fabriqué et réussi la révolution libyenne. Est-ce là le modèle que vous nous proposez ?

 

Nous refusons vos propos, comme nous refusons que vous nous qualifiiez de minorités, alors que vous considérez les musulmans français comme des citoyens à part entière appartenant à une communauté particulière. Nous ne sommes pas des minorités dans nos patries respectives… Nous sommes des citoyens en pleine possession de notre citoyenneté, mais nous sommes chrétiens et nous nous soumettons à Dieu à travers l’Évangile, tout comme le musulman se soumet à Dieu à travers le Coran… Cette coexistence nous convient depuis toujours… nous la vivons bien, et notre culture commune en est l’expression… ».

 

Certains hauts dignitaires européens n’hésitent pas à proposer de traiter la situation en Syrie avec des méthodes identiques à celles utilisées en Libye. Des dizaines de milliers de civils ont été massacrés, des dizaines d’usines et de sites économiques ont été détruits par des frappes aériennes, et maintenant la Libye est en plus divisée. Ce qui se passe entre Tripoli et Benghazi est un cauchemar politique : plus aucune autorité ne règne sur le pays, les milices s’entre-déchirent et le spectre de la partition menace l’unité nationale. A l’heure où les opposants syriens songent à militariser leur lutte, le chaos alarmant qui règne en Libye a de quoi faire réfléchir :http://www.lexpress.fr/actualite/monde/l-echo-de-la-libye-retentit-en-syrie_1093039.html .

 

L’opposition reconnue par la France est autoproclamée et ne représente aucunement les syriens. Elle est composée de personnes qui ne vivent plus en Syrie depuis de nombreuses années et n’en connaissent que ce qu’ils en ont retenu lorsqu’ils ont quitté leur pays. Pas un syrien ne connaît M. Ghalioun ! Nous sommes loin de l’histoire de Monsieur Mandela ou de Monsieur Vaclav Havel.

 

Il est très difficile de définir aujourd’hui l’opposition syrienne qui est composée de coalitions hétéroclites dans lesquelles se trouvent des intellectuels, des jeunes de la classe moyenne, des exclus du système informel, des membres de courants libéraux, une opposition conservatrice, voire islamiste.

 

Mais cette opposition existe et se situe en Syrie – tous ceux qui la représentent vivent dans leur pays.

 

Les premières manifestations n’ont pas été perçues par le pouvoir syrien pour ce qu’elles étaient, à savoir une recherche d’ouverture politique, de liberté et de lutte contre la corruption.

Ce manque de vision a amené des éléments extérieurs à utiliser les premiers mouvements non pas pour aider les manifestants, mais pour déstabiliser la Syrie avec des groupes armés extrémistes, salafistes et jihadistes financés de l’étranger. Exemple : Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, s’est dit aujourd’hui favorable à des livraisons d’armes à l’opposition syrienne en lutte contre le régime du président Bachar al-Assadhttp://plus.lefigaro.fr/article/syrie-le-qatar-veut-armer-lopposition-20120227-772956/commentaires ?page=2. Déjà très impliqué dans le renversement du gouvernement de Libye, où, suite à un accord bilatéral avec la France, il a armé plusieurs mouvements islamistes, le Qatar utilise désormais son bras médiatique, Al-Jazeera, pour soutenir la contestation en Syrie.

 

Les rumeurs, les messages anonymes sur Internet et les rapports émis par la TV satellite dans l’intention d’exacerber les divergences sectaires font partie de la campagne de déstabilisation. La France, y participe malheureusement d’une part à travers les médias et d’autre part par un soutien logistique. Le canard enchaîné, dans son édition du 23 novembre 2011 : « des officiers de la DGSE, le service de contre-espionnage français, ont été envoyés au nord du Liban et en Turquie avec pour mission d’instruire et de structurer les « contingents » de l’Armée Syrienne Libre, censée regrouper des « milliers » de « déserteurs » syriens ».

 

D’autre part, le chef d’Al-Qaïda Ayman Al-Zawahiri a manifesté son soutien à la contestation en Syrie, le 12/2/2012, dans un enregistrement vidéo où « il demande aux musulmans de Turquie, de Jordanie et du Liban de soutenir la rébellion et de renverser le régime actuel, qu’il qualifie d’anti-islamiste ».

 

Selon la télévision russe, le 16 février, le chef du renseignement américain James Clapper « reconnaît devant la commission des armées du sénat lors d’une audition, le soutien d’Al-Qaïda à l’opposition syrienne ».

 

Quelle coïncidence !!!! La France qui a payé une lourde tribu, 82 soldats tués depuis 2001 en Afghanistan pour combattre les terroristes islamiste d’Al-Qaida, se retrouve dans le même camp que ces derniers contre la Syrie laïque !!!

 

De pacifiques, les manifestations sont devenues armées, visant à atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec des réformes politiques et sociales.

 

Les forces de sécurité ont commis plusieurs erreurs injustifiables dans le traitement de ces manifestations.

 

L’utilisation de ces erreurs par des éléments extérieurs a eu pour conséquence que des milliers civils et des soldats ont été tués. Des gangs armés se sont constitués, attaquant des propriétés publiques et privées, et mettant en place des barricades dans certaines villes où ils ont pris le dessus. Dans les tous derniers mois, ces bandes armées se sont chargées de mettre sur pied des sites armés dans les régions frontalières entre la Syrie, et la Turquie, le Liban, la Jordanie et l’Irak pour s’assurer une continuité dans le ravitaillement en armes et en équipements divers.

 

Dans le même temps, certains événements ont été exagérés. Des faits ont été falsifiés ; « comme la mort de l’enfant attribué à l’armée syrienne alors que la mère le contestait et indiquait que si l’armée avait été présente cela ne se serait pas passé. Les équipements dernier cri électronique et médiatique ont été utilisés afin de faire passer l’armée syrienne comme étant complètement responsable de ces actes, et de déresponsabiliser totalement les bandes armées ».

