30 janvier 2012


Sortir de la crise, sortir de l’euro, sortir de l’UE, sortir du capitalisme :

L’Université Ch’ti Guevara fait un tabac à Lens

Salle pleine à craquer à la salle Dumas de la Grande Résidence, le quartier HLM de Lens (62) pour entendre Rémy Herrera, économiste marxiste, auteur du livre « Un autre capitalisme n’est pas possible », Michelle Dessenne, de la direction du M’PEP, Georges Gastaud, auteur de « Patriotisme et internationalisme »  et de l’Essai sur la renaissance communiste, sur l’ ainsi dite « crise de la dette » et les moyens d’en sortir.

Avec rigueur mais dans un style chaleureux, Herreradémontre d’abord, historique de la crise à l’appui, que la crise actuelle est structurelle et qu’on ne pourra pas en sortir sans sortir du capitalisme. Il est illusoire de s’imaginer sortir de la crise par un retour aux solutions « keynésiennes ».

Michelle Dessenne prouve ensuite avec brio qu’il est non seulement possible, mais vital et urgent de sortir de l’Union européenne et de l’euro. Elle montre également que les bases sur lesquelles peut s’effectuer cette sortie progressiste, qui doit s’accompagner d’une mise hors d’état de nuire de la Bourse, sont radicalement antinomiques de celles que propose le FN.

 G. Gastaud montre que cette sortie révolutionnaire de l’UE suppose une nouvelle alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, de la classe ouvrière et de la nation. Il ne s’agit pas de revenir, de manière défensive, aux solutions de 45 : compte tenu de la position intégralement antinationale que vient d’exprimer le MEDEF (tribune du Monde, fin décembre, L. PArisot demande officiellement de nouveaux « transferts de souveraineté », la « reconfiguration des territoires » et la mise en place d’une « nouvelle patrie », les Etats-Unis d’Europe, pendant que Sarkozy rampe aux pieds de Merkel et que Hollande propose la constitution de ministères franco-allemands…), la défense de l’indépendance nationale ne fait qu’un avec la marche au socialisme.

Dans les trois cas, la salle, très diverse et où les visages jeunes abondent, vibre. Suit un débat riche et fraternel.

La prochaine séance de l’Université Populaire Ch’ti Guevara aura lieu le vendredi 23 mars, à Lens, sur le thème du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie en présence d’Henri Alleg, auteur de La Question (le livre préfacé par Sartre qui dénonça la torture en Algérie) et avec la participation d’intellectuels du Parti algérien de la démocratie et du socialisme.

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29 janvier 2012




Front de Gauche demandez le programme .....

mais pas de réponse ! du Front de la Haine au Front de Gauche l'Utopie et le Mensonge contre le peuple de France 


Pas un jour ne se passe sans que des mauvais coups soient portés contre les travailleurs au nom de la " dette " et des " déficits " : suppression massive de postes et casse des services publics, attaques contre la protection sociale solidaire (retraites, santé…), suppressions de jours fériés… et dans de nombreux pays européens augmentation des impôts, baisse des salaires, coupes sombres dans les " dépenses sociales "… 

Groupes financiers, institutions officielles du capitalisme (FMI, UE), agences de notations, médias…. utilisent à chaque fois le même argument : les peuples ont (sur-)vécu au-dessus de leurs moyens, les déficits explosent, il faut rembourser la dette et rassurer les marchés financiers… C’est ainsi que  les capitalistes , l'Union Européenne dont Pierre Laurent est secrétaire du PGE et Mélenchon participant actif  justifient l’appauvrissement massif de la population grecque, portugaise, espagnole, irlandaise… et tous les plans de rigueur préparés par l’UE et le FMI, de même que la mise sous tutelle euro-bancaire des budgets nationaux.

Lorsque l'on lit le programme de Mélenchon , rien ne va dans le bon sens , rien ne permet de dire , oui c'est ça la solution , et c'est pour cela que l'on comprend mieux les Communistes du PCF ( ou ce qu'il en reste avec de tels dirigeants ! ) qui refusent ce "Georges Marchais de bas étages" qu'est le candidat du Front de Gauche . Il est facile d'aller sur les plateaux Télés ( une chance , non , d'avoir le droit de paroles sur la presse bourgeoise , lorsque l'on est ... "Révolutionnaire" ? ) et de hurler sans rien proposer de concret , car ce qu'ignore monsieur Mélenchon , résistant de la dernière heure contre l'europe , tout en continuant a y participer ,  c'est que  là qu'est son erreur fatale .

Erreur fatale , car ce que ne dit pas monsieur Mélenchon , c'est que rien n'est possible sans sortir de l'UE , de plus sortir sans demander l'avis des autres " partenaires " - 

Erreur fatale , car les Communistes du PCF se sont battus contre Maastricht pendant que monsieur Mélenchon menait campagne pour le Oui ! 

Erreur fatale , car soutenir les frappes de L'ONU-OTAN contre la Libye fait de lui un Belliqueux , alors que les Communistes sont contre la guerre , contre les guerres ! 

Erreur fatale de sortir le pays du nucléaire , car comme disait Georges Marchais , qui est le modèle de monsieur Mélenchon , une fois que le nucléaire est entre les mains de l'Etat sans recherche de profits les centrales sont fiables et ne sont plus des passoires radioactives ! les dechets ? la centrale superphoenix ne produit pas de déchets , et la recherche permet de développer des moyens plus propres , mais qui ne gaches pas "le paysage " avec des éoliennes - Il ne faut pas comme les écologistes , confondre bien être de la planète , progrès , avec retour aux cavernes !

Monsieur Mélenchon peut vouloir ... pouvoir est tout autre chose , et prétendre le contraire c'est non seulement se mentir a soi même , pais surtout au peuple de France , monsieur Mélenchon confond Europe et souveraineté nationale .

Le PRCF de la sarthe invite toutes celles et ceux a lire et a se procurer le "Programme Candidat" qui se composent de 75 mesures

Pour rompre avec l'euro et avec l'Union européenne du grand capital,

            Pour reconstruire la France sur les bases progressistes du

Conseil National de la Résistance, 

            le POLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (P.R.C.F.)

            soumet son « programme-candidat » à la classe ouvrière et au peuple de France

 

            Exécutant politique des milliardaires, de l'OTAN et de l'Union européenne, le fascisant régime de Sarkozy détruit méthodiquement la France issue de 1789 et des conquêtes de la Libération. Pour gonfler les profits du CAC-40, l'Union Maastrichtienne Patronale (U.M.P.) n'hésite devant aucune agression :

                - en violation du Non populaire à la constitution européenne (référendum du 29 mai 2005), l'indépendance nationale est bradée au Traité de Lisbonne, à l' « euro-gouvernance » et aux diktats d'Angela Merkel.

                - pour « sauver l'euro », cette arme des financiers contre les salaires, les services publics et les acquis populaires, le budget dela Francesera désormais soumis à Bruxelles avant d'être présenté aux députés français !

                - l'armée et la diplomatie françaises sont mises au service de la politique belliqueuse des USA (Libye, Afghanistan...), de l'OTAN et des sociétés capitalistes « françaises » qui écument l'Afrique;.

                - base matérielle de la classe ouvrière, de l'ingénieurie et de l'agriculture nationale, le produire en France est démantelé et délocalisé au nom de la « concurrence libre et non faussée » stipulée par Maastricht.

