15 février 2012

Grèce: le drame en chiffre!

Déclaration du PAME syndicat de classe des travailleurs grecs :


Les nouvelles mesures prises par la Troïka - le gouvernement, la ploutocratie et l’Union européenne - ont pressuré les salaires à tous les niveaux. Elles ont mis encore plus de pression sur les travailleurs de toutes les catégories: les travailleurs qualifiés et les non qualifiés, les vieux et les jeunes, les travailleurs du secteur public et ceux du secteur privé, les chômeurs et les retraités.

C’est un gros mensonge que de dire que la réduction des plus bas salaires de 20 à 22 %  n’affecte seulement que les travailleurs les moins rémunérés et ceux qui vont entrer sur le marché du travail. Elle affecte tous et tout.

a) les célibataires sans expérience de travail recevront 430€ après les réductions, alors qu’ils reçoivent 633 € après impôts à l’heure actuelle. Le salaire minimum pour les jeunes jusqu’à l’âge de 25 ans deviendra 430 € après impôts et pour les jeunes qui travaillent comme stagiaires, il sera encore plus bas – 345 €.

b) toutes les conventions collectives de branche sont vouées à la destruction. L’objectif est que les salaires de début soient de 494 €. Les conventions collectives de branche qui expirent vont être descendues jusqu’à ce montant humiliant. Il est probable que ce montant ne sera pas relevé au-dessus de 600 €.

c) les réductions dans les plus bas salaires vont entraîner vers le bas les pensions de base, qui sont toujours étroitement liées, que ce soit par la loi ou sans aucune loi, au niveau du salaire le plus bas. À l’heure actuelle, la pension minimale de base  s’élève à 486€, ce qui correspond à 65 % du salaire global le plus bas. Sur la base de la nouvelle échelle pour les plus bas salaires, les pensions ressembleront plus à une indemnité pour les pauvres plutôt qu’à une pension.

d) les pertes du Fonds d’Assurance s’élèveront au moins à 2,5 milliards d’euros par an à la suite de l’abaissement des plus bas salaires. Cela déclenchera une nouvelle catastrophe pour tous les régimes de retraite et indemnités actuels et futurs.

e) les allocations de chômage seront mises sous la guillotine, car elles seront  basées sur 55 % du salaire journalier d’un travailleur non qualifié. Compte tenu de la prise en considération de ces nouveaux facteurs, allocations de chômage seront réduites de 462 € à 369 €. Tous les autres avantages de l’OAED  [[Organisme d'Emploi de la Main d'œuvre ]] et des fonds d’assurance, tels que les allocations de maternité, les allocations pour enfants et autres, seront soit modifiés sur la base de salaires de famine, soit tirés vers le bas au nom de la rationalisation de toutes les dépenses.

Les nouvelles réductions des salaires les plus bas constituent une seule des flèches du nouvel assaut lancé contre les masses, car elle est accompagnée

par :

Le gel des augmentations de salaire (environ 5 % tous les trois ans pour les salaires avant impôt), ce qui réduira les revenus réels et aggravera les modalités de calcul des échelles, de pension

Des réductions drastiques de tous les avantages pour les emplois dangereux, insalubres, etc., lorsque les conventions collectives expirent. Tout sera renégocié sur les limites de l’échelle des salaires plus bas de 500 €. La voie est ouverte pour la suppression de la plupart des avantages.

Des réductions d’au moins 2 % des cotisations d’assurance des employeurs dans la première phase, à la suite de quoi les fonds d’assurance vont couler vers le bas, ouvrant la voie à une réduction supplémentaire des pensions de base et complémentaires. Ces coupes aideront également les plans de nouvelles réductions des prestations pour les médicaments, les bilans de santé, etc..,

Le couperet pour toutes les pensions, les réduisant de 15 à 40 %. Tous les partis de la ploutocratie ont convenu de cela, une façon ou d’une autre,

Abolition du droit des travailleurs à faire appel en leur propre nom à l’ OMED Essentiellement, cela signifie l’abolition du droit de faire appel à l’arbitrage en dernier recours contre l’intransigeance capitaliste,

Le licenciement de 150 000 travailleurs public ne fera pas seulement qu’augmenter énormément le nombre déjà considérable de chômeurs ; Il fera aussi réduire et paralyser le travail des maternelles, des écoles, des hôpitaux, des fonds d’assurance, etc..