 

Parallèlement sur le plan politique, la seule voie ouverte par les occidentaux est le dit Conseil National Syrien.

 

Imposer comme préalable à toute discussion le retrait du régime en place s’assimile à un coup d’état, car en réalité, c’est le « CNS » qui s’imposera de fait.

 

En vertu de quoi ce parti serait-il représentatif des voeux des syriens ?

A-t-il été désigné suite à des élections libres ?

A-t-il oeuvré en Syrie pour faire connaître ses programmes ?

Ses membres sont-ils tous syriens résidents ?

Ce n’est pas un coup d’état que demandent les syriens, mais l’ouverture d’une voie réellement démocratique.

La mise en place du CNS en remplacement du régime actuel consiste en fait à imposer aux syriens la décision arabo-occidentale dans un but qu’il serait bon d’éclaircir.

 

N’êtes-vous pas surpris que, subitement des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite se préoccupent de la mise en place d’une démocratie chez un pays « frère » alors qu’elle n’existe pas chez eux ?

 

N’êtes-vous pas surpris que la Ligue Arabe, silencieuse lors de l’invasion de l’Irak, de l’Afghanistan, de la guerre faite par Israël au Liban, devant les difficultés auxquelles doivent faire face les palestiniens, se mobilise aujourd’hui avec force démonstrations reprises par les médias quotidiennement contre le régime syrien, avec virulence, intransigeance et vote à tout va toutes les sanctions économiques possibles et imaginables ?

 

N’êtes-vous pas surpris que pas un mot ne soit prononcé par les médias concernant le Bahreïn, l’Arabie Saoudite ou le Kuwait ?

 

Depuis quand ces pays se préoccupent-ils de la démocratie ?

Enfin quel pays accepterait que des éléments armés tentent de faire la loi chez lui et reste « l’arme au pied » sans se défendre ?

 

La démocratie ne s’impose pas, elle s’obtient par les peuples concernés.
Aujourd’hui c’est la guerre civile, demain ce peut-être une déflagration dans tout le Moyen-Orient.

 

Nous ne croyons pas à la bonne volonté missionnaire, gratuite et altruiste des Chancelleries Occidentales ni à celle de la Ligue Arabe.

 

Pressé par les événements, le gouvernement syrien a adopté plusieurs réformes dont la fin du monopole du pouvoir exercé par le parti Baath et le vote d’une nouvelle constitution visant (en dépit de nos réserves quant à certains articles) à l’établissement d’une société pluraliste et démocratique, garantissant les libertés publiques et privées, aidant au développement de la liberté d’expression et à la reconnaissance du droit de l’opposition à une activité politique pacifique.

 

De vastes secteurs de l’opposition nationale pacifique ont accueilli positivement ces mesures. « L’opposition se compose d’un large spectre de partis très divers majoritairement patriotiques, s’opposant à l’ingérence étrangère et aux bandes armées. De plus, il faut compter avec les Frères musulmans qui peuvent être considérés comme le parti le plus actif et le mieux organisé dans le pays et à l’étranger ». Il y a également plusieurs groupes traditionalistes avec différentes orientations, dont l’influence devient clairement visible dans des rassemblements et manifestations dans différentes régions. Ces groupes ne cachent pas leurs objectifs qui sont typiquement réactionnaires et sectaires.

 

Tandis que l’opposition fondamentaliste et armée s’en tient toujours au slogan du renversement du régime, attisant les tensions communautaires.

 

Dire ceci n’est pas « soutenir le régime », contrairement à une pensée qui s’assimile à du terrorisme intellectuel. Il est possible de revendiquer un Etat de droit sans pour autant cautionner des interventions étrangères, dont l’histoire montre régulièrement qu’elles ne sont jamais dénuées d’arrière-pensées.

 

Il faut donc agir pour que cesse l’armement des groupes étrangers dont l’existence hier contestée ne fait plus aucun doute aujourd’hui.

 

Il faut accepter l’idée d’un cessez le feu entre les groupes armés et l’armée syrienne qui ne peut que se défendre tant que les attaques persistent.

 

Il faut cesser de tuer ses habitants, et de ruiner le pays sur le plan économique.

Il faut donner la parole aux partis d’oppositions créés, développés et agissant EN Syrie et non de l’extérieur, et pour ce faire, accepter de les recevoir en France, de leur donner une audience à tout le moins égale à celle donnée au CNS.

 

Il faut utiliser les élections législatives prévues pour favoriser un débat réel, ouvert et actif et ce, pourquoi pas, sous le contrôle d’une commission neutre composée de représentants de pays a priori non concernés tels, par exemple, la Suède, la Suisse l’Inde ou le Japon.

 

Il faut que les élections législatives (mai 2012) se déroulent sous le contrôle d’une même commission, que le dépouillement des votes soit effectué sous le même contrôle.

 

Les syriens peuvent choisir agir et décider.
Le tragique de la situation actuelle ne justifie pas qu’elle persiste.

Si des comptes doivent être réglés, ils le seront une fois qu’aura cessé cet état de guerre et qu’un pouvoir légitime sera mis en place.

 

Si ces mesures étaient mises en oeuvre, elles pourraient être un pas important, dans la transition de la Syrie vers une société démocratique et pluraliste.

 

Jusqu’à présent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne (et l’Europe) mènent la campagne internationale visant à imposer de plus en plus de sanctions contre la Syrie. Jour après jour, la situation économique se détériore, la pression sur les conditions de vie du peuple syrien s’intensifie.