                - le maillage territorial issu de 1789 (Communes, départements, Etat-nation) cède la place aux « métropoles », aux « euro-régions » et à la « gouvernance européenne ».La Sécurité sociale, les retraites par répartition, la nationalisation de l'énergie (EdF-GdF), oeuvres des ministres communistes de 1945,la Fonction publique, l'hôpital public et l'Education nationale laïque sont saignés à blanc..

                - Jusqu'à la langue française qui cède au tout-anglais patronal avec l'aide des Pécresse, Chatel et Cie!

                Et pendant qu'une oligarchie de milliardaires et de parasites pipeul se gave sans limites, la classe ouvrière s'appauvrit, les services publics agonisent, les paysans, les marins-pêcheurs et nombre d'artisans désespèrent, des millions de chômeurs, de retraités pauvres et de jeunes précaires renoncent à se soigner, nos jeunes diplômés doivent s'expatrier etla France devient une jungle livrée au « chacun pour soi » made in USA !

                Pourtant le PS ne propose aucune alternative à cette politique ravageuse. Et pour cause, comme DSK (ex-patron du FMI) et P. Lamy (patron de l'O.M.C., l'institution qui orchestre la mondialisation capitaliste), le PS est à genoux devant la « construction européenne ». Lui aussi a violé le Non à la constitution européenne en soutenant le traité de Lisbonne. En Grèce, en Espagne, les « socialistes » Papandréou et Zapatero soumettent leur peuple à des plans de misère. Et qui a oublié le gouvernement Jospin-Aubry-Buffet (97/2002) qui, en privatisant plus que la droite et en mettant en place l'euro, a démoralisé la gauche populaire en pavant la voie de l'UMP et de la famille Le Pen ?

                Quant à J.-L. Mélenchon, soutenu par un PCF de plus en plus « décaféiné », il continue de... défendre l'euro! Mais que vaudra son discours social et républicain si le Front de gauche, comme le NPA, continuent de propager le mensonge de « l'Europe sociale » dans le but de montrer patte blanche au PS ?

                Bien entendu, les militants franchement communistes veulent ardemment balayer Sarko et Marine Le Pen, l'héritière faussement assagie d'un père admirateur patenté de Vichy et de l'OAS. Mais pour battre Sarko et sa politique, cessons de nous mettre à la remorque de tel ou tel homme (ou femme!) providentiel qui, une fois élu(e), s'empressera de ramper devant les « marchés financiers » au nom d'un faux « réalisme ».

                L'issue véritable, c'est au contraire d'associer à nouveau le drapeau rouge des ouvriers au drapeau tricolore de la nation en faisant renaître avec tous les vrais communistes de ce pays, membres ou pas du PCF, un vrai parti communiste, un fort mouvement syndical de classe renouant avec les traditions CGT, un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique et Progressiste  (FRAPP). Celui-ci n'hésitera pas à:

                - annuler l'ensemble des contre-réformes sarkozystes,

                - sortir la France de l'UE et du maudit euro, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes,

                - reconstruire notre pays sur les bases d'avenir du C.N.R.: indépendance nationale et coopération internationale, démocratie, rôle central des travailleurs, laïcité, égalité des sexes, antifascisme et antiracisme, progrès social, appropriation populaire des grandes entreprises et des banques, renaissance des services publics... Pour cela il faut affronter le grand capital et mettre à l'ordre du jour la lutte pour une société socialiste débarrassée de l'exploitation capitaliste.

                C'est pour aider le camp du travail et du progrès à reprendre l'offensive que le PRCF met en débat son programme-candidat qui résume les propositions de notre Conférence nationale. Débattons-en à l'atelier, au bureau, en salle des profs, à la fac, dans les quartiers et les communes rurales... et surtout, préparons-nous à l'action « tous ensemble et en même temps »!

                Notre peuple n'est jamais si grand que quand, confronté à une menace mortelle, il retrouve son légendaire esprit frondeur. Face aux nouveaux esclavagistes du Capital, retrouvons-nous sur un programme de rupture révolutionnaire et réaffirmons que « jamais, non jamais, le peuple de France ne sera un peuple d'esclaves » (appel de Jacques Duclos et de Maurice Thorez, dirigeants clandestins du PCF, le 10 juillet 1940). 




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28 janvier 2012

Bachar, nous t'aimonsAux responsables nationaux du Mouvement de la Paix

Avec votre « Infos-Paix 344 du 21 janvier 2012 », comme vous l'aviez déjà fait pour la Libye, vous colportez sur la Syrie des informations dont vous ne pouvez ignorer le caractère fallacieux.


Certes, pour la Libye, vous pouviez avoir « l'excuse » d'être manipulés par tout ce que l'OTAN compte de médias à son service. Mais au vu du résultat de votre « soutien au peuple libyen », qui vient d'exprimer sa « satisfaction » en saccageant le siège du CNT à Benghazi,berceau de la « révolution », la circonspection aurait dû être de mise avec la Syrie.

Ainsi, quand le 28 novembre 2011, dans Le Figaro, Georges Malbrunot écrit que « Paris soutient logistiquement les insurgés syriens », vous ne vous demandez pas qui sont ces insurgés que le « démocrate » Sarkozy (celui qui s'est permis un coup d'État face au vote NON majoritaire du peuple de France le 29 mai 2005) peut bien soutenir. Et lorsque le 9 décembre 2011, toujours Malbrunot dans Le Figaro interroge : « L'armée syrienne libre : Couverture turque ? Ou faux-nez islamiste ? », ça ne vous fait pas réfléchir non plus...

C'est donc sans ambiguïté que votre récidive syrienne prouve votre choix : vous avez décidé d'être complices des fauteurs de guerre, ce qui est un comble pour un mouvement de la paix...

Pour vous permettre de rectifier vos « erreurs » auprès des destinataires de votre lettre « Infos-Paix », je vous signale que le 2 janvier 2012, le site qatari The Doha Debates a publié un sondage indiquant que 55 % des Syriens soutenaient leur président Assad ; information reprise par The Guardian du 17 janvier : « Most Syrians back President Assad, but you'd never know from western media. Assad's popularity, Arab League observers, US military involvement: all distorted in the west's propaganda war », article dont vous pourrez lire une traduction en français titrée « Les Syriens sont une majorité à soutenir le président Assad, mais ce n’est pas des médias occidentaux que vous pourriez l’apprendre », sur le site de Réseau Voltaire.

D'autre part, au cas où vous auriez « gobé » la fable des iPhone interdits en Syrie (Le Monde, 5 décembre 2011), n'hésitez pas à prendre le temps de découvrir la supercherie de la BBC, et souvenez-vous de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande de l'Allemagne nazie...

Enfin, s'agissant du rapport de la Mission d'observation arabe en Syrie, il n'est sans doute pas inutile de comparer les informations données par la presse française avec celles publiées en français par l'agence de presse syrienne Sana sous le titre : « La mission d'observation arabe confirme dans son rapport les actes de violence des groupes armés contre l'armée, les civils et les édifices étatiques ». Au cas où vous ne sauriez pas ce qui se passerait légalement en France en pareilles circonstances, je vous invite à consulter le « décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d'être utilisées pour le maintien de l'ordre public ».