La suppression des emplois permanents dans les entreprises semi-publiques et les banques. Cela ouvrira la voie à une inversion globale des relations du travail, et cela permettra aux employeurs de terroriser davantage les travailleurs.

La suppression des sociétés de logement de travailleurs et des sociétés d’accueil des travailleurs. Cela conduira au désespoir des milliers de ménages où le budget familial dépend des prestations de loyers, des prêts pour l’habitation, etc.. En outre, même rares avantages  nécessaires aux besoins fondamentaux des travailleurs pour la culture, les distractions, etc., vont être supprimés.

La Troïka - le gouvernement, l’UE et le grand capital - avec les parties eurocentriques, ont été  de connivence dans la prise de ces mesures. Ils représentent la ploutocratie et tous ceux qui la soutiennent. Les gens sont les perdants avec la mise en œuvre de ces mesures, tandis que ceux qui profiteront d’elles sont les industriels, les banquiers, les grands hôteliers, les grands hommes d’affaires et les monopoles. Dans les deux dernières années seulement, selon les données officielles, basées sur des listes de noms de ceux dont les salaires ont été réduits, environ  9,2 milliards d’euros ont été pris dans les poches des travailleurs. C’est l’argent qui a été canalisé directement dans l’accroissement du capital de la ploutocratie. Les travailleurs perdront au total 50 % de leurs revenus.

Il n’y a pas de fin à cet enfer. On va nous raconter à nouveau dans quelques mois que le salut de notre pays exige des nouvelles mesures, et que tous les sacrifices consentis jusqu’à présent n’ont pas été suffisants. Utilisant la faillite comme un épouvantail, il ne sera pas surprenant qu’ ils demandent notre chair et notre sang demain. Ils sont résolument déterminés, mais nous devons les arrêter car il est certain qu’ils ne vont pas arrêter le massacre maintenant.

C’est une heure de grande responsabilité pour nous tous. Si nous ne stoppons pas les mesures maintenant, elles nous jetteront  au plus profond, dans le Chaos. Ne versons plus notre sang pour le profit des monopoles.

Nous ne devons pas les laisser nous imposer leurs lois sur les usines, les entreprises et les branches.

PAME vous invite à vous organiser et vous battre à l’unisson contre l’abolition des conventions collectives.

Expulsons les laquais des employés, tous ceux qui tentent de semer le défaitisme et ceux qui font des compromis avec les employeurs.

Choisissez vos dirigeants et vos combattants.

Comptez sur PAME                                    

                                             logo_PAME

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10523

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Cuba Libération des 5 Manif Denfert-Rochereau 
 
Vendredi 4 février 2011 : Place Denfert-Rochereau, Manif pour exiger la Libération des 5 Héros Cubains emprisonnés depuis 12 ans dans les geôles Etatsuniennes. A l'appel de la Coordination Nationale auquel se sont joints les élus PCF et PG de la Ville de Paris, une foule très mobilisée et combative s'est rassemblée sur le Parvis du RER Denfert-Rochereau. Léon Landini du PRCF .... ont pris la parole pour dénoncer ce déni de justice et exiger inlassablement la libération des "5 de Miami". Un beau rassemblement porteur d'espoir !

Michel TAUPIN
Cuba Si France 


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Manifestation de la PAME le 12 fevrier 2012 https://www.youtube.com/watch?v=evEzGKJz2YU&feature=player_embedded





Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM logo FSM


Manifestation du PAME en Grèce le 12 février 2012 : NOUS NE NOUS RENDONS PAS

(Traduction René Barthes-Front Syndical de Classe)

MAnifestation du PAME 12 février 2012

 

NOUS NE NOUS RENDONS PAS

 

Les énormes manifestations du PAME, des travailleurs et du peuple grec montrent la détermination de la classe ouvrière de continuer le combat.

 

Les travailleurs ont affronté sans peur le plan méthodique du gouvernement et des organes para-étatiques pour réprimer les manifestations.

 

Bien que l'appel du PAME pour préparer une nouvelle grève générale et accentuer la mobilisation ait été miné par les patrons et le syndicalisme gouvernemental (directions du GSEEE et ADEDY), le monde du travail, les couches populaires et la jeunesse ont répondu aux syndicats de classe. Ces derniers exigeaient que le nouveau mémorandum ne soit pas approuvé par le parlement. Ils ont donné une réponse décisive à la ligne politique antipopulaire et au chantage gouvernemental en menant avec succès trois jours de grève générale, des centaines de manifestations massives dans chaque ville grecque et dans chaque quartier populaire d'Athènes.