 

Tenter de présenter le problème comme s’il s’agissait d’une lutte communautaire ou religieuse serait une falsification flagrante des faits. La Syrie a maintenu la liberté religieuse pour tous, tout en n’autorisant aucun groupement religieux à dominer l’État ou à être promu par ce dernier.

 

Dix mille ans d’histoire. Berceau de la civilisation. Premier alphabet. Terre des religions monothéistes. Symbole du vivre ensemble. La Syrie est menacée aujourd’hui d’implosion. La situation est critique et nous ne sommes malheureusement pas encore au bout du chaos qui s’annonce, avec les plus vives inquiétudes qui sont celles de tout un peuple aujourd’hui, meurtri par des débordements qui le dépassent.

 

Ce qui se passe en Syrie fait partie d’une contestation qui dépasse le simple cadre du pays. Certes, nombre de revendications sont justes et légitimes, mais il est des tentatives, de l’intérieur comme de l’extérieur, visant la déstabilisation de la Syrie. Le maintien de la répression et de la situation insurrectionnelle serait au profit d’un désordre sans précèdent qui affecterait tous les pays de la région sans exception. N’oublions pas l’inquiétante dimension interconfessionnelle. La Syrie court des dangers immenses de confrontation communautaire qui n’épargneront aucun état du Proche- Orient. La laïcité est en danger ainsi que la paix, la stabilité régionale et le dialogue euro-méditerranéen.

 

Des solutions de reformes en Syrie et d’apaisement local et régional existent et méritent d’être entendues pour SAUVER non seulement la SYRIE, mais tout le Proche-Orient. La solution ne peut être que politique. Les syriens dans leur majorité écrasante refuseront toute ingérence étrangère. La France pourrait aider à montrer les voies pour une vraie réforme. Elle pourrait également encourager un dialogue serein entre les diverses composantes.

 

Aussi, nous réclamons le droit de réponse afin d’apporter un autre éclairage, notre témoignage ainsi que notre vision concernant ce qui se passe en Syrie.

 

Nous tenons à vous présenter une brève analyse des événements successifs qui se sont déroulés en Syrie, afin de mettre en lumière certains faits, d’une part, et d’autre part, tordre le cou à certaines contre-vérités montées de toute pièce et médiatisées.

 

Pour finir nous n’oublions pas le bien que peuvent apporter les médias dans la mise à jour de scandales, mais également le mal qui peut être fait dans une utilisation non journalistique de ce moyen de communication. Rappelons-nous entre autre de Timisoara en Roumanie et les « armes de destructions massives » en Irak.

 

Dans l’attente, recevez, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre parfaite considération.

La Coordination du Collectif pour la Syrie

Anas Alexis CHEBIB a.chebib@wanadoo.fr Mobile : +33 (0) 684633390
Ali Najib IBRAHIM alinajib@voila.fr
Philippe MORRON pmorron@free.fr
Iyad HALLAJ iyad.hallaj@noos.fr
Bassam TAHAN pierhan@yahoo.fr
Père Michel LELONG 54 rue de Rome- 75008 Paris/ France.
Mobile : +33 (0) 608571835
Safa DELYE safadelye@yahoo.fr
karim SAYEGH ksayegh06@gmail.com

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08 avril 2012

 

 Le deal France MNLA 

Un véritable complot est tramé entre la France et le MNLA contre le Gouvernement du Mali.

En effet, d’une part mécontent du soit disant laxisme d’ATT face aux enlèvements de ses ressortissants par l’Aqmi, et d’autre part voyant l’intention du gouvernement du Mali a écarter les sociétés françaises dans l’attribution du marché d’exploitation de son futur pétrole au nord, la France a délibérément chercher à faire un deal avec la rébellion touareg en vue de déstabiliser le régime d’ATT et d’inciter les Targui à réclamer l’Independence sinon l’autonomie de leur zone (Azawad). Le deal convient que la France s’engage à soutenir financièrement, diplomatiquement et stratégique-ment les séparatistes jusqu’au bout (c’est-à-dire jusqu’à l’atteinte de leur objectif). En contrepartie, les séparatistes devront s’engager à éradiquer l’Aqmi du nord du Mali et aussi à confier aux sociétés françaises l’exploitation du pétrole du nord.

Le scénario tracé est le suivant:
Les rebelles devront se soulever et attaquer les camps militaires du grand Nord (Aguelock et Kidal) en vue de libérer le septentrion malien. La France pourra alors les ravitailler en armements, carburants et autres via l’aéroport de Tessalit. Ils devront continuer la progression vers l’Est en annexant GAO et Tombouctou. Une fois Tombouctou tombé, l’objectif serait en parti atteint. La France de son côté garantira la légitimité et la protection des rebelles en empêchant la CEDEAO d’intervenir militairement. Pour ce faire elle devra anticiper en convoquant une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU (ce qui masquera son soutien aux séparatistes) pour demander un arrêt d’hostilité aux belligérants et afin que soit privilégié le dialogue. Dans le plan, il est prévu que le MNLA proclame la fin des opérations militaires dans les heures qui suivront la déclaration de l’ONU. Alors, la CEDEAO qui ne peut agir sans l’aide et l’aval de l’ONU sera contrainte de renoncer aux interventions militaires contre les rebelles. Aussi de par leur déclaration anticiper de cesser le feu, les rebelles parviendront à vaincre la confiance de la communauté internationale. Ainsi, ils réclameront leur autonomie territoriale afin de finaliser le deal conclu. Dans le deal, il a été recommandé au porte parle de MNLA Moussa Ag ATTAHER (logé, escorté et protégé par la France), que pour qu’on ne soupçonne pas la France de jouer un double jeu, il ne devra citer la France qu’en dernier ressort dans son appel envers les communautés Internationales. C’est pourquoi, il citera chaque fois, les Nations Unis, les USA et ensuite la France. Voyez cette recette facile ! Qui aurait cru qu’une telle attitude, qu’un tel complot proviendrait de la France ? C’est regrettable, c’est pitoyable et c’est indigne de la part d’une soit disant Puissance ! Ces moyens ignobles et indécents déshonorent la France. C’est une violation grave du traité colonial qui lie le Mali à la France. Est-ce que les citoyens maliens ont besoin de répondre à une erreur de laxisme de leur premier dirigeant ? Dans tous les cas c’est un signal fort à l’endroit de tous les autres pays colonisés par la France, pour qu’ils sachent que la France n’a pas d’amis mais des intérêts et qu’elle est prête à vendre son honneur pour sauvegarder ses intérêts. 