En attendant votre prochaine parution et vos excuses au peuple syrien ainsi qu'aux destinataires de votre lettre « Infos-Paix », je fais suivre ce message à mon carnet d'adresses et vous prie d'agréer mes salutations.

Jean-François Autier,

ajusteur mécanicien retraité et ancien combattant.

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27 janvier 2012

UFAL: Le Sénat se prononce pour le financement public des crèches confessionnelles privées!

Une proposition de loi, déposée au Sénat par Mme Françoise LABORDE (RDSE), visait à étendre le respect du principe de laïcité aux crèches privées, suite à l’affaire récente de l’association « Baby-Loup ». On rappelle néanmoins que la Cour d’Appel de Versailles avait confirmé la validité du règlement intérieur de cette crèche privée subventionnée, imposant à ses salariés la neutralité religieuse: toutes les dispositions initiales proposées n’étaient sans doute pas exemptes de défauts. Mais le pire est venu des amendements présentés par Alain Richard (PS),

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=10431#more-10431

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23 janvier 2012

 

 

 

" Ma patrie , c'est la langue française"

                                                                                                          Albert CAMUS 

 

Article dans l’Humanité

 

Le quotidien l’humanité a publié une tribune rédigée par notre président Georges GASTAUD et signé par un certain nombre de personnalités. Vous pouvez le consulter sur le site du journal:

http://www.humanite.fr/culture/tribune-unhappy-birthday-you-miss-jeanne-d%E2%80%99arc-487186

 

 

Le Monde

Le prix de la carpette anglaise a été décerné comme tous les ans. Le COURRIEL a été représenté au sein du jury par notre camarade Matthieu VARNIER.

Ce prix d’infamie linguistique a été décerné cette année à Jean-François Copé, ce dont le journal Le Monde s'est fait l'écho : http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1179626

 

A signaler également le recensement de ce prix par Alternatives économiques :

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2012/01/03/le-prix-de-la-carpette-anglaise-2011-attribue-a-jean-francois-cope/

 

De son côté, le journal Marianne a pointé le peu de considération pour la langue française dans l'opposition :

http://www.marianne2.fr/Ces-socialistes-qui-meritaient-aussi-le-Prix-de-la-Carpette-anglaise-2011_a213865.html

 

Le texte de communiqué du prix figure en pièce jointe

 

 

Déclaration de François HOLLANDE

 

Lors de sa visite à Point-à –Pitre le 15 janvier, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a déclaré vouloir ratifier la charte européenne des langues régionales.

 

Tout en étant conscient de la nécessité de préserver les langues régionales, le Collectif Unitaire Républicain de Résistance, d’Initiative et de Résistance Linguistique regrette fortement cette décision.

 

Elle conduit à fragiliser la langue française et à remettre en cause l’indivisibilité et l’unité de la République.

 

C’est pourquoi nous demandons à François Hollande :

-d’une part de revenir de cette décision et d’envisager d’autres modalités d’action en faveur des langues régionales

-d’autre part de s’engager sur une défense active de notre langue toujours davantage marginalisée au profit de l’anglo-américain dans notre propre pays. En effet, nous devons regretter que celui-ci n’ait pas fait suite à la lettre que nous avons adressé à tous les candidats de gauche à la présidentielle et aux propositions qui l’accompagnaient.

 

 

A lire sur le site du journal Marianne.

 

A signaler le compte-rendu d'ouvrage publié sur le site du journal Marianne qui pointe l'abandon de notre langue par nos élites :

http://www.marianne2.fr/Langues-le-tout-anglais-recule-partout-sauf-a-Paris_a214626.html

Un article qui devrait inspirer tous les candidats à l'élection présidentielle.

 

Signez et faites signer offensivement le Manifeste progressiste contre le « tout-anglais » et pour la défense de la langue française proposé par G. HageG. Gastaud et L. Landini. Il y a urgence : chaque jour, dans le dos du peuple français, le MEDEF, l’U.E. et le pouvoir UMP (encouragé par des « socialistes » comme Martine Aubry) prennent des mesures illégales pour basculer notre pays au tout-anglais patronal.

Signez le manifeste

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22 janvier 2012


TETE HAUTE MAINS PROPRES ? 

LE FRONT NATIONAL RUINÉ… MAIS PAS LES LE PEN

 


La fille Lepen prétend sous le pretexte de manque de signatures de Maires ne pouvoir se présenter a l'election présidentielle et qu'il lui manque "Quelques sous " , petit vaccin de rappel sur les finances du Front de la Haine ....

Endetté jusqu’au cou, le Front national veut tout faire pour que la candidature de Marine Le Pen, en 2012, ne soit pas gênée par des problèmes financiers. Selon nos informations, la nouvelle présidente du FN étudie ainsi la possibilité de créer son microparti, afin d’attirer les dons des militants et sympathisants frontistes. Une manière pour elle de protéger ces sommes de l’appétit des nombreux créanciers du Front national. Il faut dire que ces derniers se font de plus en plus pressants.

Le premier d’entre eux, la ­Société générale, à qui le parti doit 5,2 millions d’euros, a lancé en décembre, devant le tribunal de grande instance de Nanterre, une procédure de saisie immobilière sur le Paquebot, l’ancien siège du FN. Une initiative restée secrète jusqu’à présent. Pas plus tard que jeudi dernier, examinant une possible mise aux enchères du bâtiment, le juge a accordé un délai de deux mois au parti, celui-ci ayant réussi à présenter au dernier moment une promesse de vente à l’amiable. Son montant ? Environ 10 millions d’euros, selon le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just. Bien loin des 18-20 millions espérés par Jean-Marie Le Pen fin 2007.

Dans l’attente de cette vente hypothétique, l’état financier du FN reste désastreux. Selon les derniers comptes publiés en 2009, ses dettes s’élèvent à plus de 12 millions d’euros. Une somme colossale alors que ses revenus sont en chute libre et que ses deux dernières subventions publiques – 3,6 millions au total – ont été saisies par son ancien imprimeur, Fernand Le Rachinel. En 2007, ce dernier avait prêté 6,3 millions au FN, somme que le parti n’a jamais voulu rembourser. La situation est suffisamment inquiétante pour que les deux commissaires aux comptes du FN se décident à tirer la sonnette d’alarme : « En ce qui concerne la continuité de l’exploitation, certains éléments sont susceptibles de la mettre en cause », écrivent-ils dans leur dernier rapport.

LE FN DOIT 2,8 MILLIONS D’EUROS ÀCOTELEC... ET DONC À JEAN-MARIE LE PEN

En faillite virtuelle, le FN pourrait se voir rattraper par ses ennuis financiers avant les échéances de 2012. Un scénario catastrophe qu’il souhaite à tout prix éviter. « La création d’un nouveau parti pour Marine est une des possibilités, mais pas la seule », tempère Wallerand de Saint-Just. Marine Le Pen pourrait aussi ­reprendre à son profit le microparti Cotelec, véritable pompe à finances créée en 1988, par et pour le seul Jean-Marie Le Pen. Abréviation de « cotisations électorales », Cotelec a permis au fondateur du FN de drainer les dons de ses sympathisants en dehors du Front national. Sur les sept derniers exercices, près de 2 millions d’euros de dons ont été versés à ­Cotelec.