 

Le dimanche 12 février a vu la plus grande manifestation des dernières décennies, caractérisée par un grandiose rassemblement du PAME et des syndicats de lutte de classe.

 

Les manifestants ont occupé les rues pendant plus de six heures, soigneusement organisés, formant d'immenses chaînes, et affrontant sans peur l'orgie de répression et les groupes de provocateurs qui brûlaient des bâtiments dans le centre de la ville. Nous avons été confrontés à un plan étatique de répression sauvage qui utilisait des hommes de main masqués. Tandis que le nouveau mémorandum était discuté au parlement, les organes gouvernementaux et para-étatiques ont attaqué des centaines de milliers de manifestants pacifiques en utilisant des tonnes de gaz lacrymogène (jusqu'à l'épuisement des stocks des forces de répression), ainsi que des grenades assourdissantes.

 

Le plan du gouvernement était évident : le peuple ne devait pas atteindre la Place Syntagma ; la manifestation devait être brisée. Ce plan, comportant des douzaines d'incendies et des destructions matérielles au centre ville, visait à faire passer les nouvelles mesures anti-populaires, à dissimuler les dizaines de milliers de manifestants du PAME, à casser toute opposition au chantage : "sauvetage du pays" ou "chaos" menant à la banqueroute.

 

Les forces du PAME continuent le combat et exigent :

  • A bas le gouvernement, élections immédiates

  • Non à "l'accord de prêt"

  • Sortie de l'UE ; annulation unilatérale de la dette ; pouvoir du peuple afin que la richesse du pays soit utilisée au service du peuple.

   

Ces exigences qui gagnent régulièrement du soutien populaire sont la preuve que le travail du PAME renforce le monde du travail. Ce travail dans les entreprises, les grands monopoles, les lieux de travail, cette lutte de principe contre le patronat et le syndicalisme gouvernemental donne de l'espoir et ouvre des perspectives à notre peuple.

 

   

Secrétariat des Relations internationales PAME

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Solidarité avec les travailleurs de Grèce, le PAME et le KKE

Le peuple grec, les travailleurs et les jeunes, les syndicalistes du PAME et le Parti communiste de Grèce, depuis plus d’un an, disent NON aux mesures que veulent imposer les autorités gouvernementales grecques. Ils sont complètement opposés à ce que la classe bourgeoise en Grèce et son gouvernement, avec le soutien de l’Union européenne (UE), du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) attaquent le peuple pour le mener à la ruine dans les conditions de la crise  et augmentent les immenses profits du grand capital industriel et financier.

Ils méritent notre entière solidarité. Leurs combats sont pour nous de précieuses expériences qui peuvent nous inspirer.

La Grèce est en soi un pays riche. Cependant la richesse est concentrée dans de moins en moins de mains alors que des mesures inacceptables sont prises  contre le monde du travail. Ce qui se passe en Grèce va s’étendre à l’Europe entière.

Tous les partis bourgeois d’Europe, sociaux-démocrates, PGE, libéraux, sociaux-chrétiens, conservateurs et écologistes sont unanimes pour soutenir leurs collègues en Grèce et les mesures infâmes des instances européennes.

Les gouvernements européens et la Commission européenne sont en train d’intensifier les mesures contre le peuple: baisse généralisée des salaires, généralisation des emplois précaires, chasse aux sorcières contre tous ceux qui ont une allocation sociale…

En résumé, un pillage généralisé du monde du travail par le monde du capital.

En Grèce, les travailleurs, les jeunes, les gens ordinaires disent NON.

Ils construisent une Résistance exemplaire pour le reste de l’Europe.

C’est notre devoir d’être solidaire !

Car chacun doit savoir : aujourd’hui, le peuple grec est attaqué, demain ce seront les peuples portugais, espagnol et italien et après-demain nous y passerons tous.

Nous sommes tous des Grecs !

Soutenez le combat pour empêcher de faire porter le poids de la crise aux travailleurs

Détruisons le capitalisme par son maillon faible, sortons de l'europe ,de l'euro !


               PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE – ARC DE LA SARTHE


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