Nous pensions que la France pouvait avoir de moyens plus légaux pour contraindre un gouvernement laxiste que de déclencher une guerre de division territoriale et de conflit ethnique. Elle sera comptable de tout ce qui adviendra. Elle devra savoir qu’elle est passible de poursuite pénale, de crime de guerre en ayant provoqué l’invasion du territoire malien par les rebelles venant de Libye avec des armements lourds.

L’objectif de la présente pétition est d’éclater au grand jour le complot tramé par la France et le MNLA contre le gouvernement du Mali. 

Il est urgent que le Gouvernement du Mali saisisse la cours pénale international pour demander réparation à la France pour complot contre son intégrité territoriale et aussi à l’OTAN pour son responsabilité à la crise en aval de la guerre de Libye. Nous avons dénoncé le fait il reste aux autorités institutionnelles de notre Etat à poursuivre le combat en saisissant qui de droit.
Maliens, maliennes ! Demeurons unis, n’offensons pas les ressortissants français vivant chez nous car ils ne sont pas comptables des erreurs de leur pays. Mais haïssons la France et sabotons toutes ses coopérations. Haïssons Nicolas Sarkozy et son gouvernement fantoche. Levons-nous pour réclamer le droit de réparation. Demandons l’aide des USA, de la chine et de la Russie. Tout sauf la France et tout contre la France et ses alliées.
Envoyer ce message à tous les maliens et à tous les africains pour qu’il sache le dessous et le non-dit de la guerre au Mali

Ce message est écrit ce jour, Mercredi 21 Mars 2012 par la Coalition Malienne pour l’Unité Territoriale (CMUT):

Suivez le déroulement des choses et vous donnerez raison à ceux qui l’ont écrit
D’autres révélations plus intrigantes sont en cours.
« L’union sacrée pour la libération du Nord est la thérapie qui, avec l’ensemble de toutes les forces vives, sans distinction d’âge, de race et d’appartenance politique, permettra de relever le défi qui se pose à toute la nation malienne».

 

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19 mars 2012

Hands-off-Iran-and-Syria-211x300Les communistes américains s'opposent catégoriquement à toute intervention armée en Syrie et refusent un nouvel Irak : « Bas les pattes de la Syrie ! »


 

Communiqué du Parti communiste des Etats-unis (CPUSA)

 

 Le Parti communiste des États-Unis (CPUSA) en appelle à l'ouverture de négociations pacifiques pour mettre un terme à l'impasse politique en Syrie, et insiste sur le fait que le futur gouvernement de ce pays ne pourra être issu que de la seule volonté du peuple Syrien, sans ingérence extérieure.



La situation en Syrie devient de plus en plus violente et périlleuse. Il n'y a pas seulement une escalade des affrontements armés entre le gouvernement et des factions de l'opposition, mais des signes de plus en plus nets, confirmés par de nombreuses sources, de danger que se développe une forme de guerre par procuration, où le communautarisme jouerait un rôle important. Nous savons pertinemment comment sont recrutés dans les autres pays Arabes des combattants qui vont en Syrie pour participer au conflit contre le régime d'Assad, comment des éléments d'Al Qaeda font partie de ces recrues, comment des conflits violents sont attisés entre factions religieuses et politiques dans les pays voisins du Liban et de l'Irak, qui s'ajoutent désormais aux griefs et animosités déjà existantes dans ces pays. La région dans son ensemble pourrait s'embraser, et très vite.



Nous entendons parler d'échos préoccupants sur le sort des minorités religieuses en Syrie (non seulement les Alaouites mais aussi des Chrétiens et des Juifs) qui craignent l'avènement d'un régime intolérant, ne respectant pas la diversité des croyances et des coutumes qui peuvent exister dans ce pays à la longue histoire. De récentes actions terroristes, dont les assassinats d'un général et d'un leader religieux et les explosions à Damas, Aleppo et ailleurs, portent la marque du terrorisme d'Al Qaeda.



Bien que le gouvernement actuel ait eu recours à des méthodes brutales pour se maintenir et ait réprimé une opposition pacifique, les médias contrôlés par le grand capital ne rendent pas service à la vérité lorsqu'ils cachent, ou omettent de mentionner qu'à côté de manifestations pacifiques légitimes, le tableau de la Syrie actuelle comprend aussi un niveau de violence maintenu par des forces loin de défendre la démocratie et la liberté, et dont les méthodes n'ont que peu à voir avec celles des manifestants courageux qui ont fait tomber les gouvernements Égyptiens et Tunisiens. Il n'est pas évident de savoir lequel de ces courants présents au sein de l'opposition Syrienne prendrait le dessus en cas de « changement de régime ».



Pour les États-Unis et les puissances de l'OTAN, l'ingérence dans cette situation ne peut que faire empirer les choses, alimenter le cercle de la violence et causer de nouvelles souffrances au peuple Syrien. Nous entendons pourtant parler de « zones d'exclusion aérienne » et de « corridors humanitaires » qui, par leur nature même, rendraient inévitables une intervention armée étrangère.