« Le Pen voulait garder la main sur les finances. Il demandait que les ­appels aux dons soient faits pour Cotelec. Le parti, lui, ne réclamait pas d’argent directement », se souvient Jean-Pierre Reveau, ancien trésorier du FN. Récemment encore, à la veille du congrès de Tours, en janvier, Jean-Marie Le Pen a lancé un nouvel appel pour Cotelec. « On ne veut pas que cet argent soit récupéré par les créanciers du Front national », justifie Wallerand de Saint-Just.

Situation cocasse, au fur et à mesure que le FN s’enfonçait dans la crise financière, Cotelec lui accordait de nouveaux prêts, au point de devenir son deuxième créancier. « Cotelec a donné de l’oxygène au FN », reconnaît un cadre du parti. Le Front national doit désormais 2,8 millions d’euros à Cotelec… et donc à Jean-Marie Le Pen. Plus curieux ­encore, le fondateur du FN a posé une hypothèque sur le Paquebot, comme s’il craignait de ne jamais revoir la couleur de son argent. Un acte qu’il a même fait signer devant notaire ! Autrement dit, si la vente à l’amiable du bâtiment se ­réalise enfin, Cotelec et Jean-Marie Le Pen ­recevront un joli pactole. Quant à la ­Société générale, elle pourrait reprendre sa mise, tout en évitant de porter la responsabilité d’une mise en faillite du Front national. « Cela pourrait être catastrophique pour elle en termes d’image. ­Personne n’a intérêt à en arriver là », ­prévient un dirigeant du parti. Au FN, on se garde cependant de tout triomphalisme : au moins deux promesses de vente du Paquebot avaient déjà été ­signées. Sans jamais aboutir.

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20 janvier 2012

Ne Pas Confondre Nation et Nation !


Fascisme ... les racines du Mal 


Le mot fascisme ne veut pas dire grand chose dans le langage courant d'aujourd'hui. Trop ou trop peu: soit on l'utilise à propos de n'importe quelle violence étatique ou policière (CRS-SS...) soit on n'entend par là qu'un anti-sémitisme particulièrement féroce. Si tout est fasciste, jusqu'au langage lui-même selon BARTHES, rien ne l'est. Si seule la négation du juif l'est, alors le fascisme n'est qu'un "accident de l'histoire" , et cela est donner raison a JM le Pen , sur son "détail de l'histoire " et rien n'est plus fasciste aujourd'hui, Il ne faut pas "oublier" les slaves, les tziganes etc... Le fascisme n'est pas une "simple" expression du racisme .

Cependant beaucoup sentent plus ou moins confusément la montée d'un danger en France, dont le développement du Front National leur paraît souvent le signe précurseur. Or comment combattre ce que l'on ne connaît pas? B. BRECHT nous a avertis que le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde. L'avertissement était judicieux. Mais reste mystérieux. Car pourquoi cette fécondité, quel est ce ventre, qui est-ce qui l'ensemence? Seule la réponse à ces questions, c'est à dire la mise à jour de la cause, de l'origine, et de ce qui nourrit le phénomène peut permettre de pouvoir espérer agir sur lui. Se contenter d'en critiquer et combattre les résultats est toujours agir et trop tard et trop superficiellement.

Parler du fascisme c'est d'abord pouvoir répondre à la question: qu'est-ce que le fascisme? Pour celà il est impossible, comme pourtant tant l'ont fait, de se limiter à la description de telle ou telle forme spécifique qu'il a revêtue (nazisme, mussolinisme, pétainisme etc...), de tel ou tel aspect qu'il a particulièrement développé ici plus que là (comme l'antisémitisme en Allemagne). Dans ses formes nationales, il y a autant de fascismes différents que de situations historiques différentes. Mais tous ont en commun leurs caractères essentiels, chaque branche est rattachée au même tronc. C'est de l'essence commune, des caractères généraux communs à tous les fascismes dont nous parlerons. Car ce n'est qu'ainsi qu'on pourra aller à la racine, et prévenir une victoire du fascisme dans le futur. Car demain il ne revêtira évidemment pas les mêmes oripeaux qu'hier: se fixer sur leur description peut amener à ne pas voir sous quelles formes se développe le fascisme d'aujourd'hui (et d'ailleurs il n'y aurait rien à craindre si celui-ci se bornait au folklore nauséabond de nostalgiques du nazisme se déguisant en SS).

La plupart du temps le fascisme est réduit d'abord à une seule forme, le nazisme, puis à un seul fait, l'extermination qu'il a systématiquement mis en oeuvre contre les juifs dans les dernières années de son pouvoir (prolongeant dans ce carnage la politique d'expulsion et de pillage des années 1930). S'il n'est "que" cela, alors ni le nazisme des premières années, ni encore moins les régimes de Mussolini ou de Franco ne seraient fascistes. Et aujourd'hui le danger fasciste serait bien faible, l'antisémitisme n'étant plus le racisme dominant.

Réduire le fascisme à certains de ses excès les plus barbares, ce n'est pas seulement faire comme si d'autres de ses horreurs étaient acceptables. C'est surtout masquer que le fascisme est beaucoup plus ordinaire, plus banal, plus sournoisement répandu, et est un phénomène beaucoup plus complexe et plus vaste qu'un anti-sémitisme brutal. Qu'il n'est pas un accident, une folie exceptionnelle, quasiment inexplicable et n'ayant donc que peu de chances de se reproduire, pourvu qu'on veille à réprimer toute résurgence de l'antisémitisme.

Le choix presque systématique de cette présentation très restrictive du fascisme n'est pas anodin. Il permet d'occulter que le pire ennemi de tous les fascismes furent les communistes (DACHAU, premier camp de la mort, fut créé pour eux) et les résistants combattants, quelle que soit leur "race". C'est à dire, en le réduisant à un racisme, d'occulter les caractères fondamentaux du fascisme déjà à l'oeuvre dans la démocratie, dont le racisme n'est qu'une extrémité particulière. 


Il ne manquera pas d'ardents défenseurs des Droits de l'Homme pour nous expliquer que ce ne sont pas ces faits barbares qui comptent, mais celui-là, autrement plus important du point de vue du droit il est vrai, que les membres du peuple  participent démocratiquement à ce processus par leurs votes, leurs actions, leurs volontés. Il ne s'agit donc pas d'un fascisme électoral , mais d'une démocratie électoraliste , comment Hitler est il arrivé au pouvoir ?

Fort bien. Mais cela ne fait que prouver que le racisme et l'ethnocide peuvent être démocratiques, approuvés par une majorité populaire . Ce que HITLER et MUSSOLINI et PETAIN savaient déjà puisqu'ils ont été élus démocratiquement. Cela ne fait qu'attirer l'attention sur :


-1°) que fascisme et démocratie ne sont que deux formes politiques, alternant suivant les circonstances historiques, des mêmes rapports sociaux capitalistes;


-2°) que le fascisme est un phénomène de masse qui peut fort bien être démocratique tant que la masse approuve et soutient son idéologie et ses objectifs .

Que le fascisme soit un phénomène bien banal et bien profondément inséré au coeur de la démocratie bourgeoise, nous l'avons encore appris quand la vie du grand héros de la gauche, F. MITTERAND, ses amis de l'Oréal ( ou encore dans l'Ouvrage de Annie Lacroix Riz " banquiers et industriels sous l'occupation") a été étalée sous nos yeux , comme nous l'avions déjà appris quand les chefs de la Gestapo en France ont été graciés par la "République", et en bien d'autres occasions où est apparue la sympathie, engagée ou prudente en actes mais toujours très réelle, des "élites" française vis à vis du fascisme.

Dès la fin de la guerre la question de savoir s'il fallait sanctionner sérieusement ne serait-ce que ceux qui avaient eu d'importantes responsabilités (politiques, administratives, financières, médiatiques et artistiques etc...) dans le régime PETAIN avait vite du être résolu par la négative. Car ça aurait été mettre en cause 95% des "élites" bourgeoises, et donc la bourgeoisie elle-même. La démocratie remise en selle n'envisagea d'ailleurs jamais une seconde d'épurer au nom de l'anti-fascisme, mais seulement, et de manière homéopathique, quelques collaborateurs. Vous fûtes fasciste, fort bien et pourquoi pas? ("il était si difficile d'y voir clair", "un moment d'égarement", "une jeunesse française", les justifications ne manqueront pas). Collaborateur des allemands, traitre à la patrie, voilà bien le vrai grand crime! Le seul impardonnable!

L'anti-fascisme a servi à justifier la guerre, à déclarer tel camp impérialiste celui des bons et tel autre celui des méchants. Mais la guerre n'a pas été anti-fasciste, où du moins elle ne l'a été qu'accessoirement, par la défaite des forces armées fascistes, pas par celle de l'idéologie fasciste et l'éradication de ses causes. Elle a été une guerre nationale-patriotique , entre concurrents capitalistes pour la domination du monde mais une guerre Patriotique y compris pour les dirigeants du PCF à cette époque , la Patrie n'ayant pas le sens détourné par les capitalistes pour nous Communistes .

"La majeure partie de l'activité réglementaire et même législative de l'Etat (de Petain)...a été maintenue...Comme a été confirmée la quasi-totalité des fonctionnaires...Ni le vote des pleins pouvoirs, ni l'appartenance au Conseil National de Vichy n'ont empêché nombre de parlementaires parmi les plus importants d'être constamment réélus...On constatera qu'il n'y a pas de réelle solution de continuité pour tout ou partie de l'appareil d'Etat entre l'Etat français de Vichy et l'Etat des républiques ultérieures." On peut tout aussi bien ajouter: entre l'Etat de la république antérieure et celui de Vichy.

Reste à savoir pourquoi l'essentiel des hommes et des idées du fascisme ont ainsi survécu? Pourquoi la République n'apparait que comme un simple ravalement à couleur démocratique? Pourquoi les frontières sont-elles si floues entre démocratie et fascisme au point que les mêmes responsables, la même police, la même justice, qui avaient assassiné tant de résistants, et les mêmes lois, puissent, à si peu d'exceptions près, servir aussi aisément l'une que l'autre?

le fascisme ne se caractérise nullement, dans son essence, par l'exceptionnel, comme le coup d'Etat, ni même par la violence, mais n'est qu'un prolongement, une radicalisation, à une étape historique particulière du développement du capitalisme, de comportements existants déjà dans la démocratie, engendrés par les rapports sociaux de séparation et de désappropriation qui caractérisent le capitalisme, quelle que soit sa forme politique. De sorte que ces comportements sont ceux de larges masses, que le fascisme est un phénomène de masse, non pas une simple dictature militaro-policière ne s'imposant que par la terreur d'un petit groupe.

En réalité , le fascisme est avant tout la proposition (absolument contradictoire et irréalisable) de restaurer la force et l'existence de la Nation comme communauté tout en conservant intact ce qui l'a créée comme communauté imaginaire, de substitution, fétichiste (le fétiche étant justement ce qui se substitue à la réalité dans la détermination des comportements humains), à savoir: les rapports sociaux capitalistes. Rapports qui, dans leur évolution moderne, aboutissent à la division atomistique, à l'éclatement de la société. En voulant empêcher un éclatement aussi inéluctable que nécessaire, le fascisme ne peut aboutir qu'à l'emploi de la violence la plus brutale, comme tous ceux qui veulent imposer coûte que coûte une volonté contraire à la réalité des rapports humains concrets; et aussi qu'à l'échec, une idéologie ne pouvant faire ce que l'activité concrète des individus défait tous les jours.

Le fascisme ne prétend renforcer que la Nation, qui est, pour lui et ceux qui le suivent, "La" communauté. Or défendre, restaurer, développer la communauté nationale n'est au fond pas le propre que du seul fascisme, mais de la Démocratie également. Alors qu'est-ce qui les distingue dans cette affaire? Rien d'autre que les circonstances: le fascisme n'accède au pouvoir qu'en période de crise aigüe du capitalisme. Il regroupe alors la masse de ceux qui, inversant toujours l'ordre des choses, s'imaginent que l'affaiblissement de la Nation est la cause de la crise et non l'inverse. Si crise il y a c'est, selon eux, que le fétiche Nation n'a pas reçu les soins et les sacrifices qui lui étaient dus. Ses membres, au lieu de s'en faire les pieux serviteurs, se sont adonnés au culte idolâtre des particularismes, de l'individualisme, des intérêts égoïstes, abandonnant celui de l'esprit national, et avec lui leur âme éternelle, les traditions et valeurs du sang et du sol qui fondaient solidement la communauté dans les temps antiques et qui pourraient la refonder aujourd'hui pourvu qu'on lutte contre l'avachissement du au matérialisme dominant et à ses succédanés: la consommation, l'immoralité, la jouissance. Bref pourvu que reviennent l'âme et l'esprit, la force et la volonté.

Plus l'unité nationale est affaiblie par le mouvement du capitalisme lui-même (expansion mondiale, brassage des capitaux et des populations, luttes de classe) et plus le fascisme en cherchera les causes dans ce qu'il considérera comme des ennemis de la Nation. Que ce soient ceux qui la déchirent de l'intérieur par leurs luttes (le prolétariat et ses organisations) ou ceux qui, pour différentes raisons (racistes, culturelles, religieuses) seraient étrangers à la pureté nationale.

 les capitalistes sont amenés à rallier et soutenir le fascisme, jusqu'à lui concéder une part plus ou moins importante du pouvoir étatique. Si ce soutien fut toujours décisif, il ne fut pas le seul: d'autres couches sociales l'ont aussi, et massivement, soutenu, tant il est vrai que le fétichisme de la Nation est une chose fort répandue en ce XX ème / XXI ème siècle.

La grande et absurde boucherie de 1914-18 marque la faillite des deux grands piliers idéologiques de la démocratie: la Liberté et la Raison (la liberté de la propriété privée et son corollaire, la rationalité de l'ensemble des choix des individus privés). Ils se sont effondrés dans le bain de sang, ils ont été broyés par des forces économiques et étatiques s'avérant incontrôlables.

En même temps ces forces ont mis en branle des masses énormes, au nom de la "Patrie" (nom de guerre de la Nation pour les capitalistes qui détournent les termes ). Des masses pour une large part paysannes, qui n'existeront bientôt plus, pour l'essentiel, que comme des noms sur des monuments aux morts, ou comme des ouvriers taylorisés dans les usines. En 1918, après l'énorme bouleversement, les masses des pays développés ont majoritairement basculé dans l'urbanisation et le salariat, et même ce qui restait de ruraux n'étaient plus confinés à l'horizon borné de leurs villages.