Le Parti communiste des États-Unis soutient ceux qui luttent pour la démocratie et les libertés civiles partout dans le monde, mais nous soutenons également la justice économique et les droits des minorités ethniques, linguistiques et religieuses. Les forces d'opposition syriennes, soutenues par les puissances occidentales, ou dominées par des factions religieuses obscurantistes, ne donneront probablement pas naissance à un régime démocratique garantissant les libertés, la justice économique et les droits des minorités.



Le gouvernement Assad propose désormais des changements constitutionnels profonds, qui, si ils étaient mis en œuvre, constitueraient un grand pas en avant pour le peuple Syrien. Ces changements ont été rejetés d'emblée par la presse du capital et les gouvernements occidentaux. Au contraire, le mot d'ordre de « changement de régime » s'est imposé. Il s'agit pour nous d'une évolution négative et d'un pas vers la guerre civile qui pourrait embraser toute la région. Nous ne sommes pas non plus satisfaits du mot d'ordre « changement de régime » et la proposition d'armer l'opposition Syrienne qui a été défendue aux Nations unies par l'Arabie saoudite, et d'autres monarchies réactionnaires de la région. Bien que la Syrie ne soit pas une des principales puissances pétrolières, elle est un pays stratégique, et nous ne pouvons pas évacuer la possibilité que la géopolitique du pétrole soit, tout du moins pour partie, à l'origine des velléités d'intervention extérieure.



On pourrait penser que les États-Unis et ses alliés auraient appris de l'Irak qu'une intervention, sous couvert d' « humanitarisme », dans les luttes internes d'un autre pays mène tout droit au désastre. La nature du gouvernement Syrien est du ressort exclusif du peuple Syrien, sans ingérence extérieure. Plutôt que d'apporter leur soutien à des factions Syriennes, les États-Unis devraient avoir une politique de non-intervention, et appuyer la résolution par la voie négociée pacifique.



Nous appelons les membres et les sympathisants de notre parti à s'adresser à l'administration Obama et à leurs représentants au Congrès : « Bas les pattes de la Syrie ! »

Source

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18 mars 2012

Lens (62): Action unitaire contre l’agression programmee contre la Syrie

 

 

A l’appel du PRCF-62, le PCF-62, représenté notamment par Hervé Poly, le PRCF, avec Jean-François Maison (secrétaire départemental adjoint), la coordination communiste (William Roger), l’association S.O.S.-Gaza, ont pris la parole sur les marches de la préfecture.

Ensemble ils ont dénoncé la guerre programmée contre la Syrie et l’ingérence caractérisée du gouvernement sarkozyste. Des syndicalistes de Liévin, le conseiller municipal PRCF Jean-Michel Padot (Blully-les-mines) et la conseillère municipale verte de Lens, Naceira Vincent, étaient présents.

Bien entendu, les participants sont favorables aux revendications démocratiques du peuple syrien (W. Roger a notamment cité les prises de position à ce sujet du PC syrien), mais ces revendications sont incompatibles avec l’appel de certaines forces syriennes ou prétendues telles au blocus, à l’ingérence et à la guerre étrangère contre leur propre pays

Comment en effet développer les libertés en étranglant la souveraineté nationale des peuples qui constitue leur cadre et leur socle nécessaire ? Comment imaginer que les puissances impérialistes, qui n’ont apporté que deuil et destruction en Irak, en Afghanistan et en Libye, pourraient apporter la liberté à l’étranger alors qu’elles s’emploient à les stranguler chez elles (et c’est particulièrement vrai du pouvoir sarkozyste, le plus réactionnaire que la France ait eu depuis Vichy).

G. Gastaud, secrétaire départemental du PRCF, a rappelé que, selon Robespierre, « les peuples n’aiment pas les missionnaires bottés » et que, selon Marx, « un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre » : c’est donc bien la liberté du peuple de France que nous défendons AUSSI quand nous combattons la fuite en avant impérialiste contre les peuples du Proche-Orient impulsées par le belliciste Sarkozy et tous ceux qui le soutiennent dans la fausse gauche.

Tous les orateurs, notamment Hervé Poly, ont dénoncé le « deux poids deux mesures » de la prétendue « communauté internationale » qui diabolise la Syrie et l’Iran mais ferme pudiquement les yeux sur les énormes atteintes aux libertés en Arabie séoudite, sans parler du sociocide contre le peuple palestinien, que poursuit jour après jour le gouvernement fascisant d’Israël.

Les participants se sont promis de rester en contact permanent pour répondre sur le champ à toute escalade annonciatrice de guerre impérialiste.

Par ailleurs le PRCF travaille avec d’autres organisations, notamment le Comité Valmy, à un meeting sur les mêmes sujets en région parisienne.

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16 mars 2012

Une déclaration de guerre contre la Syrie



Communiqué du Parti communiste syrien (unifié)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les appels enflammés à une intervention étrangère contre la Syrie, certes pas nouveaux, ont quelque peu changé, au vu du stade atteint par la lutte contre les groupes armés et les puissances impérialistes qui les soutiennent pour faire s'écrouler l’État Syrien, considéré comme le seul obstacle restant en mesure de faire échec aux plans visant à imposer leur hégémonie sur le Moyen-Orient, enjeu tant par sa position stratégique que par ses ressources.



Puisque les efforts pour condamner la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU ont échoué, grâce aux amis Chinois et Russes entre autres, ils en ont entamé d'autres pour préparer le lancement d'une offensive militaire de l'OTAN contre la Syrie, semblables à celles qui ont ravagé la Yougoslavie, l'Irak ou la Libye. Les plans prévus ont été suspendus non pour des raisons morales ou humanitaires, mais parce que les agresseurs ont reçu des signaux très clairs qu'ils ne seraient pas en mesure de supporter le coût d'une offensive contre la Syrie, offensive menée par l'Occident en général, et par la Turquie, les émirats du Golfe et Israël en particulier.