Masses urbaines que "l'élite" intellectuelle ne verra que comme vulgaires, sales et brutales. Leur politisation, que cette concentration rendait inéluctable, les feront se rassembler en organisations syndicales et politiques qui effraieront cette "élite": à bas la démocratie qui pourrait permettre que ces masses incultes, donc manipulées, grégaires, prêtes à se donner à n'importe quel beau parleur, influent sur le pouvoir. A bas "La Gueuse"! Il faut sélectionner les "meilleurs" autrement que par la démagogie inhérente à toute élection! 

De cette façon les intellectuels individualistes et élitistes rejoignirent les intellectuels populistes "déçus du prolétariat" (type SORAL), pour soutenir, tous ensemble, le fascisme, le mouvement politique qui se prétendait ni capitaliste, ni communiste, mais rassembleur des masses pour le véritable combat, le combat national, derrière la véritable élite, celle des chefs au verbe haut et aux muscles saillants, qui n'en appellent pas à la raison, mais à la force et aux mythes.

Le fascisme c'est le mythe de la volonté politique, impuissante car fondée sur l'incompréhension la plus totale des causes de la crise, c'est une idéologie utopique d'un "bon capitalisme", c'est l'adoration du fétiche Nation sensé être le sauveur suprême des adeptes de sa secte.

Tel est le ventre de l'immonde bête !


Introduction de T.Thomas

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19 janvier 2012

Décision mercredi dans le litige sur la nationalisation-sanction de Renault

Photo afp.com


Lettre ouverte de Annie Lacroix - Riz 



 

 

Gérard Grizbec et les héritiers Renault, 18 janvier 2012

 

Le Pecq, 18 janvier 2012

 

 

 

Lettre ouverte à M. Gérard Grizbec, en copie à MM. Didier Dahan, David Pujadas, William Leymergie et Rémy Pfimlin                             

 

Monsieur,

Pour la deuxième fois sur France 2, au matin du 12 janvier 2011 (http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=manuel_telematin_20120112_122_12012012090908_F2), comme au soir du 2 mars 2011, JT de 20 h, en compagnie de votre collègue Didier Dahan, tant à l’ère de la « réhabilitation » de Louis Renault par ses héritiers qu’à celle de l’assignation des mêmes contre l’État excluant formellement la « réhabilitation » au profit de l’indemnisation, vous avez résolument pris parti en faveur des héritiers de Louis Renault. Le 12 janvier, vous avez mobilisé une historienne allemande, Monika Riess (Ostler), soutenant la même thèse, mais dont les propos par vous retenus délaissaient le dossier précis de Louis Renault sous l'Occupation au profit de la critique des insupportables tracas infligés à des chercheurs étrangers consultant des fonds d’archives en France, propos sans rapport avec notre sujet.

 

Je suis d'autant plus surprise que vous ayez traité, à deux reprises, de façon strictement unilatérale, du dossier Renault, aujourd'hui brûlant, y compris pour le contribuable, décidant de bannir l’exposé de la thèse historique de la collaboration de Louis Renault, que la biographie datée de 2002 ouvrant votre dossier sur Google vous présente comme historien de formation : « diplômé d’histoire en 1976 », vous avez « entam[é] une carrière d'enseignant » qui vous a « condui[t] pendant sept ans de la Lorraine à la région parisienne » : si vous avez exercé ces fonctions, de 1976 à 1983, époque où j’étais moi-même professeur d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire, vous avez très probablement enseigné à vos élèves que le métier d’historien exige présentation des thèses discordantes, ce principe constituant, à l’époque de l’acquisition de votre diplôme, un des principaux fondements méthodologiques de la formation des historiens. Cette biographie vous prête d'ailleurs les propos suivants, attestant la fidélité à vos origines universitaires : « Mon passé de militant d'extrême gauche m'avait donné des contacts, notamment chez les dissidents à l'Est et les contestataires à l'Ouest, une vision d'ensemble, le goût de la discussion et au final une grande capacité d'analyse. Mon handicap était en revanche d'écrire comme on rédige un tract ou dans un style universitaire, pas assez en journaliste ». À supposer que cette citation est apocryphe, la fonction de journaliste abordant l’histoire n’en implique pas moins de respecter le principe du débat susmentionné.

 

J’ai répondu à votre dossier du 2 mars 2011, réalisé avec votre collègue Didier Dahan, par des commentaires que vous pourrez lire en pièce ci-jointe (et qui circulent en ligne). J’ai demandé, avec mes amis de l’association Esprit de Résistance, qui lutte contre la réhabilitation de Louis Renault, que fût donné droit de cité à la thèse de la collaboration, notoire, de Renault, tant avant-guerre que sous l'Occupation : cette thèse, que j’ai soutenue dans mes travaux consacrés à la « collaboration économique », nourris par de longues recherches, est en effet assez largement partagée en France, et notamment par d’anciens militants syndicaux salariés de la RNUR et par d’anciens résistants. A cette date, non seulement cette demande, en tous points légitime, est demeurée vaine, mais vous venez d’engager davantage le service public de télévision dans le soutien déclaré aux héritiers Renault.

 

Votre choix, le 2 mars 2011, de l’historien Julian Jackson, ne reposait sur aucune justification scientifique, ce collègue n’ayant jamais fait de recherches sur Renault (voir les commentaires ci-joints). Vous avez opté, le 12 janvier, et plus longuement que le 2 mars, pour un historien, en l'occurrence une historienne, ouvertement acquis(e) à la thèse inverse Le choix d’une historienne très engagée dans le soutien de la thèse des héritiers Renault pose au moins autant la question de l’indispensable débat historique auquel vous opposez un veto : son ouvrage figure comme référence sur le site Louis Renault de Laurent Dingli et sur la notice Wikipedia de Renault en anglais (http://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Renault_%28industrialist%29), notice manifestement contrôlée, en France, par un groupe qui en bloque l’accès à toute contestation des louanges de Louis Renault. Tout correctif est promptement effacé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Renault_%28industriel%29; et http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Louis_Renault_%28industriel%29/Neutralit%C3%A9

 

L’ouvrage de Monika Riess, Die deutsch-französische industrielle Kollaboration während des Zweiten Weltkrieges am Beispiel der Renault-Werke (1940-1944), Frankfurt am Main: Peter Lang, 2002. 289 p., non traduit à cette date, est en outre absent de la quasi-totalité des bibliothèques universitaires françaises. Il privilégie la thèse de la contrainte du gouvernement de Vichy, et notamment du « Service des commandes allemandes », dirigé par l’ingénieur général Herck, exercée sur les industriels français, Renault compris : c’est le gouvernement qui aurait exigé une « politique de présence » à laquelle lesdits industriels n’auraient pas songé et à laquelle ils n’auraient pu se soustraire. Mon ouvrage Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, 1999, 661 p., a longuement démontré, sur la base de très nombreux fonds d’archives originales, françaises et allemandes, la non-pertinence de la thèse de la contrainte gouvernementale sur le secteur privé ‑ y compris à propos du service de Herck, créé à l’été 1940, théoriquement pour obtenir des industriels acceptant des commandes allemandes des « contreparties » en matières premières allemandes éventuellement utilisables pour des besoins français. Les industriels, Renault compris, interprétèrent cette quête étatique de bonne conscience comme une entrave et n’en tinrent aucun compte. Les fonds Lehideux (et du comité d'organisation de l’industrie automobile) que j’ai dépouillés d’octobre 2010 à octobre 2011 (Archives nationales, 3 W 217 à 234) le confirment formellement. Mme Riess ne les a pas consultés, pas plus que tous ceux, cités dans Industriels et banquiers français sous l’Occupation, qui balaient la légende de la « contrainte » de l’État de Vichy sur les firmes françaises.

 

Mes ouvrages Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, nouvelle édition, 2010, 679 p., et De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, 408 p., puisés à des fonds extrêmement divers, français et étrangers, ont également démontré que, au rebours d’une prétendue « politique de présence » imposée ou souhaitée par Vichy, une collaboration économique franco-allemande résolue avait été mise en place par les milieux industriels et bancaires français depuis la seconde moitié des années 1920, et avait été considérablement intensifiée pendant la crise des années 1930. Louis Renault fut un des hérauts de cette collaboration « continentale » enthousiaste, tant du point de vue politique qu’économique : la place prise dans les index de ces deux ouvrages par Louis Renault et par les membres de sa garde rapprochée (notamment son neveu par alliance François Lehideux) témoigne du rôle de premier plan des intéressés dans cette collaboration à tout prix de l’avant-guerre.

 

Je ne parviens pas à trouver d’information universitaire, en Allemagne ou ailleurs, sur Mme Riess, dont le petit ouvrage sur Renault, paru en 2002, deux ans après l’ouvrage de Renault Dingli, semble être l’unique publication. La seule référence la concernant, à l'exception de la notice de son éditeur, est une critique en ligne de Christian Scharnefsky, que je vous communique, par pièce ci-jointe (et par le lien : http://www.h-net.org/reviews/showrev.php?id=17255). Je vous remercie par avance de me fournir le moyen de joindre cette historienne non joignable par les canaux académiques habituels.

 

Le présent courrier sera suivi de deux envois de copies ou de transcriptions de pièces d’archives, qui ne manqueront pas d’intéresser l’ancien historien que vous êtes.

 

Vous vous êtes personnellement engagé aux côtés des héritiers de Louis Renault, et avez associé les 2 mars 2011 et 12 janvier 2012, les responsables des journaux de France 2 du soir, David Pujadas, et du matin, William Leymergie. « Depuis avril 2002, précise la biographie déjà citée,Gérard Grizbec a été élu président du Syndicat des journalistes de France 2, “une structure qui a pour vocation de défendre la déontologie des journalistes” et qui s'est récemment illustrée dans les médias pour critiquer la manière dont l'information avait été traitée juste avant les dernières élections”. » Au seuil de nouvelles élections, le simple respect des principes que vous exaltiez il y a dix ans vous permettrait de révéler à propos du cas de Louis Renault la « vision d'ensemble, le goût de la discussion et au final [la] grande capacité d'analyse » dont vous a gratifié votre « passé de militant d'extrême gauche », et de renouer avec l’esprit critique qui vous séduisait « notamment chez les dissidents à l'Est et les contestataires à l'Ouest ».

 

Via les deux « dossiers » auxquels vous avez associé votre nom, le service public de télévision a violé les règles élémentaires du pluralisme. Ce manquement renouvelé rend indispensable l’exposé devant les téléspectateurs de la thèse démontrant le caractère scandaleux de la « réhabilitation » de Louis Renault et, au moins autant, de l’énorme tribut que les héritiers de ce dernier prétendent désormais obtenir du contribuable français.

 

 

 

                       Cordialement,

 

             Annie LACROIX-RIZ, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

 

 

L’ENSEMBLE DES PIECES ET DOCUMENTS DU DOSSIER RENAULT SE TROUVENT SUR LE SITE :

 

www.historiographie.info

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16 janvier 2012

Un succès qui en appelle d’autres…

CONTRE LA MARCHE A LA GUERRE EN SYRIE

La grande salle de l’Agéca était presque pleine: près de cent personnes s’étaient déplacées, ce 7 janvier, à l’invitation conjointe du Comité Valmy et du Pôle de Renaissance Communiste en France, pour discuter de la situation en Syrie et des actions à mener pour enrayer l’intervention armée impérialiste en préparation contre le peuple syrien.

Claude Beaulieu, du Comité Valmy, rendit compte en détails d’un voyage sur place à l’automne dernier, où il a rencontré notamment des militaires syriens et des journalistes français. A cette occasion, il a pu mesurer l’ampleur de la manipulation médiatique : tous les morts civils des affrontements sont présupposés « victimes du régime ». Pourtant, l’opposition armée fait des dégâts considérables – comme en témoignent les soldats amputés vus à l’hôpital, survivants de traquenards où on les a appelés pour protéger des civils en danger, et où ils se sont retrouvés abattus par des tireurs embusqués.

Côté médias, silence radio  là-dessus, tout comme sur les libérationsde prisonniers consenties par Damas. Silence aussi sur un sondage publié par la chaîne qatari Al Jazira (pourtant anti-Assad), selon lequel 55% des Syriens soutiennent leur régime. Quant aux manifestations pro-Assad, une étrange alchimie les transforme en immanquablement en rassemblements d’opposants sur les chaînes de télévision françaises…

Bruno Drewski, de l’Appel Franco-Arabe, rappela clairement que les guerres menées au nom de la « Démocratie » sont en fait toujours des agressions du fort contre le faible, et que quoi qu’on pense par ailleurs du pays agressé, c’est à son peuple et à lui seul de décider de changer  ou non de régime. C’est pourquoi les appels aux sanctions contre Damas – préparatifs évidents à une intervention armée – et l’inquiétante facilité avec laquelle l’opposition dure se procure des armes - preuve d’ingérences étrangères dans le conflit intérieur syrien - doivent décider les progressistes à prendre parti pour Damas contre le « Conseil National Syrien » qui, comme le rappela au passage Claude Beaulieu, a réclamé une intervention armée des puissances impérialistes, alors que de son côté, Sarkozy, dans ses vœux à l’armée à Brest, disant la France prête à intervenir…

Prenant la parole pour le P. R. C. F. , Vincent Flament commença par comparer les communiqués du Parti Communiste Syrien (pour qui « tout changement interne doit être considéré comme partie intégrante de la souveraineté nationale de n’importe quel pays »), et du P. C. F., qui, dans un communiqué du 30 décembre, appelle carrément la France et l’Union Européenne à renforcer les sanctions pour « isoler le régime de Damas ». Le P. C. S. ne dispense pas de critiquer Bachar el Assad, dont il était un opposant résolu jusqu’à ce que les événements de ces derniers mois l’amènent à une politique d’unité nationale, et il se félicite des résultats obtenus par les manifestations pacifiques réclamant la démocratisation du régime. Mais il réfuse à juste titre l’ingérence étrangère, tandis que le P. C. F. réclame son amplification ! Tous les vrais progressistes de France doivent se mobiliser et se préparer à des manifestations publiques pour éviter la réédition de l’opération contre la Libye.