Ces efforts durent depuis plus d'une année, ils ont été constants, acharnés et inlassables, accompagnés d'un élargissement du spectre des actions criminelles, fournissant en secret à des groupes criminels et terroristes des sommes colossales, ainsi que de l'équipement et des mercenaires en Syrie même et à l'étranger.



Toutes leurs tentatives ont échoué. Leurs instigateurs n'ont jusqu'à présent pas atteint leurs objectifs. Ils ne sont parvenus qu'à toucher les citoyens Syriens, à s'en prendre à leurs médicaments, à leur nourriture et à leurs réserves d'essence, tout en semant le chaos aux quatre coins du pays. Il leur était donc nécessaire d'avoir recours à une nouvelle méthode qui épargnerait à ces puissances le risque d'un intervention militaire directe, ce en comptant sur des appareils locaux qui, pensaient-ils, seraient capable d'accomplir exactement la même mission.



La soi-disant « Conférence des amis de la Syrie » tenue en Syrie, le 17 février 2012, est un nouveau point de départ des machinations visant la Syrie. Des voix ont appelé haut et fort à armer l'armée libre, dans les coulisses, les appareils militaires des pays de la coalition se sont réunis pour formuler les plans d'action nécessaires, et ont mis leur nouvelle méthode en pratique, particulièrement après que les États du Golfe ont décidé d'aligner l'argent nécessaire à la disposition de cette « armée » qui n'est en fait ni une armée ni libre, en particulier après que les fractures à la base ne cessent de s'agrandir après l'annonce d'un nouveau plan visant à répartir les fonds alloués, bien que cette pseudo-armée et ces groupes terroristes armés n'aient jamais cessé de recevoir une aide financière, matérielle et humaine des États participant à cette coalition infernale.



Quelle légitimité internationale justifierait la provocation contre la sécurité et l'intégrité territoriales d'autres États, se targuant de fournir à l'opposition dans ces États des armes et du matériel, les poussant à tuer des gens, à piller les propriétés privés comme publiques, à tuer, assassiner, kidnapper, piller, bloquer les autoroutes, et à se rebeller contre l’État et ses lois ?



Ses majestés, les princes du Golfe trouvent que c'est une « excellente idée » !



Cessez de soutenir vos agents maléfiques contre la Syrie. Vous ne pouvez plus vous en servir. Ces méthodes sont connues depuis longtemps, il y a plus de 50 ans de cela, lorsque la Syrie a mobilisé ses forces le long de la frontière Syrienne et lorsque les États-Unis ont fomenté des machinations contre la Syrie. Tout au long de cette année, ils ont mis ces plans en pratique, en vain, alors cessez de faire couler le sang Syrien et de violer la souveraineté de la Syrie.



Vous, combattant d'une supposée armée, vous devez garder en tête que vous n'êtes rien d'autre que l'essence et le bois utilisés pour mettre un feu qui sert une fin qui vous dépasse. Ceux qui ont des doléances devraient tenter de les résoudre par l'action politique. Vous devez comprendre que ceux qui vous attisent, qu'ils soient Arabes ou étrangers, ne roulent pas pour la liberté et la démocratie du peuple Syrien.



Ils veulent en réalité plonger la Syrie dans un état de guerre civile et ethnique, et la diviser pour servir les besoins et les exigences avant tout d’Israël et des États impérialistes qui le soutiennent.



Nous, en Syrie, croyons tous qu'il est nécessaire de mettre en œuvre des réformes politiques, économiques et sociales et de ne pas laisser impunis les excès commis par les forces de l'ordre. Nous croyons également profondément à l'ouverture d'une nouvelle page dans l'histoire de la Syrie, une page de réconciliation nationale, afin de parvenir à une paix civile réunissant tous les courants du spectre politique, de refuser l'esprit de vengeance, la voie pour y parvenir reste celle du dialogue avec tous les groupes et toutes les forces, qu'ils soient dans l'opposition ou non.



Notre démarche vise à parvenir à une solution à la crise qui touche notre pays. Pourtant, tout en nous battant pour la réforme et le renouveau, nous sommes aussi prêts à nous opposer à toute agression contre notre pays et pour la liberté de notre peuple.



La nouvelle constitution a ouvert une nouvelle fenêtre d'opportunités, pleine d'espoir, pour tous les Syriens afin de défendre leurs libertés démocratiques, de participer main dans la main à cette cause. La Syrie est en train de devenir une société démocratique pluraliste, capable d'intégrer quiconque, sans armes et sans la moindre intervention étrangère.



Nous devons, tous ensemble, profiter de cette occasion rare et historique et unir nos efforts pour appliquer les articles de la construction dans la lettre et dans l'esprit. Tous les citoyens Syriens ont un intérêt à participer à cette démarche.

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27 février 2012

Déclaration du Parti Communiste Portugais au Parlement Européen relative au débat d’une résolution sur la Syrie

SYRIE, IRAN: ne laissons pas les boutefeux jouer avec la paix mondiale!

Une déclaration du PRCF en soutien à la position du PC portugais.

Le PRCF condamne la déclaration belliciste que vient d’adopter le prétendu « parlement européen ». Une fois de plus cette instance supranationale se porte à la pointe des entreprises impérialistes.

Il est grand temps que les communistes, les progressistes, les vrais patriotes qui veulent défendre partout et pour tous le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, rompent avec l’attentisme et engagent ensemble l’action contre l’entreprise guerrière engagée par les puissances de l’OTAN, pouvoir sarkozyste en tête, contre les peuples du Proche-Orient. Après l’Irak et l’Afghanistan, après la Libye, la Syrie et l’Iran ? Où la fringale de guerres néo-coloniales de l’impérialisme prétendument « démocratique » et « humanitaire » s’arrêtera-t-elle ? Pourquoi y aurait-il de l’argent pour faire la guerre aux peuples alors que l’austérité accable le peuple grec et l’ensemble des peuples d’Europe dans la souveraine indifférence du parlement européen.

Une guerre contre la Syrie finira par embraser le Proche-Orient tout entier et elle pourrait bien mettre directement aux prises l’OTAN et la Russie qui a déjà prévenu qu’elle ne laisserait pas sans riposte militaire une tentative militaire qui la vise indirectement et, de plus en plus, directement.

Les prétendues « forces de gauche » et « syndicales » françaises qui alimentent la machine impérialiste à s’ingérer, à bloquer et à agresser, avec des déclarations hypocrites sur la démocratie (comme si l’impérialisme avait jamais apporté la démocratie à qui que ce soit !) prennent une responsabilité tragique qui mène le monde du travail à la défaite et au déshonneur en France même.

Le PRCF travaille actuellement à la mise en place d’une manifestation unitaire à Lens et à un nouveau meeting unitaire dans la région parisienne. Que tous les démocrates qui veulent s’y joindre se fassent connaître car la défense de la paix, de l’indépendance nationale et des véritables forces démocratiques arabes (qui par définition, ne peuvent appeler sans se démasquer à une invasion de leur propre pays) doit être l’affaire de tous.

Le PRCF soutient la déclaration du PC portugais et la porte à la connaissance des visiteurs de son site national.

Déclaration du Parti Communiste Portugais au Parlement Européen relative au débat  d’une résolution sur la Syrie

 

Le mensonge et l’ingérence dans les affaires internes de la Syrie imprègnent l’ensemble de cette résolution. La menace à peine voilée d’une agression impérialiste contre la Syrie se précise et ses conséquences risquent de s’avérer dramatiques en déstabilisant encore plus un Proche-Orient à la situation déjà délicate. Nous nous trouvons face au même modus operandi qui a conduit aux agressions militaires de l’OTAN contre la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan et la Libye, avec l’exacerbation des antagonismes locaux, l’interférence de services secrets et de forces spéciales, le financement et l’armement de “l’opposition”, avec une grossière campagne d’intoxication médiatique. Aucune de ces interventions n’a eu de conséquences positives pour ces peuples ; au-delà des milliers de morts et de la destruction d’importantes infrastructures, elles ont ouvert un espace politique aux forces les plus réactionnaires et rétrogrades de ces pays.

La majorité du Parlement Européen se situe clairement aux côtés de ceux qui refusent toute solution pacifique, qui violent la souveraineté du peuple syrien et rejettent tout processus de dialogue national ainsi que les démarches diplomatiques, dans le cadre de l’ONU, visant à stopper l’escalade de la situation intérieure. Elle se positionne du côté des puissances de l’OTAN et des monarchies obscurantistes et réactionnaires de la région dans le soutien financier et la fourniture d’armes à des groupes qui s’en prennent aux populations civiles, aux édifices publics, qui kidnappent et assassinent des civils innocents.

Quelles que puissent être nos légitimes préoccupations et critiques sur la situation intérieure, nous entendons nous situer du côté de la paix et affirmer notre solidarité inconditionnelle aux travailleurs et au peuple syriens. Parce que nous respectons leur droit à vivre en paix, nous votons donc contre cette résolution.

Traduction Pedro Da Nobrega


http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10591

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13 février 2012

APPEL DU PRCF 72 AUX COMMUNISTES DE LA SARTHE .


NE PAS CONFONDRE iMPERIALISME ET INTERNATIONALISME !


Après le chaos organisé en libye par les forces impérialistes de l'Union européenne , des partis opprtunistes se prétendant de gauche dont le PGE , de l'OTAN dans leur projet de néo colonialisme , d'exploitation des richesses naturelles et d'asservissement des peuple libre a disposer d'eux mêmes . Le PRCF de la Sarthe invite les Communistes , Républicains a s'opposer aujourd'hui a TOUTES INGERENCES  , comme le demande le PC Syrien , dans les projets d'interventions " Humanitaires " en Syrie .

Nous re-publions ci dessous , l'appel du KKE , lors du vote à L'UE pour la guerre en libye ... La Syrie étant une réplique exacte !


 

 

Le KKE (PC Grec) dénonce une motion du Parlement européen ouvrant la voie à une intervention en Libye votée par les membres du PGE dont Jean-Luc Mélenchon et Marie-Christine Vergiat


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Une motion inacceptable, qui d’une manière très provocatrice légitime les prétextes utilisés pour lancer l’intervention impérialiste en Libye, a été ratifiée le jeudi 10 mars au Parlement européen. C’est une motion qui utilise comme prétexte la « démocratisation » et invoque la prestation d’aide humanitaire, envisageant la solution d’une intervention militaire en Libye. Il soutient également la mise en place d’une Zone d’exclusion aérienne et exhorte l’UE à intervenir avec tous les moyens à sa disposition, et entre autres de reconnaître et de soutenir le dit « Conseil provisoire Libyen », cherchant à poursuivre la promotion des plans impérialistes visant à se partager le gâteau, comme les impérialistes l’ont fait jusqu’à ce jour avec le gouvernement Kaddafi. Cette position sert les intérêts impérialistes dans la région, qui constituent un grave péril pour le peuple, afin de maintenir la profitabilité capitaliste des groupes monopolistes. Le KKE a voté contre la motion et, dans le même temps, l’a dénoncée ainsi que les prétextes qui sont invoqués.