Enfin, le Colonel Corvez, de Résistance et Renouveau Gaulliste, organisation membre de l’Arc Républicain de Progrès comme le Pôle et Valmy, revenu lui aussi de Syrie, fit état de la présence de forces spéciales françaises et turques au Qatar pour entraîner l’« Armée Libre de Syrie », de provocations armées lors de manifestations, et de l’action de tireurs isolés pour faire dégénérer la situation. Il rappela que Damas avait consenti de nombreuses réformes - censurées par nos médias - dont la suppression de l’article 8 de la Constitution, qui assurait la prééminence du parti Baath, et la libération de la presse. Il montra aussi le risque grave d’une escalade et d’une internationalisation du conflit, car la Chine et la Russie étaient cette fois décidées à faire obstacle aux U. S. A.

Le débat avec la salle, riche et animé, montra une réelle volonté des participants d’agir pour éviter la guerre. Des Syriens vivant en France informèrent l’assemblée de la tenue de manifestations régulières à Paris dans ce sens – et des nombreuses menaces et agressions dont elles étaient l’objet. Il se trouva bien quelqu’un pour oser proposer de contacter le Front National afin de rassembler largement en faveur du régime syrien, mais il se fit séchement contrer, notamment par des militants du P. R. C. F., et son discours ne rencontra aucun écho. Après quatre heures d’échanges, la tenue d’une nouvelle réunion davantage tournée vers l’action pratique fut décidé pour la mi-février.

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14 janvier 2012

CE QUI SERAIT SOCIAL .......   

CE SERAIT DE SUPPRIMER LA T.V.A. !


Dénonçons  Sarko-L’Illégitime, qui utilise les derniers mois de son mandat pour multiplier les cadeaux aux patrons et accabler les travailleurs !


Récupérant le mot d’ordre (initialement lancé par le seul PRCF, affiches et autocollants parus en 2007 en font foi) de produire en France, Sarkozy veut faire croire que l’institution d’une prétendue « TVA sociale » permettrait de réindustrialiser notre pays déchiqueté par les délocalisations.


De même, avec le soutien hypocrite d’A. Merkel, Sarkozy amuse le tapis avec son projet électoraliste de « taxe Tobin ».


Il est facile de montrer que ces deux projets de dernière minute sont, au mieux mensongers, au pis dangereux et injustes.


1°) Concernant d’abord le projet de « taxe Tobin » (taxation des transactions boursières). 
Mettons de côté  le fait que ce projet, cher aux sociaux-démocrates du PS et aux alter-mondialistes de tous poils, mise sur la spéculation financière pour renflouer la caisse de l’Etat. Comme si le rôle d’un futur Etat au service des travailleurs n’était pas d’interdire la spéculation financière, de fermer la Bourse, de nationaliser les banques et les grosses boîtes du CAC 40 pour que les richesses produites reviennent à la nation au lieu d’arroser les spéculateurs.
Mais même ainsi, le projet Sarko n’est au mieux que poudre aux yeux. Sarko sait qu’il est à quelques mois de la présidentielle, que les navettes entre le sénat et l’assemblée nationale, suivies des décrets d’application, prendront plusieurs mois. Qu’après l’élection, qu’il soit réélu ou pas, la toute-puissante RFA capitaliste de Merkel dira nein ! et qu’il faudra remballer la taxe Tobin « française », ou voir les capitaux partir à Londres. C’est ainsi que cela se passera si l’on ne sort pas du cadre néolibéral européen reposant sur « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence libre et non faussée » (article 6 du Traité de Maastricht repris dans tous les traités ultérieurs sous diverses variantes).

Il s’agit donc d’un pur attrape-nigaud électoraliste ; 

 

2°) Concernant la « T.V.A. sociale » (sic !) le projet est purement scandaleux. En fait de TVA sociale, il s’agirait d’augmenter la T.V.A. tout court, soit disant pour alléger les « charges » des patrons, transférer le financement de la Sécu sur l’impôt indirect qu’est la T.V.A. (donc sur Monsieur-Tout-le-Monde) et pour « favoriser les produits fabriqués en France » (sic !). 
Triple mensonge : 


- d’abord la certitude c’est que POUR LES PATRONS, les coûts diminueraient puisque les cotisations sociales, - ce que le patronat appelle « les charges » et qui n’est en réalité que le salaire indirect et mutualisé des salariés (ce qu’on ne verse pas directement à chacun de nous mais qui va aux caisses retraite, maladie, enfance, etc.) -, alors que les prix à l’achat des produits va augmenter pour les consommateurs, dont 90% sont des salariés. On a vu avec la baisse de la TVA dans la restauration qu’une majorité de patrons ne répercutait pas sur les prix leur baisse de charge. EN REALITE la TVA « SOCIALE » de Sarkozy va encore abonder les PROFITS du patronat (le premier budget public sur lequel il faudrait économiser n’est pas l’Education nationale mais les 30 MILLIARDS ANNUELS de DEGREVEMENTS DIVERS ET VARIES consentis aux entreprises par Balladur, Rocard, Fabius, Sarkozy, Strauss-Kahn et Cie depuis vingt ans) et PLOMBER LE PORTE-MONNAIE de la ménagère, qui n’en peut déjà plus !
Ensuite, il est faux que cette TVA augmentée ralentira les délocalisations et la honteuse désindustrialisation de la France qu’ont favorisée les gouvernants successifs, au moins depuis Maastricht, pour profiter du différentiel de salaire (de 1 à 10 avec la Chine, de 1 à 100 avec l’Afrique, etc.).
En réalité, en renchérissant les prix, l’augmentation générale de la TVA que propose Sarkozy pour sauver son maudit euro et pour rembourser SA dette aux banquiers, - ceux-là même qui nous mènent à la ruine -, va encore plus détruire le pouvoir d’achat populaire et, en tarissant le commerce, aggraver la récession, les fermetures d’usine, l’aggravation de la facture extérieure de la France. Un cercle vicieux qui peut conduire le pays à la « tiers-mondisation ». 


Pour réindustrialiser le pays, il faut des mesures autrement fortes et anticapitalistes, que le PRCF préconise clairement :


*il faut sortir la France de l’étau de l’Union européenne et de son maudit euro ;

 
*il faut nationaliser les banques et les grandes entreprises et annuler la prétendue « dette » de l’Etat envers les voyous des « marchés financiers » ; et cela, sans aucune indemnité pour les capitalistes;


*il faut sortir du libre-échange mondial et européen imposé par le traité de Maastricht et protéger nos productions stratégiques avant que la dernière usine n’ait délocalisé ;


*il faut reconstituer un grand secteur industriel d’Etat géré démocratiquement avec un plan de ré-industrialisation du pays développant les territoires de manière équilibrée ; 


En attendant, clamons partout que Sarkozy, ce commis du MEDEF qui feint d’être « le président de tous les Français », est illégitime pour prendre des décisions qui n’ont pas l’accord des Français. 
Et clamons aussi qu’il est honteux que le PS et Hollande ne SE BATTENT PAS contre le pouvoir de plus en plus indécent de Sarko-MEDEF, car tout ce petit monde qui ignore ce qu’est un petit matin d’usine, un accident de chantier, un médecin ou une cantine scolaire qu’on ne peut pas payer, une traite non remboursable ou une fin de mois sur les genoux, est à plat ventre devant l’Europe capitaliste que les travailleurs de France vomissent de plus en plus, comme tous les peuples d’Europe.


Et prenons connaissance du « programme-candidat » que le PRCF présentera aux prochaines élections, non pas dans le but de gagner des places mais de faire germer la LUTTE DES CLASSES dans notre pays !

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