Cette motion a été défendue et votée par les Sociaux-démocrates, le Parti populaire européen (droite), les Libéraux, les Verts, ce qui comprend les députés Grecs du PASOK, de la Nouvelle démocratie, du LAOS, des Verts (nous notons l’absence de Synapsismos). Cette motion a également été votée par les députés des partis-membres du « Parti de la gauche européenne » (PGE), parmi eux l’ancien président de Die Linke et du PGE et actuel président du groupe GUE/NGL au Parlement européen, Lothar Bisky et le président du « Parti de gauche » en France, Jean-Luc Mélenchon [NdT: Marie-Christine Vergiat parlementaire européen du Front de gauche a également voté pour. Cf le détail du vote ci-dessous]. Est démontré encore une fois par ce vote le rôle dangereux que joue l’opportunisme pour ce qui est de la défense des intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires, tout comme la nécessité pour les Partis communistes de jouer un rôle important dans l’intensification de l’affrontement avec ces forces. Parce que les forces politiques ne sont pas jugées sur la base de leur nom, ou par la manière dont elles se définissent. Elles sont jugées sur leur position par rapport à la classe bourgeoise, aux intérêts des monopoles, et leur position par rapport à la barbarie capitaliste-impérialiste, et aux pouvoirs impérialistes dans leur ensemble.

 

Déclaration du groupe du KKE au Parlement européen sur la motion

 

Le groupe euro-parlementaire du KKE a voté contre cette motion et l’a dénoncée, la caractérisant comme le précurseur d’une opération militaire généralisée, sous prétexte de « démocratisation » et de prestation d’une aide humanitaire à la Libye. Dans son intervention en session plénière, le député européen du KKE G.Toussas a fait remarquer que : « Cette motion réactionnaire, qui a été votée par le PASOK, la ND, le LAOS, les Verts et les opportunistes du PGE, s’inscrit pleinement dans les plans dangereux des impérialistes, de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN qui proposent une intervention militaire en Libye, afin de protéger les intérêts géopolitiques et énergétiques des monopoles.


La motion soutient la création d’une zone d’exclusion aérienne, qui entre autres, comprend la destruction de toute force anti-aérienne en Libye. Elle exige également de façon explicite l’utilisation par l’UE de tous les moyens à sa disposition pour intervenir dans ce pays.


Elle intervient de façon franche et provocatrice et appelle Catherine Ashton, haute-représentante de l’UE pour la Politique étrangère et de sécurité, à reconnaître le Conseil provisoire de Libye qui a été créé pour mettre en œuvre leurs projets aventureux au détriment du peuple Libyen.


C’est une provocation de la part des impérialistes des États-Unis et de l’OTAN, des gouvernements bourgeois, des partis de l’UE comme voie à sens unique, des anciens collaborateurs des régimes autoritaires et réactionnaires d’Afrique du nord, des complices de l’exploitation des peuples dans la région, que de se présenter comme les défenseurs des droits démocratiques et sociaux. La Démocratie, dans le sens que lui donnent les impérialistes, les peuples d’Irak, d’Afghanistan, d’Amérique latine, du monde entier en ont payé et continuent à en payer le prix, celui du sang. Le KKE, dès le départ, a dénoncé le régime d’exploitation capitaliste en Libye, les offensives criminelles de ses forces militaires contre le peuple Libyen en lutte. Le KKE est contre toute implication des impérialistes de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN et de notre pays dans les nouveaux plans impérialistes de l’OTAN qui constituent un grave péril pour les peuples de notre région ».

 

NdT/Annexe  - vote des parlementaires du groupe GUE/NGL sur la motion présentée au Parlement européen ouvrant la voie à une intervention en Libye:

 

Pour :


Lothar Bisky (Die linke/Allemagne)

Jaromir Kohlicek (Parti communiste/République tchèque)

Kartika Liotard (Parti socialiste/Hollande)

Jiri Mastalka (Parti communiste/République tchèque)

Marisa Matias (Bloc de gauche/Portugal)

Jean-Luc Mélenchon (PG-Front de gauche/France)

Miguel Portas (Bloc de gauche/Portugal)

Vladimir Remek (Parti communiste/République tchèque)

Soren Bo Sondegaard (Mouvement populaire contre l’UE/Danemark)

Rui Tavares (Bloc de gauche/Portugal)

Marie-Christine Vergiat (PG-Front de gauche/France)

 

Contre :


Charalampos Angourakis (KKE/Grèce)

Cornelis de Jong (Parti socialiste/Hollande)

Cornelia Ernst (Die linke/Allemagne)

Joao Ferreira (Parti communiste-CDU/Portugal)

Ilda Figueiredo (Parti communiste-CDU/Portugal)

Takis Hadjigeorgiou (AKEL/Chypre)

Thomas Handel (Die linke/Allemagne)

Jurgen Klute (Die linke/Allemagne)

Sabine Losing (Die linke/Allemagne)

Willy Meyer (Parti communiste d’Espagne-Izquierda Unida/Espagne)

Miloslav Ransdorf (Parti communiste/République tchèque)

Helmut Scholz (Die linke/Allemagne)

Georgios Toussas (KKE/Grèce)

Sabine Wils (Die linke/Allemagne)


Abstention :

Alfreds Rubiks (Parti socialiste/Lettonie)

Kriacos Triantaphyllides (AKEL/Chypre)


Absents :

Nikolas Chountis (Synapsismos/Grèce)

Bairbre de Brun (Sinn Fein/Irlande)

Jacky Hénin (PCF-Front de gauche/France)

Joe Higgins (Parti socialiste/Irlande)

Elie Hoarau (Parti communiste réunionais/France)

Patrick Le Hyaric (PCF-Front de gauche/France)


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07 février 2012

Message d'espoir d'Annie Lacroix-Riz :


Annie Lacroix-Riz à Paris (3 sept. 2011), contre l'OTAN et la coalition Transatlantique, nous invite à continuer la lutte contre la désinformation, sans perdre l'espoir !